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Une entreprise australienne cherche à refourger ses 15 000 tonnes de déchets radioactifs cancérigènes à la France

Publié par wikistrike.com sur 28 Mai 2014, 08:47am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Une entreprise australienne cherche à refourger ses 15 000 tonnes de déchets radioactifs cancérigènes à la France

On a déjà assez de déchets comme cela, et pas que radioactifs, non ?

Une entreprise australienne cherche à refourger ses 15 000 tonnes de déchets radioactifs cancérigènes à la France


Le groupe chimique australien Orica a annoncé, mardi 27 mai,avoir déposé une demande d'envoi vers la France d'un chargement de déchets hautement toxiques, qu'il tente d'envoyer à l'étranger depuis des années, faute de pouvoir, selon lui, le détruire enAustralie.

Le groupe possède 15 000 tonnes d'hexachlorobenzène (HCB), un produit soupçonné d'être cancérogène pour l'homme et dont l'utilisation est interdite dans la Communauté européenne depuis 1981. Il est parfois incinéré pour êtredétruit.

L'hexachlorobenzène découle de plusieurs procédés industriels de chloration, souvent associés aux usines de production de chlore et de soude caustique. Il peut persister longtemps dans l'environnement.

 

 UN TEST AVEC 132 TONNES

L'Australie ne dispose pas d'infrastructures permettant la destruction de ces déchets, et des demandes déposées en Allemagne (2007) et au Danemark(2010) ont été refusées par les gouvernements de ces deux pays, après les protestations de groupes de défense de l'environnement, dont Greenpeace.

Le groupe a indiqué avoir déposé une demande auprès du groupe français Tredi SA, qui dispose des infrastructures nécessaires à la destruction de ces déchets. Quelque 132 tonnes de HCB seraient envoyées dans un premier temps. Si l'opération réussit, le reste de la cargaison suivrait.

L'Australie est signataire des conventions de Bâle (1989) et de Stockholm (2001). La première réglemente les transports de déchets dangereux et la seconde vise à éliminer les polluants organiques persistants. Orica indique que sa demande auprès de la France respecte ces deux conventions.

L'ONG Greenpeace s'est opposée au transport de ces matériaux, en raison des risques d'accident en mer, et à leur incinération, en raison des risques de pollution de l'air. La quantité de déchets est telle qu'Orica peut construire les infrastructures nécessaires pour la destruction de ces matérieux autrement que par l'incinération, estime Adam Walters, chargé de la recherche au sein de Greenpeace pour la région Asie-Pacifique« Mais ils veulent juste envoyertout ça à l'étranger. »

 

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