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L’arnaque à venir : le traumatisme de la Shoah se perpétuerait de génération en génération

Publié par wikistrike.com sur 4 Juillet 2014, 09:00am

Catégories : #Social - Société, #Science - technologie - web - recherche, #Religion - pensées

L’arnaque à venir : le traumatisme de la Shoah se perpétuerait de génération en génération

Et 10 000 ans plus tard...

L’arnaque à venir : le traumatisme de la Shoah se perpétuerait de génération en génération

 

Toujours cette sempiternelle échelle des valeurs ! Bizarrement, dans son étude,  le Dr Rachel Yehuda ne parle que de la Shoah, du  et rajoute quand même les Khmer Rouges. Où sont les Bagdadi, les Libyens après 2011? Après tout, le  n’équivaudrait qu’à un  de deux immeubles en une seule matinée. A Bagdad, c’est cent fois cette matinée-là qu’ont vécu des milliers defemmes enceintes, et elles étaient sous les bombes, pas à proximité. Que dire aussi des millions d’allemands et des millions de  qui ont vécu sous les bombes ou dans des villes assiégées comme les habitants de Leningrad (de 41 à 44), pilonnés et affamés pendant toute cette période? Il faut espérer que le taux de cortisol finit quand même par remonter, sinon c’est le monde entier qui est déjà traumatisé, auquel cas l’étude n’a plus aucune signification.

Un article du Monde paru le 23 juin et repris un peu partout sur la toile [1] nous explique sans trembler que le traumatisme de la Shoah se perpétuerait chez les descendants de rescapés. Et ceci non pas seulement via les « récits des parents », c’est-à-dire par le vécu, mais bien par l’inné, via une « empreinte biologique ».

L’affirmation se base sur une étude du Dr Rachel Yehuda (photo ci-dessus), professeur en neurosciences à l’école de médecine du Mont Sinaï, parue dans l’American Journal of Psychatry. Voici l’idée générale : suite au traumatisme, les rescapés verraient leur niveau d’hormone du stress (cortisol) amoindri. Cette carence se transmettrait à leur progéniture, qui présenterait à son tour les mêmes prédispositions à la dépression et au syndrome de stress post-traumatique (SSPT) que les aïeux.

L’article, pour donner une ampleur moins spécifique aux rescapés de la Shoah (et pour donner le change ?), précise que ces recherches ont « prouvé » le même phénomène chez des femmes enceintes ayant vécu de près le 11 SeptembreLe Monde évoque aussi les populations palestiniennes et les Cambodgiens rescapés du génocide des Khmers rouges…

Cette étude n’est cependant en rien unique ; elle s’inscrit dans un domaine large de, la transmission intergénérationnelle des . Ces études s’appuient sur l’ « épigénétique », sans manquer de provoquer des débats au sein de la communauté scientifique.

Nous nous contenterons pour notre part d’interroger le désintéressement de certaines d’entre elles. L’une des scientifiques notables du milieu, Yael Danieli, avait elle aussi mené des études relatives à la transmission du traumatisme de la Shoah aux descendants, en s’aidant d’une bourse de 50 000 dollars débloquée grâce au soutien de la Conference on Jewish Material Claims Against Germany et de l’ADL (Anti-Defamation League) [2].

Reste à savoir si nos organisations communautaires nationales auront l’audace de se servir des travaux de Rachel Yehuda pour réclamer des compensations de toutes sortes. Après tout, pourquoi pas : quand on a usé jusqu’à l’absurde la ficelle d’une prétendue transmissibilité de la culpabilité, on n’est plus à ça près.

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