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BHL, le philosophe de la guerre, fait le clown a la télé ukrainienne

Publié par wikistrike.com sur 12 Août 2014, 17:27pm

Catégories : #Politique intérieure, #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

BHL, le philosophe de la guerre, fait le clown a la télé ukrainienne

BHL : L'agent de l'empire finit le travail en Ukraine

BHL, le philosophe de la guerre, fait le clown a la télé ukrainienne

 

 

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TRANSCRIPTION : 

0:15 La révolution est finie mais pas la guerre. L’Ukraine est victime d’une agression, une agression brutale de la part de Monsieur Poutine. Pas le peuple russe, Poutine ! 

0:33 Et je suis venu soutenir le peuple Ukrainien Je suis venu saluer la ville d’Odessa, et je serai demain soir à l’opéra d’Odessa pour jouer une pièce que j’ai écrite pour l’Ukraine

0:56 C’est une pièce de théâtre pour l’Ukraine et sur l’Ukraine, sur l’Ukraine européenne, sur la grande tradition européenne de l’Ukraine, demain soir, à l’opéra d’Odessa, je vais dire qu’Odessa est une grande ville européenne. Demain soir, à l’opéra d’Odessa, je vais dire qu’Odessa est une capitale de Europe et je vais venir saluer, très humblement (sic) l’esprit de résistance européen d’Odessa. C’est pour ça que je suis venu

1:58 Vous savez, les peuples, le peuple Europe est avec vous. Les dirigeants sont frileux, les dirigeants ont peur de Poutine, nos dirigeants. Mais nos (sics) peuples sont avec vous. Ils admirent la résistance du peuple ukrainien, ils admirent ce qui c’est passé sur le Maïdan, à Kiev et à Odessa, donc il faut bien que vous compreniez cela. Je suis ici le représentant de ces opinions publiques européennes, ces opinions publiques elles savent que le coeur de Europe bat à Odessa, et demain soir à l’Opéra, c’est ça que je vais dire. Le coeur battant de l’Europe, il est à Odessa. Et c’est pas moi qui le pense, c’est la majorité du peuple français, c’est la majorité des peuples européens, et je suis ici, leur modeste porte parole, leur modeste représentant.

 

Question inaudible

3:30 En tout cas c’est une belle révolution et c’est une belle révolution européenne. Le personnage de ma pièce, demain soir, dit la chose suivante : Il dit, au fond, en Ukraine c’est la première fois que des jeunes hommes et des jeunes femmes meurent en serrant dans leurs bras le drapeau de l’Europe. Aucun français, aucun allemand n’est mort en serrant dans ses bras le drapeau de l’Europe. Sur le Maïdan à Kiev, oui, la centurie céleste des morts du Maïdan ce sont des hommes et des femmes qui sont morts pour l’Europe. C’est ça que je dis demain soir à l’opéra d’Odessa. Et pour une européen comme moi c’est tellement émouvant, la jeunesse de Kiev et la jeunesse d’Odessa nous a donné une grande leçon d’Europe, voila pour moi le sens de cette révolution.

Question “les paroles ne peuvent pas retourner les vies humaines” (?)

5:21 Écoutez ! J’espère que Europe ne se contentera pas de paroles, j’espère qu’il y aura de plus en plus d’actes de solidarité. Un exemple ! Mon pays, la France, comme vous le savez a promis eux navires à la Russie, deux Mistral, ça n’est pas possible, la France ne peut pas livrer à Poutine, aujourd’hui des navires de guerre. Le président Hollande qui a reçu le président Porochenko, ne peut pas livrer des bateaux de guerre à Poutine. Alors ça je le dis ici, je le dis dans la pièce de demain à l’opéra d’Odessa, mais je le dis aussi à Paris, et je le dis aussi au président français Hollande et j’espère que je gagnerai. J’espère que ces bateaux ne seront pas livrés. J’espère que ces contrats seront rompus.

7:00 Parce que le commerce c’est bien, mais la morale c’est tellement mieux et tellement plus important et la morale aujourd’hui elle est du coté de l’Ukraine. Et la violence, la barbarie, le fascisme sont du coté de Poutine. La France doit choisir son camp et je pense qu’elle en train de le choisir. C’est une information exclusive que je vous donne là ! (sourire pincé du présentateur)

(question inaudible)

7:47 Non, non, non ! J’ai dit le contraire, sur le Maïdan à Kiev j’ai dit “Attention ! Poutine est capable de tout, Poutine est un impérialiste, Poutine est un néo-fasciste, Poutine est inspiré par un idéologue qui s’appelle Douguine Et le plan de Douguine c’est l’Eurasie, donc l’Ukraine”. J’ai dit ça sur le Maïdan. J’ai dit aux jeunes du Maïdan : Attention ! Vous avez face à vous un adversaire redoutable, capable de tout.

8:45 Je vais aller voir tout à l’heure des blessés, des réfugiés du Dombass ; pour moi ce sont des héros d’ailleurs, ils affrontent une des plus puissantes armée du monde. L’Europe a peur de Poutine, les militaires dans le Dombass n’ont pas peur de Poutine. Les civils dans Dombass n’ont pas peur de Poutine, ils sont les sentinelles de Europe, je vais donc aller les saluer et je vais leur dire comme sur le Maïdan à Kiev : “Vous êtes braves , mais Poutine est barbare, il est capable de tout !”

Question “démonisation de Poutine”

9:55 Il y a une tradition en Europe qui s’appelle “l’esprit de Munich”, c’était en 1938, face à Hitler, ont a donné à Hitler ce qu’il voulait : les Sudètes, la Tchécoslovaquie, l’Autriche et on a dit “Ouf, on a la paix !”. Ça, ça s’appelle “l’esprit de Munich”. C’est une vieille tradition européenne, une tradition horrible, une tradition honteuse, une tradition contre laquelle je me suis battu toute ma vie et contre laquelle je me bat encore, et bien c’est cette tradition qu’on voit revenir à propos de Poutine. L’Europe a peur de Poutine comme elle avait peur d’Hitler, mais ce qu’elle ne comprend pas, c’est que les gens comme Hitler ou comme Poutine il faut les arrêter tout de suite. Plus on attend plus ce sera difficile. C’est pas la même chose Hitler et Poutine, naturellement, naturellement, mais l’attitude de Europe c’est la même, c’est “l’esprit de Munich” et c’est ce contre quoi la pièce que vous allez voir demain soir, c’est ce contre quoi elle se bat.

11:43 J’ai écris une pièce contre “l’esprit de Munich”, contre le défaitisme des Européens. Les Européens ont peur de leur ombre, c’est ça que dit “Hôtel Europe”. “Hôtel Europe” qui aurait pu s’appeler “Hôtel Ukraine”. C’est un hôtel qui a brûlé à Sarajevo, il y a 20 ans, bombardé par les Serbes. “Hôtel Ukraine” c’est le nom d’un hôtel sur le Maïdan à Kiev, qui a brûlé aussi, à cause des tirs des Berkut. “Hôtel Europe”, “Hôtel Ukraine”, la Serbie, la Russie, la résistance des gens de Sarajevo, la résistance du Maïdan, tout ça se mélange dans ma pièce, parce que c’est la même histoire qui se répète.

Trop fort, l’”Hôtel Ukraine” était tenu par les Maidan, et c’est de là que sont partis certains tirs de snipers sur les manifestants…

13:08 La barbarie des hommes d’un coté et l’esprit de résistance et l’héroïsme et la grandeur des hommes de l’autre coté. Et moi j’admire l’esprit de résistance, j’admire cet esprit de grandeur qui s’empare de gens simples, à Kiev et à Odessa comme à Sarajevo où comme en France à l’époque de la résistance contre le nazisme, des gens simples saisis par la grandeur qu’ils ont en eux, c’est la sujet de la pièce que vous allez voir demain soir, et c’est la chose au monde qui me semble la plus belle et c’est ce que je suis venu dire à Odessa.

Question : “ne va t’on pas découvrir dans un an que nous sommes les Sudètes que Hitler a pris en premier ?”

14:28 Je ne crois pas que vous serez les Sudètes, parce que vous avez une armée qui se bat, et parce que vous avez des civils qui résistent. Vous savez, pendant la campagne électorale, j’étais avec le futur président Porochenko dans certaines villes de l’Est, j’ai accompagné le candidat Porochenko dans des villes que l’on appelle en France, en europe des villes russophones ou même séparatistes, je n’ai pas vu ça moi, j’ai vu des patriotes Ukrainiens, j’ai vu des antis-impérialistes, c’est à dire des antis-Poutine. J’ai vu des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui venaient écouter Monsieur Porochenko et qui venaient dire leur amour de l’Ukraine, une et indivisible. Donc vous ne perdrez pas. J’en prends le pari aujourd’hui. Cette Ukraine que l’on disait faible il y a six mois, elle est forte aujourd’hui, elle est fière et elle gagnera. Ce sera mon message aussi demain soir à l’opéra.

“Merci de votre visite”

P.S. je rappelle qu’Orwell était parti combattre en 1936. BHL peut bien choisir le camp qu’il veut, mais ce dont ce camp a besoin, c’est d’un philosophe qui prenne les armes et vienne l’aider, pas d’un bobo venant jouer une pièce de théâtre…

Source: Les crises

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