Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Fortes tensions internationales autour du convoi humanitaire russe en route pour l'Ukraine de l'est

Publié par wikistrike.com sur 12 Août 2014, 14:23pm

Catégories : #Politique internationale

Fortes tensions internationales autour du convoi humanitaire russe en route pour l'Ukraine de l'est

Convoi humanitaire ou convoi militaire déguisé ?

Fortes tensions internationales autour du convoi humanitaire russe en route pour l'Ukraine de l'est

 

Un convoi humanitaire russe de 280 camions faisait route mardi vers l'Ukraine pour apporter une aide aux populations victimes des combats dans l'est du pays, mais Kiev a prévenu qu'il refuserait l'entrée de ce convoi sur son sol, et les Occidentaux continuaient à mettre en garde Moscou contre toute intervention unilatérale chez son voisin.

Formant une colonne s'étalant sur plus de trois kilomètres, les camions blancs sont partis très tôt mardi depuis la base militaire d'Alabino, dans la grande banlieue sud-ouest de Moscou, précise l'agence Ria Novosti dans la légende d'une de ses photos.

Les véhicules, bénis à leur départ par un pope orthodoxe, sont attendus mercredi à la frontière avec l'Ukraine, indique l'agence Ria Novosti citant une source proche de l'opération.

Le président russe Vladimir Poutine avait justifié lundi l'envoi de cette aide par les conséquences catastrophiques selon lui de l'offensive d'envergure menée par l'armée ukrainienne contre Donetsk et Lougansk, les deux derniers bastions des insurgés séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine.

Mais l'Ukraine, qui accuse la Russie d'armer les rebelles prorusses -- ce que dément Moscou -- a prévenu qu'un tel convoi ne pourrait pénétrer sur son territoire. Cette cargaison pourrait traverser un poste-frontière ukrainien et être rechargée dans des véhicules du Comité international de la Croix-Rouge. Nous n'accepterons pas que (l'aide humanitaire) soit accompagnée par le ministère russe des Situations d'urgence ou par des militaires russes, a déclaré à Kiev le chef adjoint de la présidence ukrainienne, Valéri Tchaly.

- Mise en garde française -

Le président français François Hollande a pour sa part été mardi le dernier chef d'Etat occidental en date à mettre en garde Moscou, en insistant sur les très vives inquiétudes que suscitait la perspective d'une mission unilatérale russe sur le territoire ukrainien, dans une conversation téléphonique avec M. Poutine rapportée par l'Elysée.

Aucun véhicule militaire n'était visible au sein ou à proximité du long convoi de camions, dépourvus de plaque d'immatriculation, selon les images des télévisions russes. Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, avait assuré la veille à l'AFP que le convoi serait sans escorte militaire, alors que Kiev et l'Occident soupçonnent la Russie de vouloir, sous couvert d'une telle aide, voler au secours des rebelles prorusses mis en grande difficulté par l'offensive ukrainienne.

Si certains camions russes arboraient le drapeau de la Croix-Rouge, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait savoir qu'il avait encore besoin d'obtenir davantage d'informations avant de pouvoir aller de l'avant dans son éventuelle collaboration avec l'initiative humanitaire russe.

La Russie ne se cache d'ailleurs guère d'avoir pris les devants dans cette affaire. La question du lieu d'arrivée et de distribution de l'aide humanitaire aux habitants de l'Ukraine sera décidée conjointement avec les représentants de la Croix-Rouge et de la partie ukrainienne, selon le porte-parole du ministère russe pour les situations d'urgence (MTchS), Alexandre Drobychevski.

- L'opposition russe ironise -

Ce ministère avait été désigné la veille par le pouvoir russe comme responsable de l'opération humanitaire, ce qui suscitait mardi l'ironie de l'opposant numéro un du Kremlin Alexeï Navalny sur son compte Twitter: Le convoi humanitaire est parti d'Alabino. Et Alabino c'est quoi ? La base de la division motorisée Tamanskaïa. Voilà pour le MTchS !

Le convoi va apporter aux habitants de l'est de l'Ukraine environ 2.000 tonnes de matériel humanitaire, collecté par les habitants de Moscou et de ses environs, selon un responsable de l'administration de la région de Moscou cité par l'agence Ria Novosti.

A bord des camions ont été stockés 400 tonnes de céréales, 100 tonnes de sucre, 54 tonnes de médicaments et matériel médical, ainsi que 69 générateurs, selon les Russes.

Le gouvernement ukrainien avait prévenu lundi que la Russie pouvait tout au plus participer à une opération humanitaire internationale, destinée à la seule ville de Lougansk, menée par le CICR, et pour laquelle le président ukrainien Petro Porochenko a obtenu le soutien des Etats-Unis et de l'Union européenne.

L'armée ukrainienne s'apprête à encercler définitivement Lougansk, a pour sa part assuré mardi le service de presse de l'opération militaire ukrainienne menée dans l'est de l'Ukraine. Les militaires ont l'intention de couper aux combattants les routes vers la Russie et d'encercler définitivement Lougansk, selon un communiqué.

A Lougansk, capitale régionale qui comptait 500.000 habitants avant les hostilités, les autorités dénoncent une situation critique depuis dix jours, alors que la ville n'a plus d'électricité, d'eau courante et que l'essence et les réserves de nourriture s'épuisent rapidement.

A Donetsk, chef-lieu de l'Est, des explosions ont retenti dans la nuit de lundi à mardi, mais elles étaient moins intenses que les nuits précédentes, selon une journalistes de l'AFP.

Enfin, la Russie a ouvert une enquête sur la disparition en Ukraine d'un journaliste de l'agence de presse russe Ria Novosti, Andreï Stenin, qui n'a pas donné de signe de vie depuis une semaine.

bb-am-os-neo/all/ih/pre

Romandie

 

Humanitaire : Une fois de plus, Moscou déjoue les plans de Washington


 

Ils l’avaient pourtant bien mijoté, leur plan. Ils avaient été jusqu’à reconnaitre, par la voix de leur ambassadrice à l’ONU Samantha Power, la réalité de la humanitaire à l’est de l’, et ce, malgré le déni persistant de Porochenko. Cette reconnaissance entrainait évidemment, la nécessité d’agir au plus vite, et c’est sur cela sans doute que comptaient les .

Porochenko, avec son attitude de déni et de tergiversation devait tout faire pour entraver l’aide internationale, alors que la Russie, devant l’ampleur de la catastrophe, était fin prête. Et ne pouvait pas ne pas agir. Les Etats-Unis n’avaient donc plus qu’à asséner haut et fort, afin que cela soit entendu par tous, leur avertissement, presque sous forme d’ultimatum.

« Toute intervention unilatérale de la Russie en Ukraine, même sous prétexte d’octroyer une aide humanitaire, sera absolument inadmissible et suscitera une vive préoccupation. Elle sera considérée comme une invasion en Ukraine », avait déclaré Samantha Power.

Le secrétaire général de l’, Anders Fogh Rasmussen, se frottait déjà les mains et fourbissait ses armes médiatiques, toujours premières à entrer en action. Il lui fallait au plus vite présenter les choses comme si toute l’armée russe allait envahir l’Ukraine d’une minute à l’autre.

« Nous voyons les Russes mettre au point un discours et une excuse à une telle intervention sous le prétexte d’une opération humanitaire et nous voyons une préparation militaire qui pourrait être utilisée pour mener une telle action militaire illégale »déclare-t-il à l’agence Reuters.

Mais, il y a un mais…

Au lieu de s’en tenir là dans ses déclarations, l’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU a dû rajouter :

« Si la Russie souhaite envoyer une aide à la de ces régions, je suis absolument sûre que mes collègues au sein du Conseil seront à même de prendre des mesures urgentes pour se persuader qu’une organisation internationale telle que le CICR l’acheminera en Ukraine au lieu de la Russie ».

C’est exactement ce que fit . Dès lundi, il téléphone au chef de la commission européenne pour lui annoncer :

«  En commun avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la Russie envoie en Ukraine un convoi humanitaire », rapporte le service de presse du . Quand cet arrangement a-t-il eu lieu ? Mystère.

Cette situation rappelle la fameuse ligne rouge au sujet des armes chimiques en . L’art de prendre Washington au mot, suivi d’action immédiate. Mais nous pouvons nous attendre à plein d’entourloupes dans les jours à venir. Un chien enragé ne lâche pas si facilement. Le but était d’intensifier les tensions dans lesquelles la Russie serait directement impliquée. Que Moscou ait pu, encore une fois, démonter le plan de Washington, ne fera que compliquer encore plus la distribution de l’aide humanitaire. Mais soyons optimistes. Il semble, de plus en plus, que la communauté internationale (la vraie) est avec la Russie. Trop c’est trop ?

Avic – Réseau International

Commenter cet article

Archives

Articles récents