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Les trous noirs n'existent pas (Jean-Pierre Petit)

Publié par wikistrike.com sur 1 Août 2014, 07:37am

Catégories : #Astronomie - Espace, #Science - technologie - web - recherche

Les trous noirs n'existent pas (Jean-Pierre Petit)

J"P Petit, l'un des plus grands physiciens, souvent censuré, créé une nouvelle fois la polémique

Les trous noirs n'existent pas (Jean-Pierre Petit)

 

 

Personne n’avait osé jusqu’ici toucher au modèle vedette de la cosmologie, depuis 30 ans : le sacro‐saint trou noir, fond de commerce de toute une communauté, fer de lance de la « cosmologie quantique ». Après l’article publié par Stephen Hawking, intitulé « Les trous noirs n’existent pas » c’est un scientifique français, Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, qui enfonce le clou. De quoi décrire un univers radicalement nouveau. Hawking soulève les problèmes, J.P.Petit apporte des solutions ... décoifantes.

La Voix de la Russie : Jean‐Pierre Petit, Stephen Hawking, qu’il est aujourd’hui inutile de présenter, vient de défrayer la chronique, de mettre la communauté des black hole men en émoi en publiant un article intitulé « les trous noirs n’existent pas ». Vous venez de publier un articlereprenant le même titre. Expliquez‐nous.

JPP : J’ai essayé de positionner mon propre article sur la question sur le sitede mise en ligne de preprints arXiv, comme Hawking l’a fait pour le sien. Mais mon papier, très structuré et solide, a été immédiatement bloqué, de même que dix autres articles que j’ai essayé de positionner sur ce site, où je suis visiblement « blacklisté ».

LVdlR : Qui bloque dans ce site où en principe les modérateurs ne font que refuser des articles correspondant à une activité commerciale déguisée, à des manifestes politiques ou des attaques ad hominem insultantes ? J’imagine qu’il n’y a rien de tout cela dans vos 12 articles bloqués. Vous aviez déjà par ailleurs déjà mis en ligne plusieurs articles sur arXiv dans le passé.

JPP : Depuis 2008 le CNRS s’est débrouillé pour faire figure de porte d’accès à arXiv, par l’intermédiaire de sa base de données HAL, vers laquelle les soumissions sont automatiquement redirigées.

LVdlR : Mais ne pourriez‐vous pas mettre ce travail en ligne sur HAL ?

JPP : Pour cela il faut obligatoirement relever d’un laboratoire reconnu par le CNRS. J’ai donc été demander de l’aide à Cuby, directeur de mon ancienne unité, le Laboratoire d’astrophysique de Marseille. Refus immédiat. Motif : vous êtes retraité.

LVdlR : Décidément...

JPP : Et vous savez très bien pourquoi. Depuis 38 années, toutes mes recherches de cosmologie et d’astrophysique sont entièrement axées sur la faisabilité des voyages interstellaires. Je ne m’en suis jamais caché. Il y a quelques décennies, des scientifiques pouvaient encore dire « qui vous dit que la Terre n’est pas la seule planète habitée de tout l’univers ? ». Aujourd’hui, la vie extraterrestre intelligente est devenue une évidence pourtout le monde. Reste cette « barrière luminique », dernier rempart, protégeant notre géocentrisme imbécile.

LVdlR : Barrière à laquelle vous vous attaquez.

JPP : J’ai abouti à des résultats solides que j’ai évoqués dans une interview précédente. L’univers est un Janus, il a deux visages (mathématiquement, on dit qu’il est « bimétrique »). Sur l’un, les particules à énergie et masse positive, les étoiles, la Terre, vous, moi. Sur l’autre les particules à énergie et masse négative. Dans ce second « secteur », les lois de la Relativité Restreinte jouent aussi, mais la vitesse de la lumière est beaucoup plus élevée.

LVdlR : De ... quelle lumière ?

JPP : Celle de photons d’énergie négative, que nous ne pouvons pas voir.

LVdlR : Quel rapport avec les voyages interstellaires ?

JPP : Si on découvre un moyen technico‐scientifique d’inverser la masse d’un vaisseau et de ses occupants, alors celui‐ci pourrait cheminer à une vitesse beaucoup plus élevée. Cela rendrait les voyages interstellaires « non-impossibles ».

LVdlR : Avec comme corolaire le surgissement d’un dossier qui dérangepar excellence. Mais revenons au blocage à propos des trous noirs.

JPP : La situation est devenue telle depuis des décennies que si un chercheur veut toucher au modèle du trou noir et s’il ne s’appelle pas Stephen Hawking, son article est immédiatement refoulé par tous les organes de publication pour qui un tel article revient à proposer une nouvelle théorie sur la Terre creuse ou le mouvement perpétuel.

LVdlR : J’imagine que vous avez envoyé des articles vers les plus grandes revues internationales.

JPP : Depuis six mois, 15 refus d’articles, sans soumission à un expert.

LVdlR : Mais, l’argument invoqué ?

JPP : Le plus souvent il n’y en a aucun. Sinon « ça n’est pas le genre de la revue » ou « désolés, nous ne publions pas de travaux à caractère spéculatif ».

LVdlR : Mais vous allez continuer.

JPP : Cette bataille ne fait que commencer. Mais je vous signale que pour publier deux articles importants, l’un dans Nuevo Cimento en 1994 et l’autre dans Astrophysics and Space Science en 1995 j’avais du faire 58 envois...

LVdlR : Le grand public est totalement ignorant de cet aspect des choses.

JPP : A chaque fois c’est une attente interminable. Comme ces travaux ont un lien direct avec ceux de Sakharov, j’ai envoyé une version à la revuerusse Gravitation and Cosmology. International quarterly Journal. Par deux fois ces gens nous ont promis une réponse rapide, mais cette affaire dure maintenant depuis plus de quatre mois. Pourtant les mathématiques liées à ce travail sont en partie nées en Russie dans les années 70, avec cette figure des maths russe qu’est Alexandre Kirillov, dont le nom figure bien sûr dans les références de l’article. Kirillov a sûrement des élèves capables d’expertiser ce travail.

LVdlR : Il n’y a pas d’autres « portes d’entrée » que les revues ?

JPP : Il existe bien des lieux où un chercheur peut se soumettre aux tirs croisés de ses collègues, ce sont les séminaires. Mais mes demandes restent lettre morte, depuis des années, partout, alors que je ne demande qu’à enfiler les gants et à monter sur le ring, à descendre dans les fosses aux lions.

LVdlR : Un exemple ?

JPP : Depuis 2006 l’astrophysicien Alain Riazuelo a positionné sur le site de son unité de recherche, l’Institut d’Astrophysique de Paris, une critique de mes théories. Elle y est toujours et ce texte porte tort au scientifique que je suis. J’ai immédiatement demandé à celui‐ci de pouvoir répondre à ses objections en séminaire, en transmettant également cette demande au directeur de son laboratoire.

LVdlR : Et leur réponse ?

JPP : Pas de réponse, depuis huit ans. Mais Riazuelo ne prendra pas le risque d’une telle confrontation. Il sait pertinemment qu’à ce genre de jeu je n’ai jamais perdu un combat.

LVdlR : Un... combat ?

JPP : Ca n’est qu’une image. Il n’est pas nécessaire d’élever la voix. L’ambiance est plus celle d’une partie d’échecs.

LVdlR : Avec au bout un échec et mat ?

JPP : Tout à fait. En séminaire, « je n’ai jamais perdu une partie » et ce lâche le sait très bien. La proposition court toujours.

Dans la page Wikipedia francophone consacrée  l’historique des trous noirs, un mathématicien français, Michel Mizony, a tenté de donner écho à une publication, effectuée dans une revue sérieuse, à comité de lecture, où des doutes étaient émis concernant l’existence de tels objets. Alain Riazuelo, solidement implanté dans Wikipedia (où je suis « banni à vie » depuis 2005 pour avoir révélé l’identité d’un intervenant‐thésard, Yacine Dolivet, qui avait fini par m’agacer par les sottises qu’il déballait. Docteur es-supercordes il est aujourd’hui « mathématicien dans une banque » et continue d’intervenir, ne serait-ce quedans cette page sur l’historique des trous noirs, sous le pseudonyme de le Ya Ya) a immédiatement et par deux fois supprimé cette contribution, considérée comme « du vandalisme ».

LVdlR : Autrement dit, si un scientifique fait mine d’évoquer une polémique concernant le modèle du trou noir, il est immédiatement taxé de vandalisme.

JPP : Exactement. Ce qui est plus fou, et vous le lirez dans les discussions figurant dans cette page, c’est que le simple fait de mentionner un article, publié dans une revue à comité de lecture et exprimant un semblant de scepticisme, selon Alain Riazuelo, « ce serait instiller le doute auprès du grand public sur un fait à propos duquel il n'y en a aucun chez les spécialistes du sujet ».

LVdlR : C’est : « Touche pas à mon trou noir ! ». Mais, ces trous noirs, ils existent ou pas !?!

JPP : Il faut reprendre la genèse du concept. En 1915, Einstein réinvente le monde, en remplaçant les particules par de la géométrie, en introduisant l’espace temps.

LVdlR : En un mot ? ...

JPP : Avant Einstein, la matière, et la lumière, les photons, sont des objets qui cheminent dans un espace à trois dimensions en suivant des trajectoires qui, s’agissant des objets matériels, sont influencées par des forces, dont la force de gravitation. Einstein remplace cela par des géodésiques d’une hypersurface espace‐temps.

LVdlR : : La, je sens que nos lecteurs vont décrocher...

JPP : On va employer une image en se situant dans un espace à 2 dimensions. On imagine d’abord que des particules cheminent sur un plan, un « univers 2D euclidien, sans courbure » et que leurs trajectoires sont influencées par des forces. Dans la figure ci‐après j’ai représentée schématiquement, un astre 2D empli de matière de densité constante, entouré par le vide, représenté par un disque gris, ainsi que les trajectoires de particules attirées par ce confetti de matière.

 

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