Apparemment terrorisé par les tactiques alarmistes des médias de l'establishment britannique, sous forme d'avertissements hystériques à propos de hausses des prix alimentaires et de « désintégration sociétale », le peuple écossais farouchement indépendant a voté pour rester dans le Royaume-Uni. Ou du moins c'est ce que les médias de l'establishment britannique voudraient nous faire croire. 

Le résultat officiel correspond aux prédictions des sondages réalisés par les société d'études de marché à gros but lucratif de la City de Londres. Le Premier Ministre David Cameron a déclaré que « cela règle le débat sur l'indépendance pour une génération. » Affaire classée ? Je ne pense pas. On nous demande de croire qu'une majorité d'Écossais ont voté « Oui » à plus d'austérité, « Oui » à plus de guerres en leur nom, « Oui » au maintien des armes nucléaires, « Oui » au vol continu des ressources naturelles écossaises et « Oui » à moins de démocratie. 

Si tout cela semble incroyable, c'est parce que ça l'est :
« Ce qui compte ce n'est pas qui vote, mais qui compte les votes. » 

~ Attribué à Staline
Observateurs internationaux 

On dit que quelques 
222 observateurs internationaux se sont inscrits auprès de l'organisme organisateur du référendum, la Commission Électorale Britannique. Ils ont apparemment été obligés de payer de leur poche, ce qui a coûté plus de 4 000$ à ces observateurs Canadiens pour participer. Pour autant que je puisse le dire à ce stade, il n'y a qu'une partie des observations de ces observateurs accrédités qui ont été rapportées quelque part. 

S'exprimant au nom des quatre observateurs accrédités de l'Institut Publique de Suffrage de Moscou, Igor Borisov 
a rapporté que le référendum écossais était «bourré de défauts » et ne satisfaisait pas aux standards internationaux, en signalant en particulier que le décompte des votes avait eu lieu dans des pièces trop grandes. 

Le centre de dépouillement que son équipe a visité était un énorme hangar à avion - 100 mètres sur 300 mètres - à côté d'un aérodrome. Ils ont raconté qu'il était impossible de voir ce qui se passait parce que les observateurs étaient maintenus derrière un périmètre, loin des tables où les votes étaient décomptés. Plus alarmant, ils ne pouvaient pas dire d'où venaient les urnes avec les bulletins de vote :
« Personne ne s'est intéressé à qui amenait les bulletins de vote. Il n'y avait pas de timbre ou de signature quand les bulletins étaient remis. »
Le fonctionnaire russe Georgy Fyodorov a ajouté :
« Il y avait plus de "Oui" durant le dépouillement. L'Écosse s'est retrouvée sous une pression immense... Ceux du côté RU faisant campagne pour le "Non" ont eu recours à toutes les violations imaginables. »
Autres irrégularités 

La vidéo suivante suggère fortement - au minimum - une très mauvaise gestion des scrutins lors du dépouillement : 

 

Que faisait exactement cette compteuse en déplaçant les votes de la pile de Oui vers la pile des Non ? Certains ont prétendu qu'elle avait pu les trier au préalable puis les affecter à la bonne pile. Est-ce vraiment difficile pour une personne soi-disant intelligente (je suppose qu'ils choisissent des gens intelligents pour dépouiller) de regarder un morceau de papier, de déterminer si il y a un 'X' dans la case 'Oui' ou 'Non' et ensuite de le mettre dans la pile correspondante ? C'est soit la preuve d'une extrême incompétence soit la preuve d'une fraude électorale délibérée. 

Et que devons-nous faire des images de Sky News filmées au centre de dépouillement de Dundee dans lesquelles on voit clairement des votes Oui sur la table des Non ? Toutes les précautions devraient être prises pour éviter une contamination croisée, donc l'explication qu'ils étaient regroupés de cette façon avant d'être triés en Oui et Non est, encore une fois, la preuve d'une grosse incompétence ou d'une manipulation délibérée des votes. 

Pendant ce temps à Glasgow, la police a fait part d'au moins 10 cas de personnes
essayant de voter plusieurs fois dans des bureaux de votes à travers la ville : 

 

Il y a d'innombrables manières de truquer des élections et des référendums, comme les Américains éveillés et conscients le savent bienBourrer les urnes est relativement facile à faire, et étant donné les intentions et les antécédents de l'élite britannique et ce qu'elle pourrait perdre avec une indépendance écossaise, on a toutes les raisons de supposer qu'il y a bien eu une fraude électorale. En effet, pour ceux qui se sont dotés d'une compréhension objective de la vraie nature de la « démocratie » dans laquelle nous vivons dans l'hémisphère occidental, c'était couru d'avance. 

Les observateurs russes ont remarqué des urnes qui « auraient pu venir de n'importe où », suggérant que, par exemple, des piles de bulletins pourraient avoir été échangés avec de vrais votes durant le transport entre les bureaux de vote et les centres de dépouillement. 

Le système postal représente un autre point d'entrée possible. Quelques 
790 000 votes par correspondance ont été enregistrés, le plus gros volume de votes postaux jamais vu en Écosse. Serait-ce si difficile d'en « inverser » certains ou une grande partie ? L'équipe de SOTT.net sait par expérience directe que les services de renseignements occidentaux peuvent ouvrir et ouvrent systématiquement le courrier des gens. Pour une chose aussi importante que ce référendum, ils auraient pu avoir des équipes en place, soit à l'intérieur des dépôts postaux, positionnés tout au long du réseau de transport postal, soit dans des installations séparées. 

Trop de gens pour être impliqués dans un tel complot ? Ne sous-estimez pas la naïveté de certains et la perfidie des autres ; il y a plus qu'assez de gens là-dehors qui pratiquent volontiers de telles traîtrises, en croyant que c'est pleinement justifié « pour la Reine et le pays ». La simplicité d'un référendum dans lequel on demande aux gens de mettre un X à côté d'une simple réponse Oui ou Non fonctionne bien dans un monde où l'on peut supposer que les gens sont honnêtes et « jouent selon les règles ». Mais quand deux ou trois milles milliards de livres de pétrole sont en jeu, eh bien, les « règles » se plient. 

Guerre totale de l'information 

En parlant des médias de l'establishment britannique, sur 37 journaux en Écosse,seulement un, le Sunday Herald, s'est révélé être 
en faveur de l'indépendance. En fait, il s'agissait du seul organe de presse grand public - local, régional ou national, anglais ou écossais - qui a soutenu l'indépendance. 

Pensez-y. Seulement un organe de presse. 

Les chercheurs de l'université d'Edimbourg ont trouvé que 
plus un électeur disposait d'informations, plus il était susceptible de voter Oui. Ici même, on voit que le rôle des médias est de mentir aux gens, de les envoûter par la peur et la désinformation. 

 
Pendant ce temps sur internet, les analyses deschateurs sur Twitter etFacebook plaçaient le rapport Oui/Non aux alentours de 2 pour 1, à environ 65 % en faveur de l'indépendance contre 35 %. La déclaration de l'observateur russe à propos de la plus grande présence de favorables au Oui est évidente même pour les observateurs occasionnels de la préparation de ce référendum : outre leur prédominance prononcée sur les discussions en ligne, les rues d'Écosse étaient clairement envahies par une grande majorité en faveur de l'indépendance. 

D'où exactement cette « majorité silencieuse » d'Écossais votant Non a-t-elle émergée ? Du grand volte-face des électeurs qui, nous dit-on, a atteint 97 % par endroit ? Cela semble plausible, à part un important détail historique : quand les gens agissent ainsi, c'est parce qu'ils savourent la chance de s'engager pour une cause populaire et de changer le statu quo en leur faveur, pas pour laisser les choses telles qu'elles sont. 

Le problème, comme toujours, c'est que les gens oublient. Même s'il nous reste encore à entendre les autres observateurs internationaux, le résultat du référendum écossais - en dépit du parti-pris accablant des médias et de l'alarmisme de Westminster - a été accepté par de nombreux partisans du Oui. Les gens oublient qu'à cette même époque l'année dernière, ils avaient appris par le biais d
es fuites de Snowden ce que traficote le GCHQ [Government Communications Headquarters c'est-à-dire le Quartier Général des Communications du Gouvernement - NdT] - la NSA britannique. Les services de renseignements britanniques s'adonnent en permanence à l'espionnage national et international, la subversion, la désinformation et le chantage, et leur activité a radicalement augmenté après le 11/09. 

L'indépendance écossaise est une « menace pour la sécurité nationale » 

Dans ce contexte, selon la perspective du gouvernement britannique, la séparation de l'Écosse du RU n'est pas juste une question de droit démocratique à l'auto-détermination des Écossais : c'est une menace du plus haut niveau pour la sécurité nationaleC'EST la chose même qu'ils ont créée pour la contrer ; c'est le pain quotidien des services de renseignements britanniques. 

Pensez jusqu'où ils étaient prêts à aller pour conserver l'Irlande du Nord dans le RU : au-delà de la guerre totale de l'information, ils ont réalisé 
des attentats à la bombe sous faux drapeau, des assassinats, ont interné, torturé, imposé des couvres-feu... jusqu'à et y compris une politique de fusillades frénétiques de manière aléatoire sur des Nationalistes Catholiques et des Protestants Loyalistes.Chassez le naturel et il revient au galop. 

Le député indépendant écossais Margot MacDonald a
 averti l'année dernièreque le référendum écossais subirait les « sales tours » du MI5, disant que le mouvement du Oui et le Parti National Écossais était rempli d'agents britanniques. En effet, beaucoup d'Écossais savaient avant le référendum que les renseignements britanniques œuvraient activement contre la campagne du Oui, cachaient la véritable étendue des réserves de pétrole de la Mer du Nord, et ils croyaient que les services de renseignements truqueraient probablement les résultats du référendum. 

La victoire volée écrasante du référendum 

 

Et maintenant ces même Écossais ne croient pas le résultat officiel du référendum. Les campagnes pour recueillir des signatures et des demandes de soutien pour une enquête sont déjà bien engagées. Bien que ce soit un bon début, j'ai peur qu'il faille plus que des enquêtes publiques, des re-dépouillements, ou de nouveaux votes pour atteindre l'indépendance. Ce référendum n'a pas pris l'élite Britannique par surprise (bien que le cabinet du 10 Downing Street ait certainement été pris de cours par la force du soutien en faveur de l'indépendance à la fin de la campagne).Le référendum était en préparation depuis des années, et sa date de septembre 2014 a été officiellement fixée en janvier 2012 ; les services de renseignements ont donc eu plus de deux ans pour s'y préparer. 

S'ils co-créent et financent le terrorisme tchétchène et les Nazis Ukrainiens pour faire chanter la Russie, s'ils co-créent et financent Al-Qaïda et l'EI pour instaurer une Guerre mondiale contre le terrorisme, justifier des mesures policières dans leur pays, et envahir, occuper et bombarder des pays souverains à l'étranger... pensez-vous qu'ils allaient rester « neutre » et « impartial » dans un référendum qui mettrait fin à l'Union, réveillerait le sentiment nationaliste au Pays de Galle et précipiterait une Irlande Unifiée ? 

N'oublions pas, c'est de la « Perfide Albion » dont on parle - par là j'entends les sempiternelles élites britanniques, principalement confortablement installées à Londres, bien que certainement depuis longtemps également intégrées au tissu écossais. Elles n'« abandonneront » pas l'Écosse facilement. La démocratie britannique a toujours été une honte - déjà au RU puis acheminée à travers le monde quand c'était un empire, et encore aujourd'hui elle est utilisée comme outil pour appliquer la règle des minuscules élites oligarchiques. 

Ils ont volé cette victoire écrasante du référendum aux Écossais, eux qui ont toujours été farouchement indépendants. En attendant que davantage de preuves de fraude n'émergent, j'encourage les Écossais à jauger par eux-mêmes combien de leurs concitoyens ont voté Oui ou Non, peut-être en formant des comités locaux pour procéder à des sondages informels, puis observez tandis que vous apprenez que le véritable résultat était supérieur à 70 % en faveur de l'indépendance. 

Alba gu bràth