Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les vertébrés auraient perdu la moitié de le leurs effectifs en 40 ans

Publié par wikistrike.com sur 15 Octobre 2014, 13:00pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Les vertébrés auraient perdu la moitié de le leurs effectifs en 40 ans

Avec ses 3 mètres et ses 180 kg pour les individus les plus massifs, l'arapaima, ou pirarucu, est le plus grand poisson connu de l'Amazone. Son poumon, en plus de ses branchies, lui permet de vivre dans des eaux pauvres en oxygène. Comme nombre de vertébrés d'eau douce, ce poisson est menacé, en l'occurrence par la surpêche car, quand il vient en surface pour respirer, il se fait facilement harponner. Mais là où des mesures de protection sont prises, l'arapaima se porte bien. © T. Voekler, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Selon le WWF, les vertébrés auraient perdu la moitié de leurs effectifs

 

 

Dans son rapport Planète vivante, le WWF présente quelques chiffres assez inquiétants. Chez les vertébrés, les effectifs des populations auraient diminué de moitié en 40 ans. Ces disparitions ne sont pas sans lien avec les grandissants besoins de l’humanité qui, eux, nécessiteraient une Terre et demie.

 

Le WWF entretient un suivi des données mondiales concernant les effectifs de différentes populations de vertébrés (poissonsamphibiensreptiles, oiseaux et mammifères). En tout, 10.380 populations, représentant 3.041 espèces, sont ainsi étudiées depuis 1970, conduisant à un « indice planète vivante », ou ISP. Dans son dernier rapport, justement baptisé Planète vivante, qui vient d’être publié, le WWF estime à 52 % la diminution de cet indice entre 1970 et 2010, passé de 1 à moins de 0,5.

Considérant que la sélection des populations est représentative de l’ensemble des vertébrés, cela signifie que, en moyenne, les effectifs de ces animaux ont diminué de moitié en quatre décennies. Ce chiffre n’est qu’une moyenne et le WWF donne des précisions pour différents groupes :

  • 39 % de moins pour les vertébrés terrestres,
  • 76 % de moins pour les espèces d’eau douce,
  • 39 % de moins pour les espèces marines.

Les taux de réduction des populations animales varient également selon les régions du monde. Les zones tropicales sont les plus touchées (-56 %) et la palme revient à l’Amérique latine, avec -83 %. En revanche, à l'intérieur des zones terrestres protégées, l’IPV n’aurait diminué que de 18 %. Dans les régions tempérées des pays riches, la biodiversité serait donc mieux préservée. Mais c’est un trompe-l’œil, comme le souligne le rapport : « en important des ressources, les pays à haut revenu sont vraisemblablement en train d’externaliser la perte de biodiversité ».

 

 

L'indice Planète vivante entre 1970 et 2010, qui visualise l'évolution des effectifs des populations de vertébrés dans le monde. Il a diminué de 52 % entre 1970 et 2010. © WWF

L'indice Planète vivante entre 1970 et 2010, qui visualise l'évolution des effectifs des populations de vertébrés dans le monde. Il a diminué de 52 % entre 1970 et 2010. © WWF

L'humanité vit au-dessus de ses moyens

Le rapport souligne aussi l’écart entre les besoins de l’humanité (eau, nourriture, boiscombustible) et ce que la planète est actuellement capable de fournir, données que le WWF appelle, respectivement, l’« empreinte écologique » et la « biocapacité ». Ce calcul, qui n’est pas nouveau, aboutit à un résultat exprimé en nombre de planètes nécessaires pour couvrir nos besoins, à savoir une et demie. En d’autres termes, nous prélevons davantage que ce que peut nous donner laTerre. Notre génération est donc en train de puiser dans la réserve.

Le dernier chapitre du rapport se veut optimiste. Il serait possible de revenir à une empreinte écologique égale à 1 Terre, donc d'établir une économie durable. Il faudrait pour cela à peu près tout changer, nous dit le WWF, en instaurant une gouvernance des ressources, en réorientant les flux financiers, en produisant mieux et en consommant moins.

En comparant l’empreinte écologique des différentes nations et l’indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI, indiquant les ressources en matière de santé ou d’éducation, ainsi que leur distribution dans la population, calculé depuis 2010), le rapport constate qu’aucun pays ne parvient à concilier les deux. Autrement dit, les États riches consomment trop ou inadéquatement tandis que les pauvres ont une faible empreinte écologique mais vivent mal. Le constat n’a pas de quoi surprendre mais implique des stratégies différentes pour parvenir à un développement durable. Les uns doivent apprendre à être plus économes et les autres à augmenter leurs richesses sans piller leur environnement. Y a plus qu’à…

 

Source: F-S

Commenter cet article

Archives

Articles récents