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Tablettes, téléphones portables, ordinateurs : 10 bonnes raisons de les tenir éloignés des enfants

Publié par wikistrike.com sur 30 Novembre 2014, 12:15pm

Catégories : #Santé - psychologie, #Science - technologie - web - recherche

Tablettes, téléphones portables, ordinateurs : 10 bonnes raisons de les tenir éloignés des enfants

L'American Academy of Pediatrics et la Société canadienne de pédiatrie déclarent que les nourrissons âgés de 0 à 2 ans ne devraient avoir aucune exposition à la technologie, les enfants âgés de 3 à 5 ans devraient être restreints à une heure par jour, et ceux âgés de 6-18 ans devraient être limités à 2 heures par jour (AAP 2001/13, CPS 2010). Les enfants et les jeunes utilisent la technologie 4-5 fois plusque la durée quotidienne recommandée, avec des conséquences graves et potentiellement mortelles (Fondation Kaiser 2010, Jeunes en forme Canada 2012). Les appareils portatifs (téléphones portables, tablettes, jeux électroniques) ont considérablement fait augmenter l'utilisation et l'accessibilité à la technologie, en particulier chez les très jeunes enfants (Common Sense Media, 2013). En tant que pédiatre et ergothérapeute, je fais appel à tous les parents, enseignants et gouvernements à interdire l'utilisation de tous les appareils portatifs aux enfants de moins de 12 ans. 

Voici 10 raisons fondées sur la recherche de cette interdiction. Vous pouvez visiter
Zone'in Fact Sheet pour avoir plus d'informations sur la feuille de recherche référencée. 

1. Les appareils portatif et la croissance rapide du cerveau 

Entre 0 et 2 ans, le cerveau des nourrissons 
triple en taille,en continuant dans un état de développement rapide jusqu'à l'âge de 21 ans (Christakis 2011). Le développement précoce du cerveau est déterminée par des stimulis environnementaux, ou l'absence de celui-ci. Pour un cerveau en développement la stimulation provoqué par une surexposition aux technologies (téléphones portables, internet, iPad, TV), est associé à des troubles de déficit de l'attention, au retard du développement cognitif, à des troubles d'apprentissage, à une augmentation de l'impulsivité, à une capacité réduite d'autodiscipline, et par exemple, à des crises de nerfs(Small 2008, Pagini 2010). 

2. Les appareils portatif et la déficience intellectuelle 

L'utilisation de la technologie restreint le mouvement, ce qui peut entraîner un retard du développement. Un enfant sur trois qui entre à l'école maintenant a une déficience intellectuelle, qui se répercute sur le taux d'apprentissage et de la réussite scolaire (HELP EDI Maps 2013). 
Le mouvement améliore l'attention et la capacité d'apprentissage (Ratey 2008). L'utilisation de la technologie chez les enfants âgés de moins de 12 ans est préjudiciable à leur développement et apprentissage (Rowan 2010). 

3. Les appareils portatif et l'épidémie d'obésité 

L'utilisation de la télévision et des jeux vidéo concordent avec l'augmentation de l'obésité (Tremblay 2005). Les enfants qui ont droit à un dispositif dans leur chambre ont un risque accru de 30% d'obésité (Feng 2011). En France, la pathologie d'obésité chez les enfants de 3 à 17 ans est de 18%. Au Canada un enfant sur quatre et aux États-Unis un enfant sur trois est obèse (Tremblay 2011). 30% des enfants atteints d'obésité deviendront diabétiques. Les personnes obèses ont un risque plus élevé d'accident vasculaire cérébral précoce, et une réduction d'espérance de vie (Center for Disease Control and Prevention 2010). En grande partie à cause de l'obésité, les enfants du 21ème siècle pourraient être la première génération 
dont beaucoup ne survivront pas à leurs parents (le professeur Andrew Prentice, BBC News, 2002). 

4. Les appareils portatif et le manque de sommeil 

60% des parents ne supervisent pas l'utilisation de la technologie de leur enfant, et 75% des enfants sont autorisés à avoir de la technologie dans leurs chambres (Kaiser Foundation 2010). 75% des enfants âgés de 9 et 10 ans sont tellement privés de sommeil au point que cela a un impact nuisible sur leur scolarité (Boston College 2012). 

5. Les appareils portatif et la maladie mentale 

La surexploitation de la technologie est considérée comme un facteur de causalité chez les enfants dans la hausse du taux de dépression, d'anxiété, de troubles de l'attachement, du déficit de l'attention, d'autisme, de trouble bipolaire, de psychose et de comportement problématique ( 
Université de Bristol 2010Mentzoni 2011,Shin 2011Liberatore 2011, Robinson 2008). Un enfant sur six au Canada a un diagnostic de troubles mentaux, dont beaucoup sont dangereux avec la consommation de médicaments psychotropes (Waddell 2007). 

6. Les appareils portatif et l'agressivité 

Les contenus violents véhiculés par les médias 
peuvent provoquer de l'agressivitéchez l'enfant (Anderson, 2007). Les jeunes enfants sont de plus en plus exposés à la hausse du taux de la violence physique et sexuelle dans les médias d'aujourd'hui. Le jeu vidéo « Grand Theft Auto V » comporte des représentations sexuelles, des assassinats, des viols, des tortures et des mutilations, comme le font également de nombreux films et émissions de télévision. Les États-Unis ont classé la violence dans les médias comme un risque contre la santé publique en raison de l'impact sur l'agressivité des enfants (Huesmann 2007). Selon les médias, chez les enfants dont l'utilisation d'appareils de contention est favorable, et dans des chambres d'isolement, il y a une forte présence d'agression incontrôlée. 

7. Les appareils portatif et la démence numérique 

Le contenu destiné aux réseaux médiatiques à haut débit peut contribuer à un
déficit de l'attention, ainsi qu'à une diminution de la concentration et de la mémoire, en raison de l'élagage des neurones du cerveau cheminant jusqu'au cortex frontal (Christakis 2004, Small 2008). Les enfants qui ne peuvent pas être attentifs ne peuvent pas apprendre. 

8. Les appareils portatif et la dépendance 

Pendant que les parents s'attachent de plus en plus à la technologie, ils se détachent de leurs enfants. En l'absence de l'attachement parental, les enfants détachés peuvent s'attacher aux dispositifs, qui peuvent conduire à la dépendance (Rowan 2010). 
Un enfant sur 11 âgé de 8 à 18 ans est accro à la technologie (Gentile 2009). 

9. Les appareils portatif et l'émission de radiations 

En mai 2011, l'Organisation mondiale de la Santé a classéles téléphones portables (et autres appareils portatifs) comme des 
risques de catégorie 2B (cancérogène possible) en raison de l'émission stimulée du rayonnement (OMS 2011). James McNamee et Santé Canada ont publié en Octobre 2011 une mise en garde indiquant que « les enfants sont plus sensibles à une variété d'agents que les adultes car leur cerveau et leur système immunitaire sont constamment en développement. Cependant, vous ne pouvez dire que le risque chez un enfant/adulte à petite taille serait de même que chez un adulte ». (Globe and Mail 2011). Sur une base de nouvelle recherche en Décembre 2013, le Dr Anthony Miller de la School of Public Health à l'Université de Toronto déclare que l'exposition aux radiofréquences devrait être classifiée comme un risque de catégorie 2A (probablement cancérogène), et non comme un risque 2B (cancérigène possible). L'American Academy of Pediatrics a demandé unréexamen des émissions de rayonnements électromagnétiques provenant d'appareils technologiques, citant trois raisons concernant leurs impacts sur ​​les enfants (AAP 2013). 

10. Les appareils portatifs et la non viabilité 

Le cadre technologique dans lequel les enfants sont élevés et éduqués n'est plus viable (Rowan 2010). Les enfants sont notre avenir, mais il n'y a pas d'avenir pour les enfants qui abusent de la technologie. Un contexte de travail d'équipe est nécessaire et urgent afin de réduire l'utilisation des technologies par les enfants. 

Problèmes - Éprouver l'enfant - 4 minutes 
Solutions - Gestion plus équilibrée de la technologie - 7 minutes 

Les consignes suivantes sur l'utilisation de la technologie chez les enfants et les jeunes ont été développées par Cris Rowan, ergothérapeute pédiatrique et auteur de Virtual Child; Dr Andrew Doan, neuroscientifique et auteur de Hooked on Games; et le Dr Hilarie Cash, directrice du programme reSTART Internet Addiction Recovery Program et auteur de Video Games and Your Kids, avec la contribution de l'American Academy of Pediatrics et la Société canadienne de pédiatrie, avec la bienveillance d'assurer un avenir durable pour tous les enfants. 

 

 

 

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