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La libération de Cuba par Obama: Pourquoi et ce qui va changer

Publié par wikistrike.com sur 18 Décembre 2014, 07:14am

Catégories : #Politique internationale

La libération de Cuba par Obama: Pourquoi et ce qui va changer

 

Cuba et matières premières, premièrs intérêts des USA

 

 10 ans presque jour pour jour (27/12/2004) de la découverte d'un formidable gisement de pétrole à 50km au nord de la Havane (voir article), cubains et américains ont décidé de se rapprocher. Première mesure, un assouplissement de l'embargo. Lire en bas de l'article ce qui va changer) 

Mais faut-il pour autant croire en se réchauffement ? Personne n'avait venir cette annonce, ni les cubains festifs, ni les américains très partagés par la nouvelle du rétablissement des liens.

Si évidemment d'un premier abord, nul ne peut vraiment contester cette décision, on peut toutefois noter plusieurs éléments économiques qui ont d'une certaine manière obligé Barack Obama à faire ce pas. 

-Le premier, la chute du baril de pétrole, ainsi, nous pouvons imaginer que les USA dans la tourmente s'accrochent à ce "rêve cubain". Plus globalement, les USA sont braqués sur les matières premières cubaines qui abondent. Hormis le pétrole, cobalt, nickel, fer, cuivre, manganèse, gaz naturel et terres cultivables s'ouvrent aux américains.

-La création des BRICS et d'une nouvelle banque mondiale concurrente à la FED  agenouille l'Oncle Sam obligé de s'ouvrir à leur ennemi de 50 ans, et plus. C'est peut-être ici la Premùière Raison du rapprochement.

-Enfin, le climat géopolitique tendu, en particulier avec la Russie et la chute historique du rouble. Barack Obama a-t-il voulu faire passer un message à Vladimir Poutine ? 

En politique, rien n'est du hasard. Surtout quand on sait que Poutine envisagait de planquer ses navires à Cuba, entre autres.

Si la libération de Cuba se fera lentement, elle se fera aussi avec la NSA et les lobbys américains qui ne rêvent que de "fumer" les meilleurs cigares du monde.

 

Ghisham Doyle pour WikiStrike

 

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Retour sur le rapprochement

 

Le Président cubain Raul Castro a annoncé mercredi s’être « mis d’accord » avec son homologue américain Barack Obama sur « le rétablissement des relations diplomatiques » entre les deux pays, tout en soulignant que la question « principale » de l’embargo américain restait à régler.

Lors d’un entretien téléphonique, les deux chefs d’Etat se sont « mis d’accord sur le rétablissement des relations diplomatiques », interrompues depuis plus d’un demi-siècle.

« Cela ne veut pas dire que le (problème) principal, l’embargo économique, ait été résolu », a toutefois ajouté le président cubain dans une allocution diffusée par les médias d’Etat. Dans le même temps, le président Barack Obama s’est engagé à examiner avec le Congrès américain la levée de cet embargo strict imposé depuis 1962 par les Etats-Unis à l’île communiste.


Le rapprochement historique entre les deux pays survient au moment de l’annonce par les deux pays d’un échange de prisonniers: un espion américain détenu à Cuba depuis 20 ans et trois Cubains écroués aux Etats-Unis. « Gerardo (Hernandez), Ramon (Labañino) et Antonio (Guerrero) sont arrivés aujourd’hui dans notre patrie », a annoncé M. Castro au sujet de ces trois agents qui faisaient partie d’un groupe de cinq Cubains condamnés en 2001 à de lourdes peines de prison pour espionnage.

« Cette décision du président américain mérite le respect et la reconnaissance de notre peuple », a ajouté le président cubain, avant de confirmer la libération « humanitaire et unilatérale » d’Alan Gross, un Américain détenu depuis 5 ans à La Havane. Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l’agence fédérale américaine pour le développement international (USAID), qui avait été condamné en 2011 à 15 ans de prison pour avoir introduit du matériel de transmission satellitaire interdit dans l’île.

M. Castro a aussi souhaité « saluer l’appui du Vatican » au rapprochement entre les deux pays, séparés seulement par les 150 km du détroit de Floride et qui n’ont plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961. Le pape François avait lancé un appel personnel à M. Obama, dans une lettre cet été, et séparément à M. Castro, et le Vatican a accueilli des délégations des deux pays pour finaliser le rapprochement historique.

 

Source

 

 

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Parlons des conséquences consommables

 

 

Alcool et tabac

 
 

Décrété il y a plus de 50 ans, l'embargo américain interdisait au départ les exportations vers Cuba de façon très stricte. Depuis le début des années 2000, les conditions de ce blocus se sont cependant assouplies avec de nombreuses exceptions, notamment en ce qui concerne les médicaments et les denrées alimentaires.

Mais l'un des célèbres symboles de l'embargo, le fameux cigare cubain, est toujours resté prohibé. Ce qui a participé à sa renommée outre-Atlantique. Parmi les plus convoités, les Cohiba: offerts à une époque en guise de cadeau diplomatique, leur prix peut dépasser les 40 euros pièce.

cohiba

La levée de l'interdiction permettrait à de nombreux américains de réaliser leur rêve de s'en procurer légalement. Mercredi, la Maison Blanche a annoncé faire un effort sur la question et autoriser les voyageurs américains a en rapporter depuis Cuba mais sans dépasser les 100 dollars (soit à peine deux de ces cigares).

Parmi ces 100 dollars (environ 80 euros), les Américains pourront aussi ramener sans problème de l'alcool dont le "vrai" rhum Havana Club — interdit jusque là sur le territoire — et n'auront plus à ce contenter de sa version américaine vendue sous le même nom mais produite à Puerto Rico par Bacardi.

havana club

En attendant la fin véritable de l'embargo, les Américains autorisés à voyager à Cuba pourront par ailleurs découvrir les avantages d'y utiliser leur carte de crédit très prochainement, a précisé Obama mercredi.

Internet et réseaux sociaux

 
 

Mais il n'y a évidemment pas que du côté américain qu'une levée totale de l'embargo aurait des conséquences. Malgré les diverses exceptions qui existent aujourd'hui, la population souffre tout de même grandement de ce blocus.

La disparition de ces contraintes économiques permettraient bien plus que de rapporter tabac ou alcool des États-Unis. C'est le développement même du pays qui pourrait en bénéficier. Actuellement Cuba ne peut, par exemple, par importer les produits dont la composition est américaine à plus de 10%. Un frein notoire pour l'accès à certaines technologies électroniques ou informatiques.

cyber cafe

Obama a d'ailleurs d'ores et déjà annoncé que l'exportation de matériels de communication et télécommunication choisis serait permise. Le but? Développer internet sur l'île car y accéder coûte cher et les connexions sont souvent de mauvaise qualité. Selon des statistiques nationales, seuls un quart des Cubains pouvait utiliser internet en 2011— principalement dans des cyber cafés — et moins de 5% le faisait régulièrement.

Une avancée qui rendrait par conséquent possible l'accès aux réseaux sociaux, aujourd'hui très compliqué. Relativement peu présents pour le moment, Twitter et Facebook pourraient donc débarquer sur l'île si les infrastructures étaient améliorées une fois l'embargo levé. Le géant du web Google, qui doit pour le moment se contenter de proposer des gadgets mobiles gratuits, pourrait de son côté augmenter son offre en mettant à disposition toutes ses applications, y compris celles payantes.

voitures cuba

La levée totale d'un embargo faciliterait aussi le renouvellement du parc automobile, en très mauvais état à Cuba. Malgré l'assouplissement annoncé en décembre 2013 par Castro sur l'achat de véhicules importés, de nombreuses voitures qui datent des années 50 comme les Chevrolet, Cadillac, Chrysler et autres américaines roulent toujours grâce à des pièces détachées qui viennent du monde entier.

 

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