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Eruption inattendue de rayons X

Publié par wikistrike.com sur 4 Janvier 2015, 10:17am

Catégories : #Astronomie - Espace

Lueur de DG Canum Venaticorum environ une heure après la détection de son « super embrasement ». Crédit : Goddard Space Flight Center de la NASA. Agrandissement.

Lueur de DG Canum Venaticorum environ une heure après la détection de son « super embrasement ». Crédit : Goddard Space Flight Center de la NASA. Agrandissement.

 Des embrasements stellaires sont vus en des lieux imprévus.

 

 

    Dans un communiqué de presse du 30 septembre 2014, des responsables du Goddard Space Flight Center de la NASA ont annoncé que leur satellite SWIFT avait détecté un flamboiement stellaire accompagné d’émissions de rayons X plus puissantes que tout ce dont ils s’attendaient de la part d’une étoile naine rouge « normale », DG Canum Venaticorum.

 

    Lancé en novembre 2004, SWIFT est conçu pour détecter les émissions des Gamma Ray Bursters (GRB ou émetteurs de rafales de rayons gamma) qui sont dits rayonner des énergies proches de la gamme du milliard d'électronvolts. Dans des articles antérieurs de notre chroniquePicture of the Day, il a été montré que ces phénomènes de GRB sont locaux, internes à la Voie Lactée, et pas aussi énergiques que ne le pensent les astronomes. Au lieu d'incroyables explosions provenant des « limites de l'univers », ils voient les éclatements de tailles modérées d’« explosions de doubles couches » dans notre propre galaxie. (Alfvén, Hannes, Double Layers and Circuits in Astrophysics).

 

    SWIFT est équipé d’instruments sensible aux rayonnements les plus faibles, ainsi qu’aux rayons gamma, de sorte qu'il est capable de « voir » les autres bandes de rayonnement électromagnétique à haute fréquence (EMR). Avec SWIFT couplé aux équipements du satellite WIND, la NASA effectue l’analyse des EMR de 10.000 à 100 milliards d'électronvolts. Ainsi, combiner la résolution des deux engins leur a permis de situer l'explosion de rayons X sur DG Canum Venaticorum, dans les environs stellaires locaux.

 

    Dans les « lueurs des éclairs » géants de rayons X, les embrasements stellaires libèrent en quelques secondes d’immenses quantités de matière (qui se déplacent à des vitesses relativistes). Parmi les questions majeures auxquelles les astrophysiciens n’ont toujours pas répondu, l’une d’elles est comment ces flamboiements créent-ils ces émissions hautement énergétiques ?

 

    Au siècle dernier, Hannes Alfvén trouva un indice quand il fut embauché par la Compagnie suédoise d'électricité pour enquêter sur certains accidents graves, quelques-uns des redresseurs utilisés dans les circuits de transmission de puissance explosant sans raison apparente. En se court-circuitant, les redresseurs libéraient plus d'énergie que n’en contenait leur flux de plasma interne, parce que la puissance de la totalité des 900 km de la ligne de transmission les traversait subitement. Il en résultait une panne catastrophique et d'importants dégâts. Alfvén identifia la cause à des instabilités de doubles couches dans le flux de plasma.

 

    Le circuit reliant DG Canum Venaticorum (et d'autres étoiles) a une longueur inconnue, mais couvre probablement des milliers d'années-lumière. Quelle quantité d'énergie électrique peuvent contenir ces « lignes de transmission » confinées par leur magnétisme ? Personne ne le sait, mais les astronomes sont sans cesse « surpris » par les incroyables déflagrationsqu'ils observent des projections galactiques, supernovae et flamboiements stellaires.

 

    Il sera utile à tout étudiant en électricité cosmique de se rappeler les commentaires d’Alfvén : « Les doubles couches spatiales devraient être répertoriées comme une nouvelle catégorie d'objet céleste (un exemple, les doubles sources radio). Il est provisoirement suggéré que les éruptions de rayons X et gamma pourraient être dues à des explosions de doubles couches. » (Voir lien ci-dessus).

 

 

Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/12/31/x-ray-eruption/
Traduction Petrus Lombard

Thunderbolts, Stephen Smith

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