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Une bactérie mortelle s'est echappée d'un laboratoire « hyper sécurisé »

Publié par wikistrike.com sur 3 Mars 2015, 09:43am

Catégories : #Santé - psychologie

Une bactérie mortelle s'est echappée d'un laboratoire « hyper sécurisé »
Une bactérie mortelle s'est echappée d'un laboratoire « hyper sécurisé »

Que s'est-il passé au Centre de recherche de haute sécurité de Louisiane, dans le sud des États-Unis? Depuis la découverte d'une bactérie mortelle en dehors de son environnement de conservation, les autorités américaines s'interrogent. Elles s'inquiètent notamment de la contamination de quatre primates, dont deux ont été euthanasiés depuis, et d'une inspectrice dépêchée sur place. La fonctionnaire, en convalescence, est étroitement suivie. Identifiée sous le nom deBurkholderia pseudomallei ou bacille de Whitmore, cette bactérie prolifère dans le continent sud-asiatique et dans le nord de l'Australie. Elle pourrait être exploitée à des fins de bioterrorisme. 

Selon le journal USA Today, qui cite un expert en sécurité biologique, une telle fuite ne peut s'expliquer que par une « erreur humaine » et par « une défaillance dans les procédures de sécurité du laboratoire ». Bien qu'à ce stade, l'étendue de la propagation demeure inconnue, le gouvernement fédéral a écarté tout risque pour la population, rapporte le quotidien. Les enquêteurs évoquent une diffusion du germe en novembre dernier, voire plus tôt. 

Une contamination par contact avec un sol ou de l'eau infectés 

Le National Primate Research Center de Tulane, situé à environ 80 kilomètres de La Nouvelle-Orléans, travaille sur un vaccin contre le bacille de Whitmore. Sa transmission se produit par contact avec un sol ou avec de l'eau contaminée. Les effets de la maladie sont nombreux: fièvre, maux de tête, perte d'appétit, douleurs musculaires et articulaires, infections souvent confondues avec les symptômes de la pneumonie ou de la 
tuberculose. Le délai d'incubation varie d'un jour à plusieurs années. 

 

Le directeur du centre de recherche, Andrew Lackner, a indiqué que 39 échantillons de sol et 13 échantillons d'eau provenant des terrains de l'établissement avaient été testés, sans qu'aucune trace de la bactérie n'ait été détectée. Selon les premières investigations, il n'est pas à exclure que l'inoculation des singes et de l'inspectrice fédérale, dépêchée sur les lieux pour les besoins de l'enquête, soit extérieure à Tulane. Cette dernière a séjourné plusieurs fois à l'étranger et «a pu être exposée» à la bactérie, écrit le rapport. Quant aux primates gardés dans des enclos en plein air du Centre, ils pourraient malgré tout l'avoir contracté à l'occasion de soins à l'hôpital vétérinaire de Tulane. Les scientifiques avancent prudemment et n'incriminent pas pour l'heure le sol attenant au complexe. 

Le mystère reste entier 

Toutefois, selon l'expert du New Jersey Richard Ebright, « trop peu de prélèvements au sol ont été réalisés ». Il s'appuie notamment sur des études d'échantillonnage. Seule une vaste exploration peut garantir une détection très fiable du Burkholderia pseudomallei. La bactérie forme des colonies ressemblantes « aux collines invisibles de fourmis » qui ne sont pas réparties uniformément dans une zone. «Alors, à moins d'une pelle placée pile au bon endroit, la valeur du test sera faussement négative», explique-t-il dans les colonnes de 
USA Today. L'homme reproche aux responsables d'avancer trop prudemment et de ne pas concentrer les recherches sur le sol en question. 

De leur côté, les autorités de Louisiane affichent leur préoccupation. Le terrain duNational Primate Research Center est peut-être « potentiellement contaminé », au même titre que « les points d'eau », soulignent-elles dans une lettre adressée au pouvoir fédéral. Elles demandent un « soutien technique » pour mener des échantillonnages supplémentaires. 

L'été dernier, une autre laboratoire américain avait été secoué par une affaire de
fioles de varioles «égarées». Des étudiants les avaient découverts tout à fait par hasard entreposées dans des cartons au sein de leur campus. Après le tollé suscité par ces révélations, les autorités s'étaient engagées à les détruire.

 

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