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Emeutes à Baltimore suite à un énième meurtre

Publié par wikistrike.com sur 28 Avril 2015, 13:14pm

Catégories : #Social - Société

Emeutes à Baltimore suite à un énième meurtre

De nouvelles émeutes ont secoué la ville de Baltimore, sur la côte est des Etats-Unis, lundi juste après les funérailles d'un jeune Noir de 25 ans mort dans des circonstances encore inexpliquées après son arrestation par la police.

Sept policiers ont été blessés dont un était inconscient, selon un porte-parole de la police de la ville, Eric Kowalczyk, qui a annoncé que les forces de l'ordre allaient faire usage de gaz lacrymogène et de produtis irritants pour disperser les émeutiers.

Le groupe de manifestants «refuse de suivre nos ordres de dispersion», a expliqué la police sur son compte Twitter, évoquant des manifestants «très agressifs et violents», munis de «batons, de briques, et d'autres armes».

Les manifestants ont détruit plusieurs voitures de police et pillé un magasin dans le nord de la ville, a-t-elle précisé.

Un groupe de jeunes Noirs jetait des pierres et d'autres objets en direction des forces de l'ordre munies de boucliers anti-émeute tandis que d'autres sautaient sur une voiture de police, a constaté l'AFP.

Plusieurs personnes ont été interpellée.

Au moment où les funérailles avaient commencé, la police de Baltimore avait annoncé avoir reçu une «menace crédible»: plusieurs gangs locaux auraient «noué un partenariat pour +éliminer+ des policiers».

Si le lien n'a pas été établi à ce stade avec les manifestations dans la ville, la police a demandé aux officiers de prendre leurs précautions.

Freddie Gray est décédé le 19 avril des suites d'une fracture des vertèbres cervicales, une semaine après son interpellation à Baltimore, qui compte plusieurs quartiers sensibles.

Ce décès est le dernier d'une série de bavures qui ont ravivé les tensions raciales ces derniers mois aux Etats-Unis.

La violence à Baltimore lundi soir contrastait avec le calme et la dignité qui ont marqué la cérémonie en hommage de Freddie Gray.

Quelques 3.000 personnes, famille, amis et anonymes, tous Noirs, ont rendu dans le calme un hommage mêlé de prières et de militantisme à Freddie Gray, qui reposait dans un cercueil blanc ouvert, entouré de gerbes de fleurs blanches dans l'église baptiste New Shiloh.

Il était vêtu d'une chemise blanche et à côté de lui avait été posée une casquette des Los Angeles Dodgers, son équipe de baseball favorite.

- 'Il a regardé un policier dans les yeux' -

Vers 13H30 (17H30 GMT), la cérémonie qui a duré 2H30 s'est conclue par l'éloge funèbre du pasteur Jamal Bryant, qui déclaré que Freddie Gray «a fait ce qu'on interdit aux hommes noirs de faire: il a regardé un policier dans les yeux».

Peu avant, elle avait pris une tournure politique avec l'intervention de l'avocat de la famille, Billy Murphy, très applaudi: «nous sommes ici pour Freddie Gray, mais aussi parce qu'il y a beaucoup de Freddie Gray».

«Il y a une corrosion de la justice par ici», a-t-il asséné tout en réclamant un «procureur spécial» pour cette affaire et en demandant que les policiers portent des caméras sur eux.

Lors des funérailles, un chanteur accompagné à l'harmonium et à la batterie, a entonné des chants religieux aux accents de blues, tandis que la foule continuait à passer devant le cercueil.

Un écran à l'intérieur projetait le message: «La vie des Noirs compte et toutes les vies comptent».

Kenny Nicholson, la quarantaine, venu avec son épouse, connaissait Freddie: «Je suis venu présenter mes respects», a-t-il confié à l'AFP, visiblement ému.

Le responsable de la cellule récemment mise en place par le président Barack Obama en faveur des jeunes Noirs (My Brother's Keeper Task Force), Broderick Johnson, représentait le gouvernement aux funérailles.

La maire de la ville, Stephanie Rawlings-Blake, l'ancienne maire et le député Elijah Cummings étaient également présents.

Le militant Jesse Jackson a dénoncé, avant la cérémonie, une «épidémie de meurtres dans le pays». «Nous sommes devenus trop violents, trop pleins de haine», a-t-il dit lors d'une conférence de presse, dénonçant la pauvreté des villes comme «une arme de destruction massive».

Depuis l'annonce de la mort de Freddie Gray, des manifestations ont lieu quotidiennement à Baltimore.

Celle qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche avait déjà dégénéré en violences.

Plusieurs enquêtes ont été lancées pour élucider les circonstances des blessures de Freddie Gray, dont une enquête fédérale menée par le ministère de la Justice.

La police de Baltimore a convenu vendredi que le jeune homme aurait dû recevoir une assistance médicale aussitôt après son arrestation. Lors de son décès, 80% de sa colonne vertébrale était sectionnée à la hauteur des cervicales, selon les avocats de la famille.

Six policiers ont été suspendus en attendant que la police remette le 1er mai les résultats de son enquête au procureur du Maryland, qui peut décider d'engager des poursuites.

 

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Un jeune danse sur Jackson

 

C'est bien la dernière chose qu'on aurait pensé voir ce lundi soir dans les rues de Baltimore. Alors que des émeutes y faisaient rage après les obsèques de Freddy Gray, un jeune homme noir décédé après son arrestation par la police, une scène pour le moins surréaliste s'est produite. Sous les yeux ébahis des passants, un fan de Michael Jackson s'est mis à danser. 

Vêtu d'un blouson de cuir et juché sur le toit d'un camion pour un premier tour de chauffe, l'homme s'est déhanché sur They don't care about us, puis sur Beat it, l'un des plus gros tubes du roi de la pop. Imperturbable, l'apprenti danseur donne tout. Bras en croix, petit jeté de veste en arrière, attitude, tout y est.

A la nuit tombée, c'est sur la terre ferme que le «Michael Jackson de Baltimore», c'est son surnom, a poursuivi son show, reprenant la chorégraphie de Beat it, devant une foule massée sur les trottoirs de Baltimore autour de lui et sous le nez des forces de police, déployées en masse après une première nuit d'émeutes. Des performances immortalisées par les passants et partagées sur les réseaux sociaux.

«Casse-toi!»

A première vue, il ne s'agit que de scènes cocasses, de moments surréalistes se déroulant dans un cadre franchement décalé. Ou encore d'un apprenti danseur qui cherche à faire le buzz et qui savoure quelques instants fugaces de gloire. Pourtant, à y prêter plus attentivement l'oreille, ou son traducteur pour ceux qui ne connaîtraient pas les paroles de ces deux chansons, la performance relève de la revendication.

D'abord avec They don't care about us, que l'on peut traduire par «ils n'en ont rien faire de nous», et alors que ces derniers mois aux Etats-Unis, plusieurs jeunes Noirs sont décédés au cours de bavures policièresAvec Beat it ensuite, message adressé aux forces de l'ordre présentes en nombre et qui se traduit par «Casse toi!»

Mais le showman n'a pas pu danser jusqu'au bout de la nuit et a dû regagner son domicile en milieu de soirée à cause du couvre-feu.

 

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