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Des combattants de Daesh «sont passés en contrebande» en Europe

Publié par wikistrike.com sur 18 Mai 2015, 06:15am

Catégories : #Social - Société, #Religion - pensées

Des combattants de Daesh «sont passés en contrebande» en Europe

Les trafiquants de migrants en Méditerranée permettent aux terroristes de Daesh d’atteindre l’Europe en les transportant dans leurs bateaux, estime Abdul Basit Haroun, un conseiller du gouvernement libyen dans une une interview à la BBC.

D'après le conseiller du gouvernement libyen, des terroristes se cachaient au milieu des réfugiés venus de Libye qui essaient d’atteindre la côte italienne. Les opérations des contrebandiers sont contrôlées par Daesh qui encaisse la moitié de leurs bénéfices et envoie ses combattants en Europe dans ces bateaux.

Cette tactique a un succès croissant car on ne peut pas distinguer les terroristes des vrais réfugiés. «L’Etat islamique utilise les bateaux pour les combattants qu’il veut envoyer en Europe car la police européenne ne sait pas qui est un membre de Daesh et qui est un réfugié normal», a averti Abdul Basit Haroun.

Alors que les experts confirment qu’il est très difficile de vérifier l’exactitude de ces allégations, le conseiller se base sur les conversations qu’il a eues avec des trafiquants dans les régions d’Afrique du Nord contrôlées par les terroristes. De plus, les gouvernements italien et égyptien ont déjà averti qu’il était possible que Daesh se livre à de telles opérations.

Les quotas sont loin de faire l'unanimité

Une thèse qui inquiète au moment où l’Europe connaît une crise de migrants sans précédent et où l’Italie peine à contenir l’afflux incessant de réfugiés venus de la côte libyenne. En outre, la proposition de la Commission européenne d’introduire des quotas à l’échelle communautaire, c’est-à-dire de répartir ces immigrés de manière équitable entre les différents pays membres de l’Union européenne (UE) ne permet pas d'atteindre un compromis.

La France, par exemple, par la voix de son Premier-ministre était la dernière à s’opposer fermement à l’introduction d’un système de quotas qui contrevient à la politique française d’immigration traditionnelle. Cette proposition «n’a jamais correspondu aux propositions françaises», a déclaré Manuel Valls hier à Menton.

Le Royaume-Uni et la Hongrie sont aussi de grands opposants à ce projet et elles ont à plusieurs reprises exprimé leur répugnance à accueillir de nouveaux réfugiés dans leurs pays. A l’autre bout du spectre, l’Allemagne et l’Italie, qui accueillent déjà le plus grand nombre de demandeurs d’asile, sont très favorables à la proposition de la Commission européenne.

 

Demandeurs d'asile dans l'Union européenneSource: RT
Demandeurs d'asile dans l'Union européenne

Des chiffres record

De manière générale, l’opposition à cette proposition de la Commission européenne provient de chiffres encore jamais vus : selon les estimations de l’ONU, au moins 60 000 migrants ont déjà essayé de traverser la Méditerranée depuis le début de l’année. La plupart d'entre eux vient d'Afrique du Nord, région touchée par les différents printemps arabes et l'intervention de l'OTAN en Libye qui ont joué un rôle très important pour expliquer l'afflux actuel de migrants.

Pour la moitié d’entre eux, la tentative a échoué mais quelque 33 000 réfugiés ont atteint l’Italie et essayent de rester en Europe. Cela représente une hausse de 15% par rapport à la même période en 2014. Et aujourd’hui, personne n’est en mesure de dire combien d’entre eux sont des membres présumés de Daesh.  

La présidente des migrations internationales du Centre pour la confiance, la paix et les relations sociales, Heaven Crawley, estime que l’Union européenne s’est créé des problèmes dès qu’elle a décidé de renverser le régime libyen, elle doit donc assumer maintenant la crise migratoire actuelle.

 

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L'UE lance une opération contre les trafiquants en Méditerranée

 

Un mois après un naufrage dramatique, l'Union européenne va mettre sur pied lundi une opération navale pour "casser" l'activité des trafiquants qui exploitent la détresse des migrants prêts à tout pour traverser la Méditerranée à destination de l'Europe.

© ap.
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Cette mission sans précédent va impliquer le déploiement de bâtiments de guerre et d'avions de surveillance des armées européennes au large de la Libye, devenu la plate-forme majeure du trafic. Elle requiert un accord des Nations unies et ne sera véritablement lancée qu'en juin. Mais elle doit être formellement décidée lundi par les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE après une réunion avec leurs homologues de la Défense. 

Sous pression
L'UE, accusée de passivité voire d'indifférence, est sous pression alors que les drames de l'immigration se succèdent en Méditerranée. Celui qui a ému toute l'Europe et a poussé ses dirigeants à agir est survenu dans la nuit du 18 au 19 avril. Il a coûté la vie à 800 personnes dont une majorité était enfermée dans la cale d'un chalutier qui a chaviré au large de la Libye. 

Les flux sont bien plus importants cette année qu'en 2014: en une seule journée, quelque 2.000 migrants ont été secourus le 14 mai dans une dizaine d'opérations coordonnées par les garde-côtes italiens. 

Réunis en urgence le 23 avril, les dirigeants de l'UE ont demandé une opération pour "capturer et détruire les embarcations" des passeurs venant de Libye avant qu'elles ne soient utilisées. 

Ils ont également décidé de renforcer les moyens de Triton et Poséidon, deux missions de surveillance et de sauvetage en Méditerranée confiées à Frontex, l'agence chargée des frontières extérieures. La mission navale est unanimement dénoncée par les ONG. 

Problème déplacé ou résolu?
Selon ses détracteurs, elle va seulement déplacer les routes empruntées par les passeurs. Même le procureur sicilien Giovanni Salvi, en première ligne contre les passeurs, est sceptique: détruire les bateaux des pêcheurs libyens risque de dresser la population contre les Européens, a-t-il mis en garde. 

L'opération, intitulée EU Navfor Med, aura son quartier général à Rome et son commandant devrait être l'amiral italien Enrico Credendino, a expliqué à l'AFP un diplomate européen. La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont déjà promis de fournir des navires. La Pologne et la Slovénie engageraient des avions de surveillance ou des hélicoptères, selon des sources diplomatiques. 

Pas un pied en Libye!
Pas question d'opérations militaires en territoire libyen, a assuré Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne. La mission consiste a traquer les bateaux utilisés par les passeurs armés pour tracter jusqu'en haute mer les embarcations de fortune chargées de centaines de migrants, ensuite laissées à la dérive. Elle veut également les empêcher de les récupérer. 

Les trafiquants n'ont pas hésité à ouvrir le feu contre les garde-côtes italiens pour reprendre ces embarcations. Soucieux du "respect du droit international", les Européens demandent l'appui d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Et le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, s'est montré optimiste jeudi sur l'obtention de ce feu vert. 

D'abord réticente, la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, semble prête à soutenir un texte ne mentionnant pas spécifiquement la destruction des navires. Il ne devrait toutefois pas être adopté avant la fin de la semaine. 

Lundi, les ministres devraient demander au service diplomatique de l'UE et au comité militaire de préparer sans attendre l'opération. La surveillance accrue des côtes et réseaux de trafiquants et l'arraisonnement de navires sans pavillon dans les eaux internationales peuvent en effet commencer sans base juridique internationale. Mais plusieurs problèmes difficiles restent à régler, notamment la désignation du pays d'accueil des migrants que les marins engagés dans l'opération seront immanquablement amenés à secourir.

 

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