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« Le FMI a une responsabilité criminelle. » (Tsipras)

Publié par wikistrike.com sur 16 Juin 2015, 17:42pm

Catégories : #Politique internationale, #Economie

Alexis Tsipras a également fustigé la volonté qu'il prête aux bailleurs de fonds de son pays de vouloir "humilier" son gouvernement - AFP PHOTO / ARIS MESSINIS

Alexis Tsipras a également fustigé la volonté qu'il prête aux bailleurs de fonds de son pays de vouloir "humilier" son gouvernement - AFP PHOTO / ARIS MESSINIS

"Le moment est venu pour que les propositions du FMI soient jugées non seulement par nous mais surtout par l'Europe", a affirmé le Premier ministre grec.

"Le moment est venu pour que les propositions du FMI soient jugées non seulement par nous mais surtout par l'Europe (...) car l'Europe doit discuter non seulement pour la Grèce mais aussi pour l'avenir de la zone euro", a lancé Alexis Tsipras devant son groupe parlementaire, deux jours après l'échec de discussions entre Athènes et ses créanciers, qui risque de conduire l e pays à un défaut de paiement d'ici la fin du mois .

Le Premier ministre grec prête une "responsabilité criminelle" au FMI qu'il tient, en grande partie, responsable de l'actuelle situation du pays. Il a également fustigé la volonté qu'il prête aux bailleurs de fonds de son pays de vouloir "humilier" son gouvernement et déclaré que leur insistance à réclamer de nouvelles coupes budgétaires avait des motivations politiques.

Il a ajouté qu'il voulait d'un accord qui fasse taire une fois pour toutes les voix qui évoquent une sortie de la Grèce de la zone euro mais il a aussi souligné que son gouvernement avait pour mandat de mettre fin à l'austérité, confirmant ainsi les positions qu'il soutient depuis la rupture des négociations avec les créanciers dimanche.

L'"étranglement" financier

"Le mandat que nous avons obtenu du peuple grec est d'en finir avec la politique d'austérité (...) Pour y parvenir, nous devons rechercher un accord qui répartisse le fardeau équitablement et qui ne porte pas préjudice aux salariés et aux retraités", a-t-il encore déclaré à des parlementaires de son parti de gauche radicale Syriza.

Les déclarations fermes du Premier ministre grec semblent alimenter un peu plus l'incompréhension entre Athènes et ses bailleurs de fonds, alors même que la menace d'un défaut pèse de plus en plus sur la Grèce et par contrecoup celle d'une sortie de la zone euro. Tsipras a également dit que la Banque centrale européenne (BCE) tenait au principe de l'"étranglement" financier de la Grèce et il a reproché à cette dernière et à l'Union européenne en général de s'opposer à toute procédure d'allègement de la dette.

Tsipras cherche des appuis en interne

Le Premier ministre grec cherche également des appuis en interne et se tourne vers les leaders des partis d'opposition. Alexis Tsipras a reçu successivement mardi matin Stavros Theodorakis, leader du petit parti de centre-gauche To Potami, Fofi Gennimata, la nouvelle présidente du Pasok (socialiste) et Dora Bakoyannis, numéro deux du principal parti d'opposition, la Nouvelle Démocratie (droite) que préside l'ex-Premier ministre Antonis Samaras.

 

Les deux femmes, issues de la précédente coalition droite-socialiste au pouvoir, ont surtout appelé le gouvernement à tout faire pour éviter une rupture des négociations pouvant aboutir à une sortie de l'euro. Stavros Theodorakis, pour sa part, a relancé l'espoir d'une reprise des discussions en assurant qu'Alexis Tsipras lui avait confié être prêt à faire "deux ou trois gestes" vis-à-vis des créanciers dans la difficile négociation que mène le pays actuellement.

"Pas grand chose de neuf à signaler", selon Merkel

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a réaffirmé qu'elle ferait tout son possible pour maintenir la Grèce dans la zone euro mais a souligné que les lignes n'avaient pas vraiment bougé dans les négociations entre Athènes et ses créanciers.

Elle a ajouté que tous les efforts devaient se concentrer sur la réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe, ce jeudi à Luxembourg, même s'il est impossible de dire s'il y aura alors un accord.

"Malheureusement, il n'y a pas grand chose de neuf à signaler", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse après un entretien avec le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel. "C'est pourquoi nous avons convenu lors de nos discussions (aujourd'hui) que nous nous focaliserons sur la réunion des ministres des Finances de jeudi soir."

 

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