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ALERTE - Mobilisation générale contre l'exécution d'Ali Mohammed al-Nimr, simple opposant pacifiste

Publié par wikistrike.com sur 23 Septembre 2015, 16:34pm

Catégories : #Social - Société

L'Arabie Saoudite, entrant au CDH à l'ONU, doit impérativement arrêter la procédure...

L'Arabie Saoudite, entrant au CDH à l'ONU, doit impérativement arrêter la procédure...

WikiStrike demande à l'Arabie Saoudite de mettre un terme au processus d'exécution du jeune militant saoudien. 

 

La France appelle à suspendre la condamnation à mort par décapitation puis crucifixion d'un jeune opposant pour des faits alors qu'il était mineur. Le père du condamné à mort met en garde contre une réaction violente de la communauté chiite.

 

Alors qu'Ali Mohammed al-Nimr peut être exécuté à tout moment, le père du condamné à mort appelle le roi Salmane à épargner la vie de son fils. «J'espère que le roi ne va pas signer l'ordre d'exécution», a déclaré mercredi Mohammed al-Nimr. Le père met en garde contre une réaction violente des membres de la minorité chiite, qui se concentre dans l'est de l'Arabie saoudite, en cas d'exécution de son fils. «Nous ne voulons pas de ça, nous ne voulons pas d'une seule goutte de sang versée», a-t-il souligné.

Le Quai d'Orsay «préoccupé»

Le ministère des Affaires étrangères français s'est dit «préoccupé» par la situation du jeune chiite saoudien, condamné à mort par décapitation pour avoir participé à une manifestation alors qu'il avait 17 ans. La France a appelé l'Arabie saoudite à suspendre cette décision.

Dans le même temps, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réitéré la position de la France contre la peine de mort «dans tous les pays». «La France a toujours la même réaction, elle est très ferme et très claire: en toute occasion, tout pays, quel qu'il soit, nous refusons la peine de mort», a-t-il déclaré rappelant que la France défend l'abolition de la peine de mort «partout, dans tous les pays». Par ailleurs, des experts de l'Onu ont affirmé que «toute sentence infligeant la peine de mort à des personnes mineures à l'époque du délit ainsi que son exécution sont incompatibles avec les obligations internationales de l'Arabie saoudite».

Un procès contesté

Arrêté en 2012 lors d'une manifestation d'opposition au régime dans la région chiite de Qatif, Ali Mohammed al-Nimr a été accusé de faire partie d'une organisation terroriste. Ce jeune chiite, qui n'est autre que le neveu de l'un des plus fervents opposants au régime saoudien, a été condamné l'année dernière à mort par décapitation. Le rejet de son appel, ces derniers jours, entraîne de fait la possibilité d'une exécution imminente par décapitation. Sa dépouille sera ensuite installée sur une croix et exposée jusqu'au pourrissement de ses chairs. Selon plusieurs sources, son exécution pourrait avoir lieu ces prochaines heures.

L'Onu, par le biais d'un communiqué d'experts, a dénoncé hier un procès bâclé et regretté que l'interjection en appel a été traitée «dans le mépris total des critères internationaux». Un procès également contesté dans la presse et par les organisations de défense des droits de l'homme. Un quotidien libanais d'opposition, Al-Akhbar, cité par France TV Info, a fait état d'«un procès secret qui a empêché l'aide d'un avocat pour le défendre». Amnesty international a déploré de son côté que «la cour semble avoir fondé sa décision sur des “aveux” qui, selon Ali al-Nimr, lui ont été extorqués sous la torture et au moyen d'autres formes de mauvais traitements ; elle a refusé d'examiner ses allégations».

 

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