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Couronnes suédoises et couronnes mortuaires : La face cachée du Nobel

Publié par wikistrike.com sur 14 Octobre 2015, 08:52am

Catégories : #Politique internationale

«Couronnez messieurs du Jury que je ne puis accepter vos couronnes»  Jean-Paul Sartre suite à son refus du prix Nobel

«Couronnez messieurs du Jury que je ne puis accepter vos couronnes» Jean-Paul Sartre suite à son refus du prix Nobel

Le Nobel de la paix a été attribué vendredi au quartette d’organisations conduisant le dialogue national en Tunisie «pour sa contribution décisive à la construction d’une démocratie pluraliste à la suite de la Révolution de Jasmin de 2011», a annoncé le comité Nobel norvégien vendredi 9 octobre 2015.

C´est de la fortune considérable de Nobel, inventeur de la dynamite, que proviennent les fonds qui permettent depuis 100 ans de décerner chaque année les prix Nobel (physiologie et médecine, paix, littérature, physique, chimie). Y a-t-il des pressions politiques de la part des nations intéressées? Oui et non, mais cela n’a rien à voir avec le prix Nobel de la paix et celui de la littérature. Il est connu que les prix Nobel de la paix sont attribués de façon nette sous l’influence de la politique décidée et imposée par les puissances occidentales en fonction d’un ordre impérial avec naturellement le monopole du sens. Justement cet ordre impérial est diaboliquement structuré. Le signal sous-jacent de toute la stratégie de l’Empire américain et de ses vassaux européens est le néolibéralisme qui doit être mondialisé.

La stratégie de l’Empire: de multiples moyens de réalisation

De ce fait, tout doit disparaître devant le marché, en premier lieu les identités – qui ont mis des centaines voire des milliers d’années à sédimenter – qui risquent de voler en éclats et être de plus en plus problématisées, les espérances religieuses de plus en plus laminées au profit de la seule religion du profit: le money-théisme. Pour y arriver il faut, d’après l’Ordre impérial, organiser le Monde en s’occupant, on l’aura compris, d’abord de l’économie et de la finance, la mise en place de la Banqu,e mondiale et du FMI sont là pour veiller à l’orthodoxie budgétaire et au besoin ajuster structurellement les mauvais élèves.

Comme corollaire à la mondialisation la circulation des matières premières du Sud vers le Nord à un prix dérisoire fixé- comme il se doit- dans les places financières prévues à cet effet (La City, New York, Rotterdam…) (confère, le pétrole les métaux…) et des biens manufacturés du Nord vers le Sud sans aucune restriction de coût si ce n’est fixé par une fausse concurrence qui est plus une répartition des marchés. L’OMC va donc veiller scrupuleusement à cela et dépouiller ce qui reste de comestible dans les pays du pauvre. Si d’aventure ces pays se rebiffent, il y a d’abord le bâton de l’Otan.

Pour cela, après avoir démoli l’Empire du mal (l’URSS), selon une expression chère à Reagan, en y créant des perturbations internes, comme ce fut le cas avec Solidarnosc, l’élection d’un pape polonais Jean-Paul II et une cinquième colonne au nom de la perestroïka et la glasnost ont eu raison de l’Empire soviétique. Si avec tout cela, l’Ordre n’est pas satisfait, il refait le monde (le reshapingcher à Bush et à son Mepi), il invente des révolutions colorées (orange) ou parfumées (jasmin) impose des saisons (les printemps arabes). Il se trouve naturellement une autre façon d’amener à la raison les récalcitrants. Une méthode que l’on pourrait qualifier de soft: la Cour Pénale Internationale qui ne peut et ne doit juger que les faibles (10 chefs d’Etat africains sont jugés avec, il faut le signaler, pour faire bon poids, les anciens dirigeants de la Yougoslavie qui a été démolie). La dernière méthode est la carotte du prix Nobel de la paix qui a été cooptée pour servir la cause de l’Empire.

Ce n’est ni plus ni moins une machine de guerre, certes soft, mais aussi dangereuse en ce sens qu’on donne du jour au lendemain une légitimité à un opposant à l’ordre que l’on veut démolir. Le but final, sous prétexte de morale et d’éthique; il ne faut pas se le cacher c’est d’avoir de nouveaux marchés, de nouveaux débouchés, même si au passage on lamine des vies et des espérances.

Dans ce qui suit, nous allons donner quelques exemples de dessous de la désignation des Nobel. Deux lauréats déclinèrent personnellement le prix Nobel: Le Duc Tho à qui il fut attribué en même temps que Kissinger et Jean-Paul Sartre, le prix Nobel de littérature en 1964. Ce dernier écrit: «J´ai toujours décliné les distinctions officielles. […] Pendant la guerre d’Algérie alors que nous avions signé le ´´Manifeste des 121 ´´, j’aurais accepté le prix avec reconnaissance, parce qu´il n’aurait pas honoré que moi mais aussi la liberté pour laquelle nous luttions. Mais cela n’a pas eu lieu et ce n’est qu’à la fin des combats que l’on me décerne le prix.» En théorie, le prix Nobel de la paix récompense «la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix». Certaines nominations ont eu une résonance particulière comme celle de Theodore Roosevelt en 1906 qui fut fortement contestée, car Roosevelt était militariste.

On se souvient aussi que Barack Obama avait reçu le 10 décembre 2009 à Oslo, le prix Nobel de la paix. Empêtré dans deux conflits en Irak et en Afghanistan, il est néanmoins distingué par l’Académie norvégienne du prix Nobel. Le Nobel d’Obama a débouché, en définitive, sur l’envoi de 30 000 soldats pour une paix des cimetières pour les Afghans harassés par tant de malheurs. Mieux encore et comme l’écrit Françoise Petitdemange: «Une fois empoché le prix Nobel de la paix, en octobre 2009, Barack Obama se rangeait, un an et demi plus tard, aux côtés du belliqueux Nicolas Sarkozy et de David Cameron pour renverser des régimes considérés comme indésirables, punir les peuples et détruire les pays trop développés de l’Afrique du Nord et du Monde arabe.» (1)

Quand il s’est agi de diaboliser l’empire soviétique, on «attribua» le prix Nobel de la paix à Lech Walesa, quand il s’est agi d’arracher le Timor oriental chrétien à l’Indonésie musulmane, il fallait donner une légitimité à Mgr Belo. Quand il a fallu conforter Israël, on convainc Anouar Sadate d’aller à la Knesset, Anouar Sadate eut le prix Nobel avec Menahem Begin, le terroriste de l’Irgoun devenu fréquentable. Plus tard, Arafat eut le prix Nobel en compagnie de ses anciens adversaires mais son pays est toujours dans la tourmente. Les accords d’Oslo sont morts et les jeunes Palestiniens déclenchent l’Intifadha Web 2.0.

Le prix Nobel à l’AIEA ou à l’ONU a soulevé beaucoup de critiques, affaires du Rwanda et surtout de la Bosnie gérées de façon calamiteuse par l’ONU et Koffi Annan. Il en est de même pour l’AIEA avec Mohamed El Baradei dans la tragédie irakienne et la terreur que lui causait Israël. Dans le même ordre, la diabolisation de l’Union Soviétique a fait que le prix Nobel 1970 a été attribué à Alexandre Soljenitsyne, dissident soviétique. Enfin, comble d’ironie, des prix Nobel sont attribués à des personnes qui se trouvent avoir un passé nazi comme Gunter Grass prix Nobel 1999 ou encore John Steinbeck (prix Nobel de littérature 1960) chantre le plus engagé pour la guerre au Vietnam.

En 2002 le bruit avait couru que Assia Djebar était nobélisable, elle n’avait aucune chance, car les lobbys ont un rôle majeur. Par contre, quand il y a une cause qui sous-tend la désignation en fonction d’une stratégie, il n’y a pas de contrainte ou d’obstacle. Ainsi, en 2003, l’Iranienne Shirin Ebadi a été choisie pour poser problème à l’Iran diabolisé pour persistance à avoir un programme nucléaire et aussi pour discuter de la condition de la femme en Islam. Dans le même ordre, pour mettre en valeur des musulmanes. Si le conflit du Sahara occidental intéressait l’Occident, si Aminatou Haïdar qui se bat pour l’indépendance de son pays le Sahara occidental, était chrétienne, toutes les foudres du monde s’abattraient sur le Royaume chérifien. La militante des droits de l’homme, qui eut plusieurs distinctions, a été persécutée et réprimée, est appelée «la Gandhi sahraouie».

Par contre, quand il s’agit de faire subir des coups de boutoir aux Musulmans on sort du chapeau Tawakkol Karman journaliste yéménite qui eut elle aussi le prix Nobel en 2013. Cette jeune femme était membre du Conseil de la choura du parti d’opposition islamiste Al-Islah. Que reste-t-il du Yémen? Les milliers de morts n’émeuvent pas l’Occident qui ferme les yeux sur les massacres saoudiens. Il en est de même de Malala la jeune Pakistanaise de 16 ans qui eut le prix Nobel pour avoir été blessée par les talibans.

L’énigme de la non-attribution du Nobel à Gandhi

Les archives du comité Nobel s’ouvrant au bout de 50 ans, on connaît maintenant les finalistes auxquels le prix a échappé dans la dernière évaluation. Ainsi Adolph Hitler a-t-il été proposé en 1939, Mussolini en 1935 et Staline par deux fois, en 1945 et 1948. Que penser alors des politiques bellicistes de l’Empire si l’on se réfère à la non-violence de Gandhi qui a perturbé l’Occident au point de ne pas lui attribuer le prix Nobel? «Dès que nous perdons la base morale, écrit Gandhi, nous cessons d’être religieux.» «Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière. Je suis hindouiste, je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif.»

Dans son livre Hind Swaraj or Indian home rule (Leur Civilisation et notre délivrance) Gandhi montre que chaque progrès réalisé d’une part, correspond à une aggravation des conditions de vie, de l’autre, que la civilisation occidentale a laissé de côté la moralité et la religion, qu’elle a créé de nouveaux besoins liés à l’argent et impossibles à satisfaire, qu’elle accroît les inégalités et voue à l’esclavage une grande partie de l’humanité. Pour lui, ce type de civilisation est sans issue: «Cette civilisation est telle que l’on a juste à être patient et elle s’autodétruira.» Time Magazine a nommé Gandhi la «Personnalité de l’année» en 1930 et Gandhi fut derrière Albert Einstein comme «Personnalité du siècle» en 1999. Gandhi a été nommé en 1937, 1938, 1939, 1947 et 1948 au prix Nobel de la paix, mais sans jamais l’obtenir. L’énigme est entière et on dit que la Grande-Bretagne s’y est opposée.

Le prix Nobel de la paix 2012 a été attribué à l’Union européenne. On se demande encore pourquoi ce mérite? A quelles personnes réelles ce prix s’adresse-t-il? A des banquiers véreux qui dirigent l’Europe et qui imposent des mesures d’austérité à des peuples en souffrance? Ou à des chefs d’Etat qui subissent eux-mêmes les lois de la finance et qui acceptent de s’y soumettre? Qu’en pensent les Grecs, les Espagnols, les Portugais? Qu’en pensent les épaves humaines qui tapent à la porte de la forteresse Europe? Si l’Europe avait la moindre velléité de paix elle ne baserait pas son économie sur la vente de matériel de guerre et n’enverrait pas ses armées massacrer aux quatre coins du globe au nom de grands principes qu’elle ne respecte pas.

Dans le même ordre, Mme Aung San Suu Kyi, prix Nobel, devant le drame des Rohngya elle défend le bouddhisme: «Le bouddhisme ne promeut ni n’encourage aucune forme de violence.» Face à la violence islamophobe, elle n’a pas été au-delà de propos généraux sur le refus des extrémismes. Misant sur des élections législatives à l’automne 2015 elle ne veut pas risquer de s’aliéner la majorité bouddhiste. Son organisation a pris part à la discrimination des Rohingya en se mobilisant pour que ceux-ci soient privés du droit de vote lors des prochaines échéances électorales. Et l’islamophobie n’est pas absente des rangs du parti. Les prix Nobel de la paix octroyés à des Chinois ont une signification claire. Qui déclenche la colère de Pékin. Trois prix Nobel ont été attribués en vingt ans à des Chinois pour leur prise de position contre leur patrie. En réaction, la Chine a mis en place le prix Confucius.

De l’assassinat de Mouammar El Gueddafi à l’obtention du prix Nobel de la paix

Françoise Petitdemange nous parle de Souhayr Belhassen, de l’une des lauréates du quatuor tunisien ayant eu le prix Nobel. Cette dernière au plus fort de la curée contre Kaddafi affirmait sur la chaîne de télévision Arte: «Écoutez, comme vous le savez, en Libye, c’est très très difficile d’avoir des informations. Mais ce que nous savons, c’est que il y a une morgue près de l’hôpital principal de Tripoli, qui est aménagée dans une école et qui contient 450, 450 cadavres, qui contiendrait 450 cadavres. Bien évidemment, rien n’est vérifiable: ce sont évidemment des sources fiables, sûres, mais, est-ce que, c’est très très difficile de vérifier l’information. » Et puis, la voici qui pique au vif les chefs des États européens qui ne parlent pas encore d’intervenir en Libye.. ». Donc, les intérêts économiques et les intérêts financiers des Européens ont toujours prévalu par rapport à Kadhafi et, aujourd’hui, je crois que c’est le peuple libyen qui paie la facture.» (Idem.) »

Le peuple libyen a effectivement payé, de mars à octobre 2011, et, quatre ans après, il paie toujours la facture des bombes occidentales appelées sur son pays par la présidente de la Fidh, Souhayr Belhassen. Cette dernière, journaliste de métier, sera tout d’abord récompensée pour sa parfaite collaboration avec l’État français et sa probité exemplaire…Elle sera décorée par le successeur de Nicolas Sarkozy, François Hollande, de l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur en novembre 2012.

Aujourd’hui, autre nouvelle, plus fracassante encore… Quatre organisations tunisiennes viennent de se voir décerner le prix Nobel de la paix 2015 notamment la Ltdh (Ligue tunisienne des droits de l’homme) dont… Souhayr Belhassen a été vice-présidente et dont elle reste la porte-parole privilégiée. Quatre ans après le printemps arabe, qui a plongé les populations dans un bain de sang, qu’en est-il de la Tunisie, de l’Égypte, de la Libye, de la Syrie? Les deux premiers pays ont perdu toute souveraineté; les deux derniers, transformés en champs de ruines, avec l’appui sans modération de la Fidh, de la Ligue libyenne des droits de l’homme dont le siège était en Suisse et de l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui observait depuis Londres». (1)

Mère Thérésa méritait mille fois cette distinction. Le prix Nobel a un fondement explosif car s’il est couronné de couronnes suédoises, c’est aussi en définitive, des couronnes mortuaires pour ceux qui en ont payé le prix. Alfred Nobel était un marchand de mort qui, sur le tard, voulait jouer au «pompier» après avoir été pyromane. Le prix Nobel de la paix est dans les faits un prix Nobel de la guerre contre les faibles du monde qu’ils soient au Nord, au Sud, à l’Est ou l’Ouest.. Nous ne devons pas être dupes!

Qu’ont fait tous ceux qui saluent cette avancée majeure en Tunisie? Ont-ils aidé financièrement la Tunisie à garder la tête hors de l’eau? Vont-ils le faire? Rien de tout cela. Il y a l’Algérie voisine qui, sans faire dans le m’as-tu-vu fait ce qu’elle doit faire sans rien en attendre en retour car c’est son devoir. Il eut été souhaitable de mon point de vue, si les donneurs d’ordre du Nobel étaient de bonne foi et voulaient vraiment la paix, d’inviter aussi le parti Ennahda à faire partie des lauréats. Ce qu’a fait Gannouchi pour la Tunisie est exceptionnel. Bien qu’islamiste pur et dur, il n’a pas fait dans l’aventure et a placé l’intérêt supérieur de la Tunisie au-dessus de tout.

L’énigme de dirigeants tunisiens ingrats enivrés par la folie des grandeurs

Ceci dit une dernière information nous a rendu triste. Voulant sans doute être dans les bons papiers d’un Occident sans état d’âme, la Tunisie se fait une virginité sur le dos de sa voisine en affirmant le plus sérieusement du monde, par la voie d’un ministre, que le terrorisme en Tunisie viendrait de l’Algérie. Nous avons eu déjà un avant gout de l’hypocrisie des dirigeants tunisiens qui n’ont pas réagi aux propos nauséabonds de Nicolas Sarkozy en voyage en Tunisie et qui affirmait d’une façon condescendante et compassion à l’endroit des Tunisiens : « Vous n’avez pas choisi vos voisins » . Il n’a même pas été fait crédit des trésors de diplomatie que le président algérien a développés pour rapprocher des points de vue inconciliables au départ celui de Gannouchi et de Beji Caid Essebsi .

Pour bien consolider cette entente qui devait donner lieu au processus aujourd’hui couronné, l’Algérie s’est fendu de plusieurs dizaines de millions de dollars de dons, a conclu un accord avec la Tunisie pour un avantage commercial préférentiel. Elle ferme même les yeux sur un trafic de carburant en direction de la Tunisie qui fait que, et c’est la Banque Mondiale qui le dit, 25 % de l’essence tunisienne provient de l’Algérie

Dans le même ordre où c’est le sauve qui peut pour les touristes étrangers, plus d’un million et demi de touristes algériens ont sauvé la saison touristique en allant dépenser plus d’un milliard d’euros. Cerise sur le gâteau cette Algérie tant décriée pour ses terroristes- Pas de terroristes algériens chez Daech mais 3500 tunisiens de la trempe de ceux qui ont participé au nombre de 11 à la base de Tiguentourine- est intervenue plusieurs fois et continue de le faire de façon décisive pour protéger les arrières de la Tunisie ( au djébel Chaambi).

Il eut été plus sage voire plus honnête de rendre à César ce qui appartient à César. Ce n’est pas une révolution avec 200 morts – couronnée par un Nobel- qui peut, en toute vérité, faire ombrage avec une décennie noire algérienne où 200.000 jeunes sont passés de vie à trépas, avec une Algérie qui trouve graduellement ses repères. Ce n’est pas d’ailleurs la première fois que le peuple algérien a été mis à l’épreuve; peu de pays de par le monde peuvent se targuer d’avoir fait une révolution où l’Algérie perdit sa sève (près d’un million cinq cent milles morts). Mieux encore, aucun pays arabe n’a payé le prix du sang pour son indépendance, même nos voisins de l’Est décrochèrent leurs indépendances indirectement grâce à l’Algérie. La puissance occupante dans ces années de feu des années 1956 -1957, voulant avoir les coudées franches en Algérie, offrit alors l’indépendance aux Tunisiens et aux Marocains.

Nous ne sommes pas pour autant ingrats envers le peuple tunisien. C’est de Tunis que rayonnait la révolution algérienne, après avoir quitté le Caire- l’Egypte ayant eu des velléités de piloter la révolution algérienne. La solidarité des liens entre les deux peuples a été mise à l’épreuve lors du bombardement de Sakiet Sdi Youssef. Le pouvoir colonial voulant bombarder une base de l’ALN en territoire tunisien. Nous souhaitons beaucoup de réussite au peuple tunisien, plus de modestie et un sens de la mesure aux dirigeants qui doivent évaluer en toute lucidité ce qu’ils perdraient en se mettant à dos l’Algérie. Cela ne diminue sincèrement en rien, la réelle solidarité envers les Tunisiens et nous observons, avec intérêt ce modèle de gouvernance qui peut peut-être devenir un référent pour les dirigeants musulmans.

1. http://reseauinternational.net/de-lassassinat-de-muammar-gaddhafi-a-lobtention-du-prix-nobel-de-la-paix/ 10 octobre 2015

Chems Eddine Chitour http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/prix-nobel-de-la-paix-ou-de-la-124391

Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/l-ordre-occidental-imp-rial-strat-gie-d-attribution-des-prix-nobel/21398

Article de référence: http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour /227202-la-face-cachee-du-nobel.html

http://chemseddine.over-blog.com/2015/10/couronnes-suedoises-et-couronnes-mortuaires-la-face-cachee-du-nobel.html

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