Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Et maintenant, le Roundup dans les tampons et serviettes hygiéniques !

Publié par wikistrike.com sur 27 Octobre 2015, 17:16pm

Catégories : #Santé - psychologie

Et maintenant, le Roundup dans les tampons et serviettes hygiéniques !

Dans la série "Vivre tue", on est fort gâtés ces jours-ci. On apprenait hier que l'OMS avait reconnu le caractère cancérogène de la viande rouge et de la charcuterie, on lit aujourd'hui que des tests ont révélé que les produits d'hygiène intime féminine contiennent du glyphosate, comprenez le composant principal de l'herbicide le plus connu de Monsanto. Le tampon, cet ami qui vous veut du mal?

Désherbant phare de Monsanto, le Roundup est déjà interdit en France © DR.

Si vous étiez devenu allergique à la simple vue d'un spray de Roundup dans les rayons du supermarché, vous ne serez pas ravi d'apprendre que l'ingrédient actif de cet herbicide a été détecté dans 85% des protections hygiéniques et autres cotons. Interdit en France, le produit phare de Monsanto est toujours vendu en Belgique mais peut-être plus pour longtemps: la ministre de la Santé Maggie De Block attend les résultats de l'enquête de l'Autorité européenne de sécurité des aliments pour décider de son éviction du marché belge. 

"Probablement cancérigène" selon l'OMS
Toujours est-il qu'un dérivé du principe actif en question, le glyphosate, a été relevé dans des tampons, des serviettes hygiéniques, de la gaze stérile, de l'ouate et des lingettes lors de tests menés par l'université de La Plata, en Argentine. 

Une découverte gênante alors qu'en mars dernier, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a officiellement classé dans un rapport l'herbicide glyphosate dans la catégorie "probablement cancérigène", tout comme les insecticides malathion et diazinon. Si les preuves restent réduites, elles existent, et sont suffisantes pour beaucoup pour radier à vie le désherbant le plus utilisé au monde des armoires de jardinage. Mais que faire quand la substance se retrouve dans des produits inattendus? 

85% des produits les plus courants sur le marché
Damián Marino, le professeur qui a dirigé l'étude à l'université de La Plata, explique que les effets d'hygiène intime féminine ont tous été achetés dans des supermarchés et drogueries classiques aux alentours de l'université. Les résultats des tests sont sans appel: on retrouve du glyphosate dans 85% de ces produits de grande distribution et de l'AMPA, principal produit de dégradation du glyphosate, dans 62% des cosmétiques.

La raison? Presque 100% du coton utilisé en Argentine est génétiquement modifié. "Nous allons à présent analyser quels autres herbicides ils contiennent encore", explique Damián Marino à l'issue de sa présentation.

"Les autorités doivent réagir"
"Nous sommes choqués", reconnaît le docteur Medardo Ávila Vazquez à la lecture du rapport. "Nous avons toujours concentré notre attention sur la présence de glyphosate dans la nourriture. Nous ne nous attendions pas à ce que même les produits d'hygiène ou de soins de santé (gaze stérile, ouate, etc), utilisés pour soigner les gens, les contaminent avec des substances cancérigènes. Les autorités doivent réagir". 

Les fruits et légumes sont en effet les premiers concernés, particulièrement en Argentine, où l'on a déjà découvert que 80% d'entre eux contiennent des pesticides. Sur les 60 échantillons analysés, il s'est avéré que 76,6% contenaient au moins un produit chimique et 27,7% contenaient trois à cinq pesticides distincts.

"De nombreux pesticides différents sont utilisés. Le cocktail de produits chimiques est alors particulièrement puissant", s'inquiète le Pr Marino. Parmi ces substances découvertes dans la nourriture, on retrouvait notamment l'insecticide endosulfan qui avait pourtant été interdit dans le pays en 2013 déjà. 


Si aucune information n'est pour l'instant donnée sur la situation en Europe, il convient d'appréhender une analogie dans la composition des produits d'hygiène intime.

 

Source

Archives

Articles récents