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La pollution traverse les pores de notre peau

Publié par wikistrike.com sur 23 Octobre 2015, 20:41pm

Catégories : #Santé - psychologie

La pollution traverse les pores de notre peau

Tous les jours apportent leur cortège de mauvaises nouvelles en ce qui concerne notre exposition aux polluants. S'il semble difficile de s'en protéger totalement, une nouvelle étude tend à démontrer que notre peau ne constitueraient pas un barrière efficace pour lutter contre ce fléau.

La pollution atmosphérique, quand elle est là, il n'y pas grand chose à faire pour s'en prémunir. Si certains conseils sanitaires semblent efficaces lors d'épisodes particulièrement graves, tels que rester chez soi, éviter les activités sportives intenses etc. nos moyens de protection semblent assez limités et cette nouvelle étude tend à confirmer notre impuissance en la matière.

Ainsi des scientifiques de l'université de Washington au Etats-Unis ont découvert que des polluants réputés comme perturbateurs endocriniens passaient dans notre organisme via les pores de notre peau. Un constat très alarmant publié dans la revue Environmental Health Perspective.

 Méthodologie : 6 volontaires exposés aux polluants dans un lieu fermé
Pour comprendre les mécanismes de contamination cutanée, les chercheurs ont exposé 6 personnes aux phtalates, des produits utilisés dans les emballages contenant du plastic notamment et qui sont 
considérés comme des perturbateurs endocriniens. Les cobayes ne portaient qu'un short et ont, dans un premier temps, bénéficié d'un masque pour éviter d'inhaler les phtalates. Dans un deuxième temps, ils ont retiré le masque. Ils ont tous été soumis à un régime spécial dans les jours qui ont précédé l'expérience et n'ont pu utiliser leurs produits de toilettes habituels (l'alimentation et les produits d'hygiène pouvant contenir ce genre de polluants).

 Ce que l'étude a montré : le corps pollué, même lorsqu'on porte un masque
Après avoir exposé dans ces conditions les 6 volontaires, les scientifiques ont procédé à des analyses de sang, d'urine etc... et là surprise : même quand les cobayes ont porté des masques, leur organisme était plus contaminé par les phtalates qu'avant d'entrer dans la cabine fermée. Ce qui tendrait à prouver que c'est par le biais de la peau que la contamination s'est réalisée. De plus les chercheurs ont observé que plus le sujet est âgé moins la peau fait office de bouclier pour le protéger contre ces perturbateurs endocriniens.

 Ce qu'il faut en conclure : la peau n'est pas imperméable aux perturbateurs endocriniens
Il semblait déjà acquis que nous inhalions des polluants à longueur de journée. Désormais, nous savons également que notre peau ne semble pas en mesure de nous protéger contre les attaques extérieures liées à la pollution et cela serait d'autant plus vrai quand on avance en âge. Si l'étude n'a pour le moment été menée que sur 6 personnes, l'équipe de l'Université de Washington entend renouveler l'expérience à une plus grande échelle.

 

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