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Les politiques français en visite à Damas apprennent que la France soutient indirectement l'EI

Publié par wikistrike.com sur 30 Octobre 2015, 07:56am

Catégories : #Politique intérieure, #Politique internationale

Les politiques français en visite à Damas apprennent que la France soutient indirectement l'EI

La France "soutient indirectement (le groupe) État islamique" en Syrie, a affirmé jeudi Véronique Besse, députée non-inscrite de Vendée et membre du Mouvement pour la France (MPF), qui vient de rencontrer Bachar el-Assad à Damas avec deux autres députés de l'assemblée nationale.

"La France soutient des groupes modérés +soit-disant modérés+, mais qui sont proches d'Al-Qaïda et donc proches de l'État islamique", a-t-elle assuré à RMC, à son retour de Syrie. "La France soutient notamment Al-Nosra", a-t-elle ajouté, pressée d'apporter des précisions à cette affirmation. "Aujourd'hui on soutient indirectement l'État islamique. (…). C'est ce qu'on nous a dit en tout cas là-bas".

Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, a pour sa part déclaré à RTL que Bachar el-Assad "considère en tout cas que la passivité de la France à se bagarrer effectivement et réellement contre Daech (…) lui donne l'impression que la France soutient d'une manière indirecte l'État islamique".

"La situation en Syrie, c'est soit Daech soit Assad. La France n'a pas fait de choix clair dans cette alternative. Elle essaie d'inventer une tierce solution qui n'existe pas en disant +il faut d'abord qu'Assad s'en aille pour qu'on fasse quelque chose+. Je pense qu'il ne partira pas. Bachar el-Assad est au pouvoir, il ne le quittera pas, il n'est pas aux abois, il faut discuter avec lui", a affirmé M. Poisson.

Mme Besse et M. Poisson ont également plaidé en faveur du rétablissement d'une représentation diplomatique française en Syrie, rapporte l'AFP.

"En dépit de tout le mal que les Européens disent de lui, le président Assad est prêt à ce que, si jamais la France en faisait la demande, nous rétablissions une représentation diplomatique en Syrie", a déclaré M. Poisson. "Il faut discuter avec ceux qu'on considère comme ses adversaires. C'est ça la diplomatie, non?"

 

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