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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

« Chemtrails » : Croyance ou Réalité ? (II)

Publié par wikistrike.com sur 11 Janvier 2016, 16:14pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie, #Santé - psychologie

© Sott.net Contrails (sillages d’avions) : le fait que les contrails persistent si longtemps est en soi un signe que quelque chose cloche, mais ça ne prouve pas qu’il s’agit de « chemtrails »

© Sott.net Contrails (sillages d’avions) : le fait que les contrails persistent si longtemps est en soi un signe que quelque chose cloche, mais ça ne prouve pas qu’il s’agit de « chemtrails »

 

Découvrez en premier la partie I

 

 


L'aluminium 

L'aluminium est le métal le plus abondant de la croûte terrestre et le troisième élément le plus abondant après l'oxygène et le silicium[37]. Il est initialement présent sous forme d'alumine. Le bauxite est le minerai principal d'alumine qui permet, après plusieurs procédés, d'obtenir de l'aluminium[38]
© Inconnu
Image illustrant les procédés de fabrication de l'aluminium
La production mondiale d'aluminium à été de 43,5 millions de tonnes en 2010[39]L'aluminium est, après le fer, le métal le plus utilisé. On le retrouve littéralement partout. Que ce soit dans le domaine de la construction, dans l'industrie du transport, dans les biens de consommation et même dans l'alimentation. L'aluminium est un métal qui se recycle à l'infini. On estime cependant que 49 % de l'aluminium global est recyclé. Pour l'aluminium issu des déchets ménagers le pourcentage n'est que de 32 %[40]Il n'est donc pas vraiment étonnant de pouvoir retrouver des quantités importantes d'aluminium dans le milieu ambiant. 

Le baryum 

Le baryum est un métal blanc argenté qui se trouve dans la nature sous différentes formes. Ses composés sont très courants dans l'industrie. Ils sont par exemple utilisés par les industries du pétrole et du gaz dans les boues de forages, dans la fabrication de lubrifiants industriels, dans la fabrication du verre, dans la céramique et la porcelaine etc.[41] A cause de cette utilisation intensive, des quantités importantes de baryum ont été ajoutées dans l'environnement[42]. Il n'est alors pas rare de trouver, dans certains lieux, des concentrations de baryum plus ou moins grandes. 

Le strontium 

Pour le cas du strontium, je me permets de citer Pierre Lescaudron qui nous dit dans son ouvrage
Les changements terrestres et la connexion anthropocosmique, que :
[...] le strontium est un élément naturel, le 15e le plus courant sur Terre. On le produit également à profusion (environ 300 000 tonnes par an[43]) et il est utilisé pour les écrans de télévision, d'ordinateur et de téléphone. En outre, un isotope radioactif du strontium, le strontium 90, est présent dans les retombées radioactives. Depuis 1945, il y a eu 2 051 explosions nucléaires sur la planète Terre[44]. Nombre de ces explosions se sont produites dans l'atmosphère et furent réalisées dans des endroits aussi distants que les îles du Pacifique, la Chine, les États-Unis, l'Algérie, l'Australie, la Russie et le Kazakhstan. Il n'est donc pas étonnant de trouver des taux élevés de strontium ( radioactif ou non) sur toute la planète.[45]
Les résultats d'Analyses 

Examinons certaines analyses qui prouveraient la contamination du sol et de l'eau par l'aluminium ou bien par le baryum. Intéressons nous premièrement aux échantillons de sols. 

 
© Inconnu
On a donc 375 000 ug/L d'aluminium mesuré à partir d'un échantillon de boue ou « Sludge » sur ce rapport (« What in the wold they are they spraying »)[46]. Cela vous paraît-il beaucoup ? 

Il faut savoir que le pourcentage d'aluminium dans le sol/les sédiments varie énormément selon le lieu. Des sols peuvent être relativement pauvres en aluminium tandis que d'autres peuvent en être littéralement saturés. Cette variation est dû à différents facteurs comme par exemple l'érosion des sols et les équilibres géo-chimiques[47]

Dans la nature, en général, les pourcentages vont de 0,07 % à 10 %. Ce qui nous donne de 710 mg/kg à 100 000 mg/kg. Typiquement, le pourcentage moyen est de 7,1 % soit 71 000 mg/kg[48]. Au Canada par exemple, les relevés estiment que la concentration d'aluminium dans les sol varie entre 0,9 % et 12,8 %, soit de 9 000 mg/kg à 128 000 mg/kg. La concentration moyenne d'aluminium étant estimée à 41 475 mg/kg[49]. En ce qui concerne la France, la teneur en aluminium dans les horizons supérieurs des sols varie de moins de 2,0 g/100g à plus de 8,0g/100g, (le maximum rapporté étant de 11,6g/100g). Cela nous donne un ordre de grandeur qui comprend des valeurs inférieurs à 2 000 mg/kg jusqu'à des valeurs supérieurs à 80 000 mg/kg, le maximum étant de 116 000 mg/kg, soit de moins de 2 % jusqu'à 11,6 %[50]

 
© GIS SOL, RMQS, 2011
Nous avons donc 375 000 ug/L rapporté comme de grandes quantités dans l'annotation de côté. Pourtant 375 000 ug/L équivalent en fait à 375 mg/kg. Lorsque nous comparons cette donnée aux différents ordres de grandeur vu précédemment c'est très, très peu ! Cela nous donne 0,0375 %.C'est une valeur qui se situe en dessous des prévisions les plus basses ! 
 
© basic laboratory
Voici une autre analyse à partir d'échantillons de sols. Rien à redire de ce côté-là. Les valeurs sont classiques. Le petit souci réside dans le commentaire ci-dessous : 
 
© Inconnu
Il nous y est dit que la concentration d'aluminium est de plusieurs dizaines de milliers de fois plus grande que la concentration limite pour l'eau (encore faudrait-il savoir de quel type d'eau on parle, potable ou non). Ce qui est vrai. Mais ce sont bien des échantillons de sols qui sont analysés et non pas des échantillons d'eau. On essaye subtilement de vous pousser à croire qu'il y a une anomalie ici, alors qu'il n'en est rien. Je vous invite à parcourir le rapport et à regarder les autres valeurs mentionnées pour les relevés effectués dans le sol et les sédiments. Ils rentrent tous aisément dans les fourchettes de valeurs exposées plus haut. 
© Inconnu
J'ai trouvé cet autre analyse sur un site soutenant la théorie des chemtrails[51]. Analyse prétendument faite dans le jardin d'un particulier. On y retrouve 6 234 mg/kg d'aluminium. Ce qui nous donne un pourcentage d'environ 0,62 %. C'est une valeur assez basse qui semble concorder avec le lieu ou l'échantillon à été extrait. Rien d'anormal ! Pour le baryum, on admet généralement que sa concentration de référence est de l'ordre de 500 mg/kg dans le sol[52].

En France les concentrations varient de 10 à 2 400 ppm[53] (partie par million). 1 ppm = 1mg/kg, soit de 10 à 2 400 mg/kg. Aux États-Unis, le sol à une teneur en baryum comprise entre 10 et 5 000 mg/kg[54]. Les valeurs peuvent être très variables pour une même zone géographique. Les variations dépendent, tout comme pour l'aluminium, généralement de l'érosion et des équilibres géo-chimiques. Ici nous retrouvons une concentration de 366,80 mg/kg, qui est largement comprise dans les ordres de grandeur cité précédemment. Concernant la première analyse, effectuée aux Etats-Unis, on nous rapporte une quantité de baryum équivalente à 3 090 ug/L ce qui nous donne 3,0 mg/kg. Si l'on compare ce résultat avec la teneur en baryum moyenne exposé plus haut de ce pays, c'est en dessous des moyennes minimales

Passons maintenant aux prélèvements d'eau. Comme pour le sol, la quantité d'aluminium présente dans l'eau de pluie ou l'eau des rivières et des lacs varie entre autres à cause des mêmes raisons évoquées plus haut. L'eau des rivières contient en moyenne 400 ppb (partie par milliard) d'aluminium[55]. Sachant que 1 ppb équivaut à 1ug/L, 400 ppb équivalent à 400ug/L. Les relevés canadiens dépeignent une moyenne entre 0,05 et 0,47 mg/L, soit de 50 ug/L à 470 ug/L, avec des mesures pouvant atteindre des saturations de l'ordre de 10,4 mg/L, soit 10 400 ug/L[56]. Pour la France, il nous est dit que pour plus de la moitié des eaux de surface captées, la teneur moyenne en aluminium est supérieur à 0.2 mg/L, soit 200 ug/L[57]

 
© SISE-EAUX /DGS/DRASS/DDASS – Afssa
© SISE-EAUX /DGS/DRASS/DDASS – Afssa
Nous remarquons aux travers de ces relevés qu'un important pourcentage des eaux captées en surface présentent une concentration en aluminium allant de 0,2 mg/L à 1 mg/L, soit de 200 ug/L à 1000 ug/L. 

Concernant l'eau de pluie, selon l'étude ci-dessous effectuée en 1967 (pas de supposés chemtrails à cette époque) les concentrations d'aluminium des échantillons variaient de 0,52 ppm (partie par million) à 1,12 ppm. 1 ppm équivaut à 1 000 ug/L. Ce qui nous donne de 520 à 1 120 ug/L. 

 

Etude trouvée ici : http://contrailscience.com/what-in-the-world-are-they-spraying/ 
 
Pour le baryum, les concentrations en France se situe généralement entre 0,01 et 1 mg/L soit de 10 à 1 000 ug/L[58]. Dans les eaux naturelles, non suspectées de pollution par des activités humaines, il nous est dit qu'il n'est pas rare que la concentration de baryum dépasse la valeur de 100 ug/L[59]. Par ailleurs, il a été relevé dans d'autres pays des teneurs en baryum bien supérieurs dans les eaux de surfaces[60]

Concernant le rapport du documentaire « What in the wold they are they spraying », nous obtenons les résultats suivant pour l'eau de pluie : 

 
Nous avons donc pour l'aluminium : 33, 262, 650, 188, 525, 881, 84, 815, 3450, 2190 ug/L. 

On remarque quelques valeurs basses comme hautes. La majorité s'inscrit dans un cadre normal. On peut déjà dire que si des épandages massifs d'aluminium étaient réalisés, on aurait une certaine corrélation au niveau des résultats. Ce qui n'est pas le cas ici. Seul les deux dernières valeurs de 3 450 et de 2 190 ug/L se distinguent des autres. La valeur équivalente à 3 450 ug/L a été prise durant un orage. Ceci étant dit, la concentration de particules dans la pluie n'est pas constante. Lors d'un orage par exemple, les premières pluies seront celles qui seront le plus chargées en particules de toutes sortes[61]

N'ayant pas de données supplémentaires concernant les conditions de réalisations de ces prélevés, nous ne pouvons nous prononcer sur la véracité de l'affirmation nous disant que l'eau de pluie est contaminée par l'aluminium. Il se peut que cela soit vrai. Mais cela pourrait aussi s'expliquer autrement que par la réalisation de programmes de géo-ingénierie dispersant de l'aluminium dans l'atmosphère. Concernant les résultats pour le baryum, 3,9, 10, 7, 6 et 43 ug/L les valeurs rapportées rentrent largement dans un cadre de « normalité ». 

Les rapports suivants sont tirés du site de l'Association Citoyen pour le Suivi, l'Étude et l'Information sur les Programmes d'Interventions Climatiques et Atmosphériques (ACSEIPICA)[62]
© ACSEIPICA
Ici nous avons différents échantillons d'eau de pluie réalisés par la même personne dans une même localité. Pour l'aluminium nous avons 10,1, 18 et 88,6 ug/L. On remarque une augmentation de la concentration en aluminium au fils de ces trois analyses. N'ayant pas d'informations supplémentaires sur la réalisation des tests, nous ne pouvons nous prononcer sur la cause de cette augmentation. Toutefois, les concentrations sont encore plutôt basses et ne montrent aucun signe alarmant de contamination par l'aluminium. Pour les concentrations de baryum, 10 et 20 ug/L, il en est de même. 
 
© Inconnu
Cette analyse est faite par la même personne qui a réalisé les analyses précédentes. On y retrouve 232 ug/L d'aluminium et 10 ug/L de baryum. Toujours rien d'anormal pour le coup. Les concentrations ont augmenté au fur et à mesure des quatre tests, sauf pour le baryum qui a diminué au 4e. Youpi ! Comme dit plus haut, on peut aussi supposer que les concentrations ne sont certainement pas uniformes tout au long d'un événement pluvieux et qu'il est évident que les teneurs puissent changer à cause des multiples phénomènes météorologiques
 
Ici pareil, 10 ug/L d'aluminium et 10 ug/L de baryum. Les valeurs sont dérisoires. J'ai l'impression que pour certaines personnes, la seule présence d'aluminium ou de baryum était suffisante pour avancer que le sol ou l'eau était contaminé. D'autre raccourcis douteux ont été effectués. Les normes de l'OMS concernant les concentrations d'aluminium et de baryum dans l'eau potable sont respectivement de 0,2 mg/L et 0,7mg/L[63]. Certaines personnes les ont comparées aux concentrations présentes dans les sols ou certaines étendues d'eau et ont ainsi évoqué des taux dépassant plusieurs centaines, voir milliers de fois les normes sanitaires. Ce qui est vrai. Mais à moins que vous ne comptiez manger de la terre ou boire de l'eau stagnante, faire ce genre de rapprochement n'a aucun sens. Je vous invite à aller regarder les quelques autres tests exposés sur le site de l'ACSEIPICA qui sont du même ordre de grandeur[64]

En conclusion, rien de vraiment anormal sur toutes les analyses qu'il m'a été donné de voir. Et si des quantités jugées anormales étaient retrouvées, il faudrait d'abord établir le profil géologique de l'endroit pour savoir si les taux recueillies sont la résultante des différentes dynamiques spécifiques à ce milieu ou non. Si tel n'est pas le cas, il est tout aussi logique de penser en premier lieu à une pollution due à l'industrie ou aux stations d'épuration qui, pour certaines, utilisent des sulfates d'aluminium et autres composés de la sorte. Rien ne tend actuellement, au travers des analyses, à valider la théorie des « chemtrails » ! 

L'altitude 

Un autre élément qui pose problème est l'altitude des présumés épandages d'aluminium, baryum etc. Les aérosols sont de fines particules, solides ou liquides, en suspension dans l'air[65]. Les aérosols primaires sont ceux émis directement dans l'atmosphère (feux de forêts, poussières désertiques, sels de mer, activité volcanique, activité industrielle, etc.). Les aérosols secondaires se forment dans l'atmosphère à partir de précurseurs gazeux (conversion gaz-particules). Dans l'atmosphère, la taille des aérosols varie d'un ordre de grandeur allant de 1 nm (conversion gaz-particules) à 1 mm pour de larges particules de poussière[66]

La durée de vie d'une particule atmosphérique aéroporté dépend de sa composition chimique et de sa taille par rapport à l'altitude où celle-ci se trouve. Dans la troposphère, un aérosol atmosphérique a généralement une durée de vie typique de une à deux semaines[67]. En ce qui concerne la basse stratosphère, cette durée peut s'étendre de un à deux ans[68]
© Ulrich Schumann
Durée de vie d'une particule atmosphérique en fonction de son diamètre. Ulrich Schumann,Atmospheric physics - p.47
Les plus petites particules ont un temps de vie restreint puisqu'elle finissent rapidement par s'agglomérer entre elles pour former de plus larges aérosols. Les aérosols plus denses et volumineux sont amenés à tomber plus rapidement par sédimentation gravitationnelle. Ceux qui ont le plus de chance de persister sont les particules ayant une taille « moyenne » Durant leurs périodes de vie atmosphérique, les aérosols peuvent parcourir des distances intercontinentales et hémisphériques[69]. Par exemple, des poussière issues du Sahara parviennent à traverser l'océan Atlantique pour venir se déposer au niveau des île Canaries et plus loin, arrivent et participent à la fertilisation des sols en Amazonie[70]
© Calypso Nasa Goddar
Modélisation du transport d'aérosols saharien vers l’Amazonie
Ces données nous amènent donc à réflexion. Des aérosols issues d'épandages à haute altitude seraient sujets à des durées de vie atmosphérique, des vitesses de dispersion et de chute très aléatoires. En outre, il serait pratiquement impossible de prédire l'évolution d'un tel système. Cela en fait un moyen très peu précis pouvant se retourner contre ses propres utilisateurs. Si les traînées de condensation représentaient réellement ce que certains prennent pour des chemtrails, alors personne au monde ne serait à l'abri de ces retombées toxiques puisque le phénomène est d'ampleur mondiale. Des épandages toxiques se sont malheureusement produit ces dernières décennies. Mais ceux-ci était réalisés systématiquement à très basse altitude pour limiter les facteurs aléatoires et s'assurer que la zone visée serait la zone couverte par ces manœuvres. On peut citer un des cas les plus connus qui est « l'agent orange » épandu par les avions étasuniens au dessus des forêts vietnamiennes :[71] 
© Inconnu
© Inconnu
© Inconnu
Filaments aéroportés 

Les filaments aéroportés ou « cheveux d'anges/fils de la vierge » sont d'énigmatiques filaments blancs, très fin, qui tombent occasionnellement du ciel. 
© Inconnu
Des témoignages remontant à plusieurs siècles semblent attester de l'ancienneté du phénomène[72]. Des observations crédibles et avérées ont été rapportées depuis le début du 20e siècle. Plusieurs hypothèses on été avancées[73]. Néanmoins, on ne sait toujours pas grand-chose de ces filaments ni comment ils ont été engendrés. Certaines personnes les relient aux chemtrails.Pourtant c'est un phénomène bien antérieur à l'apparition de cette théorie. 

Deux analyses qui me semblent sérieuses on été entreprises par le laboratoire Analytika. Dans le 1er rapport[74], il est relaté que ces filaments contiennent des composés chimiques de synthèse (phtalates) dont plusieurs molécules présentes couramment dans les carburants et les lubrifiants des réacteurs d'avions. Dans le 2e rapport[75], les résultats s'avèrent similaires et il est présumé « qu'un processus de polymérisation dans l'air raréfié en altitude des effluents de combustions des réacteurs d'avions » soit à l'origine des filaments examinés et non pas que ces filaments soient causés par des épandages chimiques. Voici d'ailleurs une interview, en début de vidéo (2m10), du directeur de ce laboratoire qui nous parlent de ces analyses. Notez qu'il ne se prononce pas sur l'origine exacte de ces filaments vu qu'il n'y a pas d'éléments suffisants pour cela

 

Il n'y a sûrement pas de réponse unique pour ce phénomène. Dans certains cas, il se pourrait que cela soit d'origine animale (toiles d'araignées). Dans d'autres cas, il se pourrait bien que cela soit l'hypothèse exposé dans le 2e rapport d'analyse du laboratoire Analytika. D'autres variables encore inconnues peuvent aussi légitimement être envisagées. Concernant ce qui vient d'être exposé,user simplement de la théorie des chemtrails pour expliquer ces chutes de filaments me paraît très hasardeux puisque cela ne repose sur rien de factuel

Le Forçage radiatif 

Il a été suggéré que la dispersion des chemtrails pouvait être secrètement réalisée afin de diminuer l'impact du réchauffement climatique dû à l'homme. Le forçage radiatif est le rapport entre la quantité de rayonnement solaire entrant et la quantité de rayonnement infrarouge émis par la Terre sortant de l'atmosphère[76]. Les aérosols absorbent tout, en même temps qu'ils renvoient le rayonnement solaire. Ils ont donc d'une part un effet refroidissant et d'autre part un effet réchauffant. Il est actuellement admis que l'effet de refroidissement l'emporte sur l'effet de réchauffement[77]

On peux souvent observer ce processus lorsqu'une éruption volcanique précède une baisse des températures locales ou mondiales en fonction de l'importance des rejets de poussière dans l'air[78]. Mais ici, c'est plutôt la composante nuageuse qui nous intéresse puisque comme nous l'avons vu, les aérosols rejetés par les réacteur d'avions servent de support à la formation de traînées qui ont des caractéristiques analogues aux nuages de type cirrus. Les nuages de l'étage inférieur (Cumulus) ont un effet d'albédo prononcé. Ils renvoie une part importante du rayonnement solaire. Ils ont donc un effet de refroidissement. Les nuages de l'étage supérieur (Cirrus) ont quand à eux un effet de serre prononcé. Ils laissent passer un large pourcentage du rayonnement solaire et limite la perte du rayonnement infrarouge de la Terre sortant de l'atmosphère. Ils ont donc un effet de réchauffement[79]
© Inconnu
Illustration de l'effet des nuages sur le budget radiatif de la Terre
On peut donc s'attendre à ce que les traînées de condensation aient un effet réchauffant sur l'atmosphère. Et c'est ce qui est soutenue par le consensus scientifique actuel[80]. Cependant cela ne semble pas être aussi simple. Certaines observations ont aussi fait part d'un léger refroidissement[81]. Le moment où les traînées se forment, le jour ou la nuit par exemple, semble être déterminant sur l'impact qu'auront celles-ci sur les températures locales

Au vu de ce qui vient d'être écrit, la thèse soutenant la baisse du réchauffement climatique par épandages aériens me paraît donc ne pas avoir de solidité valable pour que celle-ci puisse être considéré actuellement comme vraie. D'une part, ce qui est admis majoritairement au niveau scientifique est en opposition avec cette hypothèse et d'autre part, les effets peuvent prendre des tournures aléatoires et dans le meilleur des cas, il serait très difficile de déterminer si la formation de traînées à un endroit et à un instant spécifique puisse avoir un effet réchauffant ou refroidissant sur l'atmosphère. 

Conclusion 

Dans ce chapitre, j'ai essayé de répertorier les points capitaux qui posent problème dans la théorie des chemtrails en omettant d'autre sujets plus mineurs qui ne valaient pas la peine d'être investis pour le moment, faute de preuves crédibles (par exemple : les morgellons qui serait reliés aux épandages). Étant une personne qui croyait en la véracité des chemtrails, sans les connaissances de bases nécessaires à la compréhension de l'ensemble qui englobe la théorie, je me permets maintenant d'affirmer avec certitude que la théorie des chemtrails, à savoir l'épandage massif à l'échelle mondiale de particules chimiques dans des buts de dépopulation, d'empoisonnement, géo-politiques ou autres est hautement improbable. Il se fait qu'à l'heure actuelle, aucun témoignage crédible avec des preuves tangibles n'a été rapporté. En y réfléchissant, c'est plus que douteux puisque la théorie des chemtrails stipule un épandage massif à l'échelle mondiale. Aucune preuve solide de la part des pilotes. Aucune preuve solide de la charge ou de la présence de containers. 
© Inconnu
Une simple photo n'est pas suffisante pour affirmer sans le moindre doute la véracité d'une théorie de cette envergure. Tout le monde sait aujourd'hui qu'il est possible de manipuler les images pour nous faire croire à peu près tout et n'importe quoi. D'autant plus qu'il suffit de réaliser une simple recherche d'image pour qu'on nous explique que cette appareillage est conçu pour simuler différentes contraintes de poids lors des vols de certifications des avions de lignes. Voir : http://www.chemtrails-france.com/photos/photos_bidons/pages/photos_bidons_001.htm
Aucune preuve solide sur les traces que devraient laisser une production si gigantesque de contaminants. Rien ! Si ce n'est des allégations ou des « révélations » anonymes sans véritable fondement. Personnellement, je considère la théorie des chemtrails comme absolument fausse et avec le recul, soupçonne une tentative de manipulation concernant les probables causes qui ont amenée à la multiplicité et à la persistance accrue, ces dernières années, des traînées de condensation. Maintenant, rappelons nous les deux questions posés précédemment, à savoir :
  • L'augmentation de la persistance des traînées de condensation est-elle la conséquence de l'addition de composés chimiques dans les réacteurs ou d'épandages délibérés ? (théorie des chemtrails)
  • Le milieu que traverse l'aviation mondiale a-t-il subi des changements permettant à ces traînées de se produire et persister plus longtemps qu'auparavant ?

Maintenant que nous pouvons raisonnablement écarter la première hypothèse, penchons nous sur la deuxième. 

Notes de la partie II 

[29] 
Théorie de la conspiration des chemtrails, Wikipédia 

[30] Le voici : 
http://csat.au.af.mil/2025/volume3/vol3ch15.pdf 

[31] 
Les techniques de production de pluie artificiel ne sont pas efficacesNotre-Planète 

[32] 
Les armes climatiques existent-elles vraiment ?Le Monde 

[33] 
Chemtrails, What's going on ?Viewzone 

[34] Intéressant à savoir car peut-être 
proche de la mouvance « New-Age » 

[35] Le voici : 
http://thomas.loc.gov/cgi-bin/query/z?c107:H.R.2977.IH

[36] Véritablement inscrit dans le projet de loi. 

[37] 
Aluminium, Wikipédia 

[38] 
Sa production, Aluminium 

[39] 
Production mondiale d'aluminiumPlanetoscope 

[40] 
Recyclage de l'aluminium en FrancePlanetoscope 

[41] 
Baryum, Wikipédia 

[42] 
Baryum, Lenntech 

[43] « 
Strontium », Wikipedia 

[44] « 
International Day Against Nuclear Tests : Translating Words Into Action » Arms Control Association, 2 septembre 2011. 

[45] Pierre Lescaudron avec Laura Knight-Jadczyk, 
Les changements terrestres et la connexion anthropocosmique, « Étranges nuages », p. 168 

[46] 
Rapport d'analyse du documentaire « What in the world are they spraying ». 

[47] Voir les sources données dans cette partie. Pour vraiment approfondir : Office de la Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer, Pierre Ségalen, 
L'aluminium dans les sols

[48] 
What in the world are they sprayingContrail Science 

[49] 
Sels d'aluminium, Environnement et changement climatique, Canada 

[50] 
Les Teneurs en aluminium, calcium, fer, magnésium, potasium et sodium dans les horizons supérieurs des sols de France, GIS SOL 

[51] 
Analyse par un particulier des taux de baryum et d'aluminium dans son jardin, Actu-Chemtrails

[52] 
Évaluation et gestion de l'exposition au baryum École National De La Sante Public (ENSP Rennes) 

[53] Ibid 

[54] 
Baryum 133 et environnement, Institut De Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (INRS) 

[55] 
L'aluminium (Al) et l'eauLenntech 

[56] 
Sels d'aluminium, Environnement et changement climatique, Canada 

[57] 
Évaluation des risques sanitaires liés à l'exposition de la population française à l'aluminium, AFFSA 

[58] 
Évaluation et gestion de l'exposition au baryum École National De La Sante Public (ENSP Rennes) 

[59] 
Origines des concentrations de baryum dissous dans les eaux du captage de Crôt-Chaud, Saint-Bonnet Tronçais, Bureau de Recherche Géologiques et Minières (BRGM) 

[60] 
Évaluation et gestion de l'exposition au baryum École National De La Santé Public (ENSP Rennes) 

[61] 
What in the world are they sprayingContrail Science 

[62] 
Association Citoyen pour le Suivi, l'Étude et l'Information sur les Programmes d'Interventions Climatiques et Atmosphériques 

[63] 
Norme de l'OMS sur l'eau potableLenntech 

[64] 
Documentation/analysesACSEIPICA 

[65] 
Aérosol, Wikipédia 

[66] Ulrich Schumann, Atmospheric physics, p.39 

[67] 
Comment les aérosols modifient-ils le climat ?, Le climat en question 

[68] 
Atmospheric Aerosols : What Are they and Where Are They So Important, NASA 

[69] Ulrich Schumann, Atmospheric physics, p.47 

[70] INFOGRAPHIE. 
Comment le Sahara nourrit l'AmazonieScience et avenir 

[71] 
Agent orange, Wikipédia 

[72] 
Cheveux d'anges 

[73] 
Dossier sur les cheveux d'anges ou fils de la vierge, Uriniglirimirnaglu 

[74] 
Premier rapport d'analyses du laboratoire Analytika 

[75] 
Deuxième rapport d'analyse du laboratoire Analitika 

[76] 
Forçage radiatif, Wikipédia 

[77] 
Comment les aérosols modifient-ils le climat ?, Le climat en question 

[78] 
Quel est l'impact des éruptions volcaniques sur les températures mondiales ?Notre-Planète 

[79] 
Pourquoi tant d'incertitudes sur les prévisions climatiques ?, Futura-science 

[80] 
Les bombardiers de la seconde guerre mondiale modifiaient la météoMaxiscience 

 

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