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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les centrales nucléaires de 20 pays n'ont aucune protection contre les cyberattaques

Publié par wikistrike.com sur 17 Janvier 2016, 08:56am

Catégories : #Science - technologie - web - recherche, #Politique internationale

Fukushima-Daiichi

Fukushima-Daiichi

Les centrales nucléaires ou stocks d'armes nucléaires d'au moins 20 pays à travers le monde ne sont pas protégés contre la menace de cyberattaques, revendique la Nuclear Threat Initiative (NTI).

La NTI est une organisation à but non lucratif spécialisée dans l'accès à la sécurité des matières nucléaires dans le monde,  concernant en particulier l'uranium hautement enrichi, mais aussi le plutonium, qui sont considérés comme les plus dangereuses ressources de la planète.

Alors que la sécurité physique a toujours été une préoccupation, la hausse des cyberattaques touchant plusieurs secteurs au niveau mondial, l'accent a changé pour inclure la sécurité des systèmes informatiques qui régissent ces ressources. 

Plutôt que de la force brute, l'un des moyens les plus faciles pour saper un pays serait vraiment d'endommager ses infrastructures essentielles, par exemple le piratage d'une centrale nucléaire. Pénétrer un tel endroit est aussi plus facile. Désormais, la protection des systèmes informatiques qui régissent ces ressources doivent être une priorité, ne plus être qu'un détail sécuritaire, mais au centre des préoccupations.

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20 pays sans aucune protection

 

La NTI a sondé 24 nations qui ont au moins un kg de matières nucléaires en leur possession ainsi que 152 nations qui détiennent  moins de 1 kg de matières nucléaires ou pas du tout.

Les critères sont:

- Législation déficiente

- Manque ou absence d'exercices,

-Des personnels peu formés car peu ou pas entraînés

 

La NTI indique dans son dernier rapport que 20 pays ont échoué au questionnaire de protection sur chaque critère, bien que certains pays affirment bénéficier d'une protection.

Ceux qui ont échoué à ce questionnaire comprennent:

La Chine, Israël, l'Egypte, le Mexique et la Corée du Nord.

 

9 pays seulement ont obtenu la note maximale en matière de Cybersécurité, parmi eux, la Finlande, l'Australie, le Canada, le Royaume-Uni et le Japon.

 

Les chercheurs ont également constaté que de nombreux pays, notamment les pays en développement, ont du mal à mettre en place des mesures pour protéger leurs installations nucléaires contre le sabotage non liées à la crainte informatique. La

Finlande, l'Australie, le Canada, le Royaume-Uni et le Japon sont en tête des installations nucléaires les plus susceptibles d'être saboté des 45 nations.

 

En termes d'améliorations, c'est le Japon qui a fait le plus grand effort de protection contre les cyberattaques, tandis qu'à l'inverse, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Inde et la Russie se positionnent en tête du tableau des nations nucléaires armées qui ont le moins investi dans le domaine.

 

En conclusion, "Le système de sécurité nucléaire mondiale actuel a de dangereuses lacunes," a déclaré le président de la NTI, Joan Rohlfing. Tant que ces lacune ne seront pas résolues, les terroristes chercheront à les exploiter. De poursuivre: "Au Printemps, les dirigeants se rencontreront et devront engager un processus de sécurisation.

Les conséquences de l'inaction face à des menaces nouvelles et évolutives sont tout simplement trop grandes."

 

Marc Bildermann pour WikiStrike

 

En anglais

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