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Un prof de Seine-Saint-Denis viré pour tenir un blog de traductions politiques

Publié par wikistrike.com sur 26 Février 2016, 12:36pm

Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres, #Social - Société

Un prof de Seine-Saint-Denis viré pour tenir un blog  de traductions politiques

WikiStrike demande aux élèves de se lever pour sa réintégration. Au nom de positions  géopolitiques, il a été viré le 11 férvier 2016: 

Il fait actuellement circuler une pétition en ligne pour demander sa réintégration. Salah Lamrani, professeur de français au collège Romain-Rolland à Tremblay a été suspendu, à titre conservatoire, pour une durée de 4 mois, le 10 février dernier.

 

Le lendemain, en signe de protestation, il s’est installé sur une chaise en face de la grille de l’établissement.

Jusqu’à vendredi dernier, début des vacances scolaires, il n’a pas bougé de son poste et promet de reprendre son sit-in à la rentrée, ce qui inquiète bon nombre de parents. Ils voudraient qu’une solution soit trouvée d’ici là.

Car pendant que Salah Lamrani est dehors, de 7 h 45 à 15 h 45, «mes heures de cours », précise-t-il, il n’y a plus de français dans ses classes.

«Ce qui est sûr, c’est que l’ambiance est surréaliste ici»

Avant les vacances, une équipe mobile de sécurité avait été envoyée par l’académie pour surveiller la situation devant le collège. «Ils sont là parce qu’on ne doit pas lui parler », assurait une élève de 5e, vendredi, à la sortie. « Apparemment, oui… il faut éviter », confirme un parent au volant de sa voiture. «Ce qui est sûr c’est que l’ambiance est surréaliste ici… Ma fille me parle de cette histoire tous les jours. Franchement, c’est très perturbant. »

Autour de la chaise du prof en colère, des nuées d’adolescents bourdonnent. Sur un blog, hébergé par Médiapart*, Salah Lamrani les décrit comme des «résistants ». Il sait bien leur parler. Eux semblent fiers de lui apporter de l’aide : une paire de chaussettes en plus contre le froid, un sandwich à la pause de midi… Ils «défient ensemble l’autorité ». Car cet enseignant se dit victime d’une «campagne acharnée de dénonciations calomnieuses et de harcèlement moral de la part de la direction. » Cela aurait conduit à une suspension «injuste et injustifiée » selon lui.

Entre les versions des uns et des autres, difficile de faire la part des choses. Des parents soutiennent fermement Salah Lamrani, d’autres non. Lessyndicats, eux, gardent le silence. Et au milieu des rangs des collégiens, les plus folles rumeurs galopent.

L’Education évoque des incidents, dont un grave

Côté Education nationale, peu d’informations circulent. «Une enquête est en cours, justifie la direction académique. Cette mesure conservatoire a été prise suite à plusieurs signalements concernant des incidents, dont un grave, qui ont été de nature à troubler le bon fonctionnement de l’établissement. »

Salah Lamrani est le seul à livrer un récit détaillé sur Internet et à tous ceux qui veulent bien l’entendre. «Mon activisme syndical n’a pas été accepté par une direction autoritaire », décrit-il. Autre point de tension selon lui : «Mes activités de blogueur, aux convictions politiques et religieuses prononcées, ont été instrumentalisées par cette même direction pour liguer, notamment, des parents d’élèves contre moi. »

Dans ce contexte, la situation aurait dégénéré après l’interdiction, par le chef d’établissement, de poursuivre ses «clubs de lecture et de critique de cinéma ». «Je les organisais bénévolement pour les élèves hors temps scolaire, souligne-t-il. A partir de ce moment-là, mes relations avec la direction ont pris une tournure et des proportions de violence invraisemblables. »

«Cet enseignant sera entendu dans les plus brefs délais », précise le rectorat de Créteil. «Je demanderai ma réintégration jusqu’en justice s’il le faut, répond Salah Lamrani. Je n’ai pas le choix. Si ce n’est pas le cas, ma carrière est ruinée. »

*http://blogs.mediapart.fr/salah-lamrani

 

Source

 

Sa version des faits

 

 

Professeur de Lettres Modernes, Titulaire de l’Education Nationale, en poste fixe au Collège Romain Rolland de Tremblay-en-France (93290), je viens de faire l’objet d’une suspension de 4 mois suite à une campagne acharnée d’incitation, de dénonciations calomnieuses et de harcèlement moral, notamment de la part de la direction et de la FCPE, avec la complicité d’enseignants.

 

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Divers incidents dus à mon activisme dans un établissement dépourvu de culture syndicale et au caractère particulièrement arbitraire de la direction (Mme Khadidja BOT, principale, et M. Abdelkader SAOUDI, principal adjoint) m’avaient opposé à celle-ci, et je me suis vu brimé, retiré des activités plébiscitées par les élèves, diffamé, agressé verbalement et soumis à des pressions quotidiennes qui m’ont amené à prendre 5 semaines d’arrêt maladie.

Durant mon absence, des rumeurs gravissimes ont été répandues à mon sujet, tant auprès des enseignants que des élèves (qui m’apprécient énormément), instrumentalisant grossièrement mon activité de traducteur et de blogueur et mon expérience avec la Mission laïque française en Egypte : faute grave mettant en péril les élèves, violences contre des enfants, endoctrinement djihadiste des élèves, terrorisme, etc. Cette atmosphère insidieuse a délibérément été entretenue par la direction. Le 25 janvier, les parents d’élèves de mes classes ont été convoqués à une réunion visant à me porter le coup de grâce, mais mon retour providentiel ce jour-là m’a permis de renverser la situation et de faire la lumière sur le harcèlement dont j’étais victime. La réaction indignée de nombre de parents a poussé la FCPE à m’adresser un courrier élogieux dès le jour suivant, m’assurant de sa confiance et de sa volonté de me voir continuer à exercer mes fonctions auprès des élèves après avoir oeuvré contre moi.

Je me suis plaint de tout cela à mon Inspecteur, en lui promettant prochainement un rapport circonstancié, mais cette décision de suspension sans la moindre enquête, qui vise manifestement à tirer la direction d’une situation très embarrassante (car tout le collège est informé de la situation), de fait, limite notablement ma marge de manœuvre.

Cette triste affaire ne va bien évidemment pas s’arrêter là, et en attendant la suite des événements, j’en publie les premiers éléments.

Pour conclure, il me parait remarquable que même dans un établissement de Seine-Saint-Denis, à forte population d’origine arabo-musulmane et immigrée, avec une direction « arabe » de surcroît, de tels amalgames puissent être en vigueur, et entrainer ainsi une suspension sur la seule base d’un rapport grotesque et mensonger, et surtout, à en croire ladite direction, de lettres calomnieuses adressées par des parents au Rectorat. Dans cette France post-13 novembre, cela suffirait donc pour suspendre un enseignant sans même l’entendre, alors que sa réputation a été gravement entachée par une campagne indigne voire illégale, ce qui ne peut que contribuer à entretenir les craintes et soupçons des uns et des autres. L’intégrité morale d’un fonctionnaire de l’Education Nationale, de même que l’intérêt supérieur des élèves, sont ainsi bafoués sur l’autel du tout-sécuritaire, sans aucune réaction notable du corps enseignant à ce jour. Est-ce là le Collège de demain ?

Salah Lamrani

 

Annexe 1 : Courriel à mon Inspecteur

Annexe 2 : Courrier de la FCPE

Annexe 3 : Réponse à la FCPE

Annexe 4 : Rapport de la direction

Annexe 5 : Suspension

 

Annexe 1

 

De : Salah Lamrani 
À : ***
Envoyé le : Mercredi 27 janvier 2016 23h46
Objet : Harcèlement moral

 

Monsieur l'Inspecteur,

Je me permets de vous faire part de la situation préoccupante dans laquelle je me trouve au sein de mon établissement, le collège Romain Rolland de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), où j’ai été affecté à la rentrée 2015 en poste fixe en tant que Professeur de Lettres Modernes (Néo-Titulaire). Un rapport plus détaillé comportant les documents et pièces justificatives, notamment des échanges de courriel et des témoignages de personnels et de parents d'élèves, pourra vous être adressé prochainement. Je vous rappelle que vous m’avez inspecté dans le cadre de mon année de stage l’an passé, au collège ***, où j'ai de très bons états de service. 

Depuis la rentrée, mes échanges et relations avec la direction de cet établissement, Mme Khadidja BOT, principale, et M. Abdelkader SAOUDI, principal adjoint, ont pris une tournure et des proportions de violence invraisemblables, surtout eu égard aux faits qui les ont causés. Je signale dès l'abord que je considère n'avoir commis absolument aucune faute ou manquement, à moins que la qualité de délégué syndical et des actions en ce sens puissent constituer un acte d'insubordination méritant l'hostilité voire les brimades de la direction (diffusion de documents syndicaux, assistance d’un personnel en procédure disciplinaire, prise de parole courtoise mais contradictoire au premier CA où je suis élu, etc., qui seraient étrangers à la « culture » de l'établissement), ou interdiraient de s'investir dans le cadre d'activités autorisées par la hiérarchie et plébiscitées par les élèves. Je signale par ailleurs que les personnels de l'établissement m'ont souvent parlé du caractère particulièrement intrusif des parents du collège, bien que je n'aie pas directement rencontré de tels problèmes, peut-être parce que je suis apprécié de mes élèves. Mais un premier incident le jour même de la rentrée pourrait être révélateur de tels faits et d'usages discutables de la direction : j'avais été accusé de duplicité par celle-ci lors d'un entretien dans son bureau convoqué à cet effet, en présence de la principale et de son adjoint, sur la seule base d'une information fausse et absurde qui aurait été donnée par un parent. Mme Bot m'avait ensuite présenté ses excuses et j'ai considéré l'incident clos, sans en avoir informé quiconque au sein de la communauté éducative.

A partir de novembre, après m’avoir donné le feu vert pour deux Clubs que je souhaitais animer, et que j’avais soumis par écrit dès la semaine de la rentrée (la direction m'avait seulement dit, après un certain temps, que je ne pourrais finalement pas être rémunéré pour ces activités du fait d'un manque de moyens, mais j'ai tenu à maintenir bénévolement ces projets et cela a bien sûr été loué et validé), Mme Bot les a fermés peu après leur lancement, après le premier CA du 5 novembre, privant ainsi 31 élèves d’activités enrichissantes, sans la moindre raison valable. J'ai demandé des explications mais je n'ai pu en obtenir, cette volonté de comprendre m'étant même reprochée comme un manque de respect pour la hiérarchie. Soucieux de défendre ma crédibilité auprès de la communauté éducative, car je ne pouvais endosser seul cette responsabilité et devais pouvoir me justifier auprès des élèves et personnels, je lui ai demandé, par courriel, une notification écrite et circonstanciée (elle me l’avait catégoriquement refusée suite à ma demande à l’oral), et j’ai finalement été mis en faute par un courriel tendancieux qui m’imputait un manquement potentiellement grave pour la sécurité des élèves dans le lancement de ces Clubs pour lequel je n’aurais pas eu d’autorisation, ce qui constitue une calomnie, d’autant plus grave que ce courriel, dans le contexte de l'après 13-novembre, a ensuite été lu publiquement au CA du 30 novembre : tous les autres élus y ont eu voix au chapitre (le principal adjoint, mon référent car notre établissement est sur deux sites, y a du moins clairement reconnu qu'il m'avait lui-même reconfirmé le feu vert pour lancer mes Clubs après le CA précédent du 5 novembre), mais quand j’ai voulu y donner ma version des faits, je me suis vu intimer le silence, si bien que je n’ai pas pu me faire entendre. C’est cette version qui a été répandue au sein de l’établissement, et d'autres rumeurs calomnieuses de faute grave ont ensuite circulé (non-respect de la laïcité avec mes élèves, etc.). Mme Bot a même interdit à Mme ***, la documentaliste, de m'accueillir en tant qu'assistant dans son activité lecture avec les élèves, ce que Mme *** avait fait à deux reprises en résistant une première fois à des pressions en ce sens en arguant du vif intérêt des élèves et de ma qualité de collègue, mais après le second CA, la documentaliste a été convoquée par la principale et a dû céder à regret. Comme je concluais un courriel adressé à la direction le 21 novembre, dans lequel je protestais contre la suspension définitive et injustifiée de mes clubs, « Je ne trouve absolument aucune explication satisfaisante à votre décision, qui démentit à la fois votre adjoint et votre propre accord donné oralement en sa présence, sauf à croire qu’il est dû à des considérations d’ordre personnel qui ne sauraient avoir droit de cité dans des relations professionnelles ni primer sur l’intérêt des élèves. » Comme beaucoup d'autres, ce courriel est resté sans réponse.

La violence du CA du 30 novembre et cette atmosphère délétère m’ont conduit à être arrêté dix jours par mon médecin. Lorsque je suis revenu durant la dernière semaine avant les vacances de Noël, j’ai été soumis à des pressions quotidiennes dont je serai en mesure d'apporter rigoureusement le détail. Au point que même après les vacances, je n’étais pas capable de reprendre les cours, et mon médecin m’a arrêté 3 semaines. Pour information, avant cette année, je n’avais jamais été en arrêt de travail, et sauf stages ou jours de grève, en plus de 2 ans dans l’Education Nationale, je n’ai jamais raté une heure de cours (j'ai raté une demi-heure du fait d'un problème de transport, et malgré des trajets quotidiens de 3 heures).

Durant mon absence, j’ai tout de même voulu avancer avec mes élèves, et me faire adresser des copies pour les corriger et leur renvoyer des contrôles. La CPE était d’accord pour le faire et le leur a annoncé, mais ensuite, cela n’a plus été possible et cette information a été démentie. Ma demande écrite de rattrapage de cours avec mes classes adressée à la direction est restée sans suite.

Plus encore, lorsque j’ai repris les cours ce lundi 25 janvier (à la grande surprise de beaucoup d'élèves, et également à leur joie), j’ai appris que la vie scolaire avait affirmé à toute une classe qu’ils ne devaient pas même faire les contrôles que j’avais donnés avant les vacances et que si à mon retour je leur mettais un zéro pour travail non fait, ils devaient se plaindre aux surveillants qui en aviseraient la direction. Ces devoirs étaient du reste des sujets que j'avais imprimés et laissés à la CPE à leur intention durant une absence en décembre pour formation, et qui sont ensuite restés 10 jours dans le tiroir de la salle de permanence où les a déposés la vie scolaire, et où mes classes étaient presque quotidiennement, mais n'ont pas été distribués ; le seul devoir qui a été fait est celui que j'avais donné en mains propres à une déléguée élève durant un conseil de classe. Du reste, toutes sortes de rumeurs circulaient parmi les enfants, notamment que j’aurais été renvoyé pour faute grave.

Enfin, j'ai appris par mes élèves que le vendredi 22 janvier, la vie scolaire a distribué à mes classes un document de la FCPE sans enveloppe dans lequel il était dit que tous les parents étaient conviés à une réunion le lundi 25, consacrée au sujet préoccupant de mon absence non remplacée et des solutions qui devaient être trouvées, alors que la direction avait bien reçu mes arrêts maladies et qu'il[s] finissai[en]t le 24. Ce qui, dans un tel contexte, ne pouvait manquer de confirmer pour beaucoup les fausses rumeurs qui circulaient, soutenues par cette atmosphère insidieuse.

Lorsque j’ai appris cela, j’ai demandé à mes élèves de dire à leurs parents que je les invitais moi aussi à assister à cette réunion, et que je serais présent dans l’établissement pour parler à qui le souhaiterait après celle-ci. Mais lorsque la réunion a commencé (je n’ai aucunement essayé d’y participer car je n’y étais pas convié ; un représentant FCPE m’a même affirmé mensongèrement qu’elle n’était aucunement consacrée à moi mais à d’autres questions), le principal et son adjoint sont venus me faire sortir de ma propre salle à l'étage supérieur (j’avais dit aux parents que j'y serais présent pour qui le souhaite), au prétexte de l’alarme incendie, et j’ai obtempéré sans mot dire. Ils ont ensuite voulu me faire sortir de l’enceinte même de l’établissement en arguant que c’était une « propriété privée », et face à mon refus d'obtempérer et  mon indifférence placide, voilà un échantillon des menaces et propos injurieux et diffamants qu’ils ont proférés ensuite, en présence d’un parent d'élève, pour me forcer à partir avant la fin de la réunion et m’empêcher de parler aux parents, voire peut-être me pousser à la faute : « pitoyable », « on va appeler la police, vous allez rentrer dans un fourgon », « aucun parent ne veut vous parler », « personne ne va vous soutenir », « danger pour les élèves », « je vais appeler le rectorat et vous interdire l’accès à l’établissement dès demain » (car je serais manifestement incontrôlable et pourrais frapper des élèves dans un accès de colère, qu'ils semblaient s'évertuer à provoquer), « terroriste », etc. Je n’ai pas répondu à ces propos et me suis contenté de les ignorer. Je suis resté debout dehors, dans le parking de l’entrée, pendant plus d’une heure trente, sans perdre mon calme à aucun moment. Et durant tous ces « échanges », je n'ai adressé que quatre mots à la direction : « faites un écrit », et le mot « terroriste » que j'ai répété sur un ton interrogatif.

A la sortie de la réunion, des parents sont massivement venus me voir et m'entendre (une vingtaine pour le moins), et un échange public s'est instauré à l'entrée de l'établissement. Plusieurs parents m’ont fait part de leur vif souhait que je puisse poursuivre à exercer mes fonctions avec leurs enfants, me demandant si j'étais disposé à le faire. Je leur ai affirmé que ma volonté de le faire était absolue, mais quant à ma capacité, je leur ai rapporté les faits ci-dessus sobrement, en rappelant les termes qui avaient été utilisés par la direction pour me faire partir et m’empêcher de leur parler, et en soulignant le caractère extrême et inacceptable de leurs procédés. J’ai fait part de mon souhait de continuer à enseigner à mes élèves, avec qui tout se passait très bien, mais cela nécessiterait que la direction puisse du moins cesser ses manœuvres de déstabilisation personnelle et professionnelle. Un parent a clairement parlé de « harcèlement moral », termes que je n’avais pas utilisés mais qui caractérisent fidèlement la situation, m’invitant à saisir la justice pénale. Lorsque j’ai répété l’accusation de « terroriste » qui m’a été lancée par M. SAOUDI, et de dangerosité pour les élèves justifiant mon interdiction à l'établissement dès le lendemain prononcée par Mme BOT, j’ai eu une petite crise de larmes (je précise que certains de mes élèves ont perdu des proches le 13 novembre). Des parents s'étant engagés à agir en ce sens, je me suis engagé auprès de tous, à leur demande et conformément à mon souhait, à être présent jeudi (car gréviste mardi, et n’ayant pas cours mercredi), et à poursuivre ma mission d'enseignement auprès de leurs enfants tant que cela me serait humainement possible. Et tout cela en la présence de la principale et de son adjoint qui sont restés avec moi durant toute la réunion de la FCPE, et étaient maintenant aux tous premiers rangs de l'audience des parents, entendant tout très distinctement. 

Je tenais vivement à vous informer de tout cela, en espérant que vous pourrez me soutenir et contribuer à restaurer des conditions qui me permettront d'assurer sereinement ma mission d'enseignement. Je vous informe que je compte également en informer le Rectorat pour faire diligenter une enquête sur ces faits inconcevables.

En vous priant de m’excuser pour ce message, et en vous remerciant par avance de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur, l’expression de ma considération respectueuse.

Salah Lamrani

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