Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

"Panama Papers" : ce que l'on sait sur ce scandale mondial d'évasion fiscale

Publié par wikistrike.com sur 3 Avril 2016, 20:35pm

Catégories : #Economie

12 chefs d’Etat et de gouvernement, 128 responsables politiques de premier plan, 29 des 500 + riches de la planète

12 chefs d’Etat et de gouvernement, 128 responsables politiques de premier plan, 29 des 500 + riches de la planète

Michel Platini, Lionel Messi ou encore Vladimir Poutine sont au cœur de révélations spectaculaires sur le système "offshore" de la finance mondiale.

Michel Platini, Lionel Messi, Vladimir Poutine et de nombreux chefs d'Etat et dirigeants mondiaux… Des dizaines de personnalités sont épinglées par des révélations sur  l'évasion fiscale suite à une fuite massive de documents. Les "Panama Papers", obtenus par le journal allemand Süddeutsche Zeitung et traités par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), montrentcomment une société permet aux riches de ce monde de placer leur argent dans la "finance offshore" (ce qui, selon les méthodes employées, n'est pas forcément illégal). Les révélations, qui s'annoncent explosives, vont se poursuivre tout au long de la semaine.

  • Les "Panama Papers", qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit de la fuite la plus massive de l'histoire du journalisme moderne : 2,6 téraoctets de données, 11,5 millions de documents, plus de 200.000 sociétés-écran… Le Consortium international des journalistes d'investigation s'est emparé de ces données pour montrer comment la société panaméenne Mossack Fonseca permet aux riches de ce monde de dissimuler leur argent dans la "finance offshore".

Quelque 378 journalistes, dans plus de 70 pays, ont enquêté sur le sujet. En France,Le Monde et le magazine de France 2 Cash Investigation ont eu accès aux documents :

  • D'où vient la fuite ?

Les documents ont été remis au Süddeutzsche Zeitung par une source dont l'identité n'a pas été divulguée aux autres médias participant à l'enquête. "L'authenticité des fichiers a toutefois pu être vérifiée à deux reprises, par la Süddeutzsche Zeitung et par Le Monde", précise lemonde.fr. Les autorités allemandes, britanniques et américaines ont eu accès à une partie de ces données. La France aussi se serait vue proposer l'achat d'une partie des Panama Papers.

  • Qui est concerné ?

Le choc est de dimension planétaire. Quelque 140 dirigeants politiques de plus de 50 pays sont mis en cause par le travail de l'ICIJ. Parmi eux, les Premiers ministres islandais et pakistanais, le président argentin Mauricio Macri, celui d'Ukraine Petro Porochenko, les familles dirigeantes de Jordanie, du Qatar, d'Arabie Saoudite ou d'Azerbaïdjan… Le parrain de la fille de Vladimir Poutine fait partie des personnalités épinglées. Des organisations mafieuses et terroristes sont également concernées.

En France, l'homme d'affaires Patrick Drahi, le sulfureux Ziad Takieddine, la Société générale et un millier de ressortissants français auraient également eu recours aux services de Mossack Fonseca. Cash Investigation évoque également les cas de Jérôme Cahuzac et Patrick Balkany.

 

Source

 

 

 Les gros poissons:

France Info

 

Ces français dans la tourmente

 

 

Plusieurs ressortissants français sont concernés par les révélations de plusieurs médias internationaux sur un gigantesque scandale d'évasion fiscale. 

Un scandale mondial qui n'épargne pas la France. Des médias internationaux ont révélé dimanche soir un gigantesque système d'évasion fiscale, baptisé "Panama Papers". De nombreuses personnalités du monde entier sont épinglées par cette longue enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), qui a mis au jour 11,5 millions de documents sur plus de 200.000 sociétés-écran. Au cœur du scandale : la société panaméenne Mossack Fonseca, qui permet aux riches de ce monde de dissimuler leur argent dans la "finance offshore". Parmi les Français impliqués dans ce système figurent notamment Patrick Drahi, Michel Platini ou encore Patrick Balkany. 

Michel Platini : une société écran créée en 2007. Michel Platini n'en a pas fini avec ses ennuis. Le président de l'UEFA, suspendu fin décembre pour 8 ans par la commission d'éthique de la Fifa dans le cadre de l'affaire du paiement controversé de 1,8 million d'euros reçu de la part de Joseph Blatter, est désormais cité dans le scandale "Panama Papers", tout comme Jérôme Valcke, ex-bras droit de Blatter.

L'ancien numéro 10 des Bleus s'est ainsi appuyé sur la société Mossack Fonseca pour créer une société offshore au Panama en 2007, onze mois après son élection à la tête de la Fifa, explique Le Monde. Cette société, Balney Enterprises Corp., est toujours active, assure le quotidien. "Tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses. S'ils veulent des informations sur cette société, qu'ils interrogent ma banque", a fait répondre Platini par son communicant.

Les autres noms : Balkany, Cahuzac, Drahi. D'autres Français ont été cités par la société de production Premières lignes, qui produit le magazine d'information de France 2 Cash investigation dont un numéro spécial sera diffusé mardi soir. Jérôme Cahuzac, l'ancien ministre du Budget, est ainsi épinglé, après avoir été (déjà) au cœur du scandale pour avoir dissimulé un compte en Suisse. De même, on retrouve le nom de Patrick Balkany, le député-maire LR de Levallois.

Une autre personnalité française apparaît dans ce scandale, et non des moindres. Il s'agit de Patrick Drahi, l'homme d'affaires franco-israélien à la tête du groupe multinational Altice (SFR, notamment). 

La Société générale impliquée. Une grande banque française est également citée. Ainsi, la Société Générale, qui "avait promis de changer, administre encore des dizaines de sociétés écran dans les paradis fiscaux", affirme Premières lignes. D'autres noms seront révélés par Le Monde et Cash investigation dans les jours à venir.

 

Source

 

 

Commenter cet article

Archives

Articles récents