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Les confessions d'un ex-agent du FBI

Publié par wikistrike.com sur 5 Mai 2016, 10:54am

Catégories : #Politique internationale

Les confessions d'un ex-agent du FBI

Prises de contrôle d’une ambassade, soulèvement de prisonniers, détournements d'avions, kidnapping – tout cela constitue le quotidien d'un négociateur d'otages au FBI.

Dans une interview à Business Insider, l'ex-agent du Federal Bureau of Investigation (FBI) Gary Noesner a révélé les détails de son travail dans ce service secret.


Embauché en 1972, M.Noesner a été impliqué dans de nombreux incidents: des prises d'otages et des suicides, plus de 120 cas de kidnapping impliquant des citoyens américains, des émeutes de prisonniers, des conflits armés avec des groupes d'extrême-droite, des fanatiques religieux et des détournements d'avion.

 

Après son départ à la retraite du FBI en 2003, il a été embauché comme premier vice-président de Control Risks, un service international de conseil en matière de risques, et a écrit "Stalling for Time: My Life as an FBI Hostage Negotiator" (en français "Gagner du temps: ma vie comme un négociateur d'otage au FBI").

Le processus d'embauche

Gary Noesner voulait travailler au FBI depuis l'âge de 12 ans, il a donc décidé de tenter sa chance après ses études supérieures.


La procédure comprenait une interview, un test d'aptitude physique et un examen théorique. En outre, le FBI a mené une enquête sur ses antécédents pour scruter si le candidat avait une dépendance à l'alcool, des problèmes de santé mentale ou des tendances criminelles.

 

M.Noesner avoue que l'ensemble du processus a été "extrêmement lent". En fait, le FBI perd parfois des candidats prometteurs parce qu'ils sont fatigués d'attendre le résultat des tests, note-il.

Le meilleur aspect du travail

Pour M.Noesner, l'implication dans le programme de négociation d'otage était la partie la plus intéressante de son emploi. Au début de sa carrière, il combinait ce travail avec des enquêtes liées au terrorisme, mais depuis les années 1990, il est devenu négociateur d'otages permanent.

"Nous effectuions des opérations — donc s'il y avait un détournement ou un affrontement avec des groupes d'extrême-droite, nous y allions physiquement et nous étions en charge de toutes les négociations. Nous avons également fait des recherches sur les effets de la privation de sommeil, le comportement et la maladie mentale", fait-il valoir.

L'ex-agent indique qu'il a apprécié les voyages partout dans le monde visant à enseigner l'art des négociations à d'autres forces de l'ordre.

Le pire aspect du travail

"Des braqueurs de banque ont une habitude intéressante, ils ont tendance à dévaliser les banques le vendredi après-midi. Quand j'étais agent, j'envisageais un bon week-end, puis tout à un coup à quatre heures quelqu'un braque une banque et c'est tout — je ne peux pas rentrer à la maison pour dîner avec ma famille ou pour un concert avec ma femme", déplore M. Noesner.

Il note qu'aucun de ses trois enfants n'a jamais eu le désir de travailler pour le FBI, probablement parce qu'ils ont vu son impact sur la vie familiale. "Je pense qu'ils sont tous très fiers de moi, mais aucun d'entre eux n'a choisi cette voie — et je soutiens totalement leurs décisions de prendre d'autres directions".

L'expérience la plus mémorable

Un des incidents les plus mémorables a eu lieu en 1988, quand l'agent a aidé à sauver une femme et un enfant. Mais le cas le plus dramatique était le siège de Waco, qui s'est déroulé du 28 février au 19 avril 1993 à la résidence du groupe religieux "Branch Davidians" dans la ville d'Elk, près de Waco au Texas. 82 personnes dont 21 enfants et le leader du groupe, David Koresh, ont péri, principalement dans l'incendie qui a mis fin aux 51 jours de siège par les forces de police et le FBI.

"Lors du premier assaut, nous avons réussi à faire sortir beaucoup de gens — et le second assaut est le pire souvenir de ma carrière", avoue-t-il.

Les idées reçues sur le FBI

Un des stéréotypes les plus répandus veut que les agents du FBI soient émotionnellement réservés, dépourvus d'humour et très méticuleux. "En réalité, les agents les plus efficaces peuvent être très agréables, amicaux et avoir un bon sens de l'humour", relève M.Noesner.

"Le travail consiste à pousser les gens à se détendre, à faire en sorte que les témoins vous aident, à pousser les des criminels à se confesser (…). Être sympathique est un trait très important au FBI".


En outre, il croit que les gens pensent que le FBI est "totalement secret". "Il y a uniquement une très petite quantité d'informations que l'agent du FBI ne peut dévoiler à personne. Sauf si quelque chose ou quelqu'un fait l'objet d'une enquête, nous pouvons généralement parler de ce sur quoi on travaille ou a travaillé dans le passé", indique l'ex-négociateur.

 

Et le plus grand mythe de tous est que le FBI arrive sur le lieu du crime et dit aux flics de "ficher le camp", comme ils le font à la télévision et dans les films.

"Le FBI peut être parfois arrogant, mais ce fait est grandement exagéré à Hollywood. Il y a généralement une interaction étroite, le FBI travaille en étroite collaboration avec la police, partage des informations, et ça c'est rarement montré à la télévision", poursuit Noesner.

 

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