« On rentrera par la fenêtre »

 

Pour justifier sa décision, le Préfecture de Police évoque l’article 5 de la loi sur l’état d’urgence, qui permet « d’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». Elle souligne les débordements récents causés « par des groupes d’individus déterminés, organisés et masqués ». Le courrier indique aussi qu’il « y a tout lieu de penser la présence » de tel ou tel militant cité nommément aux rassemblements organisés contre la loi Travail.

Des injonctions qui ne semblent pas faire peur aux dits militants. « Ces arrêtés sont la preuve que le gouvernement et ses forces de l’ordre n’arrivent plus à retenir la colère d’une jeunesse (et pas seulement) déterminée et motivée contre la « loi travail » et son monde et que, dépassés, ils sont prêts à tenter n’importe quelle parade (comme l’accusation de « tentative d’homicide » sur un policier à Nantes par un lycéen de 18 ans à qui nous apportons tout notre soutien) pour tenter de la stopper. Vous voulez nous faire sortir par la porte ? On rentrera par la fenêtre… A bientôt dans les rues… », indique Le collectif Action Antifasciste Paris-Banlieue dans un communiqué.

 

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