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Des phares électriques dans le cosmos

Publié par wikistrike.com sur 16 Juin 2016, 07:47am

Catégories : #Astronomie - Espace

Photo: Emplacements de deux pulsars dans la Nébuleuse de la Tarentule. Crédit : Goddard Space Flight Center de la NASA ; fond : ESO/R. Fosbury (ST-ECF).

Photo: Emplacements de deux pulsars dans la Nébuleuse de la Tarentule. Crédit : Goddard Space Flight Center de la NASA ; fond : ESO/R. Fosbury (ST-ECF).

 

Des effets électriques actionnent les pulsars.

Toute particule voyageant sur une trajectoire courbe ou accélérée en ligne droite, crée une émission électromagnétique aussi connue sous le nom de rayonnement synchrotron. Le rayonnement synchrotron, phénomène démontré lors d’expériences de laboratoire, émet des rayons X et gamma.

Les rayons gamma appartiennent à une classe de particules « électromagnétiques » théoriques appelées photons. N’ayant aucune masse physique évaluée, les photons voyagent à vitesse énorme, jusqu’à 2.993×1010 centimètres par seconde. Cette formidable vitesse accroît suffisamment leur inertie pour qu’ils puissent arracher les électrons d’un atome, et ionisent de ce fait la matière.

Les rayons gamma sont capables de traverser l’espace entre atomes (longueur d’onde de 0,1 nanomètre), mais certains cristaux denses constituent de bons détecteurs de rayons gamma. Ainsi, quand des rayons gamma ionisent des particules au sein de la matrice cristalline, celle-ci émet des électrons, selon le processus connu sous le nom de diffusion Compton. Ce sont les électrons qui sont détectés et non les rayons gamma eux-mêmes.

Le 11 juin 2008, la NASA a lancé le télescope spatial Fermi, sensible aux rayons gamma. Sa principale mission est de cartographier les énergies à très haute fréquence électromagnétique, en particulier les rayons gamma. Bien que l’on nous dise que les rayons gamma parcourent l’espace sur des milliards d’années-lumière, ils sont incapables de transpercer la haute atmosphère terrestre. C’est pourquoi, le satellite Fermi est sur une orbite extérieure aux couches atmosphériques de plus grande densité.

Selon un récent communiqué de presseFermi a détecté un pic de rayons gamma provenant de la Nébuleuse de la Tarentule, dans le Grand Nuage de Magellan. Cela en fait le premier « … pulsar à rayons gamma extragalactique. » Baptisé J0540, ce pulsar est dit être en rotation à 19 tours par seconde, presque aussi rapide que les lames d’un mixeur ménager.

Pierrick Martin, astrophysicien au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP) a dit :

Il est maintenant évident qu’un seul pulsar, PSR J0540-6919, est responsable de la moitié, en gros, des rayons gamma que nous pensions à l’origine provenir de la nébuleuse. C’est une véritable surprise.

Comme cela a été écrit ailleurs, la compréhension de Hannes Alfvén de la physique des hautes énergies cosmiques, était que les « doubles couches explosives » devraient être considérées comme une nouvelle classe d’objet céleste. Le long des filaments de plasma, les zones de striction longitudinales (Z-pinch) créent des plasmoïdes qui évoluent en étoiles et galaxies. L’électricité actionne les étoiles, et quand la densité de courant est trop grande, les doubles couches du circuit stellaire libèrent brusquement leur énergie excédentaire. Apparaissent alors comme des pulsars, des jaillissements de rayons gamma, de rayons X, ou des flamboiements de lumière ultraviolette.

L’astrophysique admise par consensus suppose que les pulsars sont des étoiles à neutrons dotées de champs magnétiques de plus de 1015 Gauss. En comparaison, le champ magnétique de la Terre mesure environ un demi-Gauss. Toutefois, comme jamais étoile à neutrons n’a été observée, la preuve de ce magnétisme est indirecte. Comme des champs magnétiques intenses sont observés lors d’impulsions de quelques fractions de seconde, il doit y avoir un courant électrique qui produit l’effet pulsar. Ce « courant d’alimentation » doit également faire partie d’un circuit, puisqu’une charge électrique continuelle doit compléter tout circuit.

Dans la théorie de l’étoile électrique, il est logique que des effets de résonance soient à l’origine des oscillations des pulsars dans certains circuits électriques. Une décharge d’électricité très puissante et soudaine dans une double couche, la fera exploser. Ces déchaînements d’énergie débutent par un pic soudain, puis diminuent graduellement, à la manière des coups de foudre.

 

The Thunderbolts Project, Stephen Smith
Original : www.thunderbolts.info/wp/2016/06/13/electric-lighthouses-in-space/
Traduction Petrus Lombard

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