En utilisant des drones et des images satellites de Google Earth, les équipes de Christopher Tuttle et Sarah Parcak, deux archéologues américains, ont découvert une structure enfouie sous le sable dans la cité antique de Petra (sud de la Jordanie).

Une plate-forme qui mesure plus de 2.700 m2

Probablement utilisée pour des cérémonies religieuses ou des fêtes et érigée vers le 2e siècle avant notre ère, cette plate-forme mesure plus de 2.700 m2 (56 mètres de longueur et large de 49 mètres de largeur) et est située à 800 mètres au sud du plus célèbre temple de Petra, la Khazneh (le Trésor).

« Comprendre comment les monuments et les sites sont reliés les uns aux autres »

Alors pourquoi cette plateforme n’avait-elle pas été découverte plus tôt ? Si les archéologues passent au peigne fin le site de Petra depuis plus de 200 an, le lieu de cette découverte n’était pas clairement visible depuis le sol ou les collines voisines. Et les archéologues de remercier les nouvelles technologies que sont les photos haute résolution et les drones.

« L’utilisation d’imagerie satellite et de drones peut fournir aux archéologues de larges perspectives aériennes leur permettant d’identifier les faibles empreintes d’anciens bâtiments et ainsi de comprendre comment les monuments historiques et les sites sont reliés les uns aux autres », résume ainsi Christopher Tuttle à National Geographic.

Publiée cette semaine dans le Bulletin des écoles américaines de recherche orientale, cette découverte a été qualifiée « d’immense » et « d’unique » par la ministre du Tourisme et des antiquités Lina Annab au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue, ce lundi, à Amman.

Un travail intensif de fouilles et d’analyses

Si peu de détails ont filtré, de nouvelles fouilles devraient prochainement être entreprises à l’endroit désigné par les chercheurs. Des travaux qui devraient en dire plus sur cette plate-forme située sur un site élu Merveille du monde en 2007. « Cette découverte inédite doit être suivie d’un travail intensif de fouilles et d’analyses », a effectivement précisé Mohamed al-Nawafleh.

Un chef de l’Agence de développement et de tourisme de Petra qui a dit espérer que ce travail archéologique relance le tourisme dans l’immense cité antique de Petra, taillée dans du roc rosé il y a quelque 2000 ans par les Nabatéens. En effet, la fréquentation par des visiteurs étrangers y a quasiment été divisée par trois en cinq ans, passant de près de 900.000 en 2010 à 315.000 en 2015.