Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

La policière aux commandes de la vidéosurveillance de Nice a reçu des pressions de l'Intérieur

Publié par wikistrike.com sur 24 Juillet 2016, 07:56am

Catégories : #Politique intérieure

La policière aux commandes de la vidéosurveillance de Nice a reçu des pressions de l'Intérieur

Nouvel élément dans la polémique. Sandra Bertin, la policière aux commandes de la vidéosurveillance de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 juillet, le soir de l'attentat qui a fait 84 morts et plus de 330 blessés, assure dans «le Journal du dimanche» avoir subi des pressions du ministère de l'Intérieur concernant le traitement des images.

 

Le lendemain de l'attentat, elle explique avoir «eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité. Je lui ai répondu que je n’écrirais que ce que j’avais vu. Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos». «Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par e-mail une version modifiable du rapport (...) J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran (...) J’ai finalement envoyé par e-mail une version PDF non modifiable et une autre modifiable», ajoute-t-elle dans le JDD.

 

 

 

«Il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images»

 

Une polémique oppose depuis plusieurs jours Christian Estrosi, président (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et maire adjoint de Nice, à Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, sur le nombre de fonctionnaires de police nationale présents ce soir-là et sur le dispositif de sécurité en général, images de vidéosurveillance à l'appui. L'inspection générale de la police nationale (IGPN) doit rendre un rapport cette semaine. De plus, la sous-direction antiterroriste (Sdat) a demandé à ce que les enregistrements vidéo soient effacés afin d'éviter la diffusion des images. La mairie de Nice s'y est opposé.

 

Concernant l'effacement des images, Sandra Bertin, qui est aussi secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice, explique qu'«il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images de notre part». 

 

Par ailleurs, cette fonctionnaire souligne que les équipes n’ont pas pu arrêter(le camion). On ne crève pas les pneus d’un 19 tonnes avec un revolver !» «Si les policiers municipaux «avaient été armés comme nos collègues de la police nationale, une de nos revendications, ils auraient pu le stopper», assène-t-elle. 

 

Une comparaison malheureuse avec le Bataclan

 

Autre polémique qu'elle tente de désamorcer : le fait que le camion n'ait pas été signalé lors de repérages effectués par le terroriste les jours précédant le 14 juillet. «Le problème, c’est qu’il n’est pas aberrant de voir un camion de 19 tonnes sur la promenade des Anglais. Tous les jours, ce type de poids lourd vient livrer les hôtels, approvisionner les plages. Ce ne sera pas le premier ni le dernier».

 

Enfin, elle salue le travail de ses collègues avec une comparaison qu'elle reconnaît elle-même comme étant maladroite. «Le camion est repéré vingt secondes après son entrée sur la promenade par la police municipale. Je suis sidérée par les accusations sur notre travail. Ce soir-là, le terroriste est neutralisé en une minute, contre deux heures au Bataclan (le 13 novembre 2015, lors d'attentats multiples à Paris et Saint-Denis). Je suis désolée pour la comparaison malheureuse.»

 

Source

ouvel élément dans la polémique. Sandra Bertin, la policière aux commandes de la vidéosurveillance de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 juillet, le soir de l'attentat qui a fait 84 morts et plus de 330 blessés, assure dans «le Journal du dimanche» avoir subi des pressions du ministère de l'Intérieur concernant le traitement des images.

 

Le lendemain de l'attentat, elle explique avoir «eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité. Je lui ai répondu que je n’écrirais que ce que j’avais vu. Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos». «Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par e-mail une version modifiable du rapport (...) J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran (...) J’ai finalement envoyé par e-mail une version PDF non modifiable et une autre modifiable», ajoute-t-elle dans le JDD.

 

 

 

«Il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images»

 

Une polémique oppose depuis plusieurs jours Christian Estrosi, président (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et maire adjoint de Nice, à Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, sur le nombre de fonctionnaires de police nationale présents ce soir-là et sur le dispositif de sécurité en général, images de vidéosurveillance à l'appui. L'inspection générale de la police nationale (IGPN) doit rendre un rapport cette semaine. De plus, la sous-direction antiterroriste (Sdat) a demandé à ce que les enregistrements vidéo soient effacés afin d'éviter la diffusion des images. La mairie de Nice s'y est opposé.

 

Concernant l'effacement des images, Sandra Bertin, qui est aussi secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice, explique qu'«il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images de notre part». 

 

Par ailleurs, cette fonctionnaire souligne que les équipes n’ont pas pu arrêter(le camion). On ne crève pas les pneus d’un 19 tonnes avec un revolver !» «Si les policiers municipaux «avaient été armés comme nos collègues de la police nationale, une de nos revendications, ils auraient pu le stopper», assène-t-elle. 

 

Une comparaison malheureuse avec le Bataclan

 

Autre polémique qu'elle tente de désamorcer : le fait que le camion n'ait pas été signalé lors de repérages effectués par le terroriste les jours précédant le 14 juillet. «Le problème, c’est qu’il n’est pas aberrant de voir un camion de 19 tonnes sur la promenade des Anglais. Tous les jours, ce type de poids lourd vient livrer les hôtels, approvisionner les plages. Ce ne sera pas le premier ni le dernier».

 

Enfin, elle salue le travail de ses collègues avec une comparaison qu'elle reconnaît elle-même comme étant maladroite. «Le camion est repéré vingt secondes après son entrée sur la promenade par la police municipale. Je suis sidérée par les accusations sur notre travail. Ce soir-là, le terroriste est neutralisé en une minute, contre deux heures au Bataclan (le 13 novembre 2015, lors d'attentats multiples à Paris et Saint-Denis). Je suis désolée pour la comparaison malheureuse.»

ouvel élément dans la polémique. Sandra Bertin, la policière aux commandes de la vidéosurveillance de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 juillet, le soir de l'attentat qui a fait 84 morts et plus de 330 blessés, assure dans «le Journal du dimanche» avoir subi des pressions du ministère de l'Intérieur concernant le traitement des images.

 

Le lendemain de l'attentat, elle explique avoir «eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité. Je lui ai répondu que je n’écrirais que ce que j’avais vu. Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos». «Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par e-mail une version modifiable du rapport (...) J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran (...) J’ai finalement envoyé par e-mail une version PDF non modifiable et une autre modifiable», ajoute-t-elle dans le JDD.

 

 

 

«Il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images»

 

Une polémique oppose depuis plusieurs jours Christian Estrosi, président (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et maire adjoint de Nice, à Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, sur le nombre de fonctionnaires de police nationale présents ce soir-là et sur le dispositif de sécurité en général, images de vidéosurveillance à l'appui. L'inspection générale de la police nationale (IGPN) doit rendre un rapport cette semaine. De plus, la sous-direction antiterroriste (Sdat) a demandé à ce que les enregistrements vidéo soient effacés afin d'éviter la diffusion des images. La mairie de Nice s'y est opposé.

 

Concernant l'effacement des images, Sandra Bertin, qui est aussi secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice, explique qu'«il n’y a jamais eu la moindre fuite d’images de notre part». 

 

Par ailleurs, cette fonctionnaire souligne que les équipes n’ont pas pu arrêter(le camion). On ne crève pas les pneus d’un 19 tonnes avec un revolver !» «Si les policiers municipaux «avaient été armés comme nos collègues de la police nationale, une de nos revendications, ils auraient pu le stopper», assène-t-elle. 

 

Une comparaison malheureuse avec le Bataclan

 

Autre polémique qu'elle tente de désamorcer : le fait que le camion n'ait pas été signalé lors de repérages effectués par le terroriste les jours précédant le 14 juillet. «Le problème, c’est qu’il n’est pas aberrant de voir un camion de 19 tonnes sur la promenade des Anglais. Tous les jours, ce type de poids lourd vient livrer les hôtels, approvisionner les plages. Ce ne sera pas le premier ni le dernier».

 

Enfin, elle salue le travail de ses collègues avec une comparaison qu'elle reconnaît elle-même comme étant maladroite. «Le camion est repéré vingt secondes après son entrée sur la promenade par la police municipale. Je suis sidérée par les accusations sur notre travail. Ce soir-là, le terroriste est neutralisé en une minute, contre deux heures au Bataclan (le 13 novembre 2015, lors d'attentats multiples à Paris et Saint-Denis). Je suis désolée pour la comparaison malheureuse.»

Commenter cet article

Archives

Articles récents