Commentaire : En politique rien n'arrive par hasard. Alors que la France se rapproche de la Russie et rejette le TTIP, elle est de nouveau frappée par un attentat. Un message de l'Empire du Chaos pour que la France reste dans le rang ? 
 
 

"J'ai vu le camion qui fonçait et des corps qui voltigeaient": les témoins de l'attentat qui a endeuillé Nice jeudi soir, pendant les festivités du 14 juillet, décrivent un moment d'"horreur" qui a frappé des familles qui venaient d'assister au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais. 

Najate, Niçoise de 52 ans qui traversait la promenade des Anglais au moment des faits: "J'ai entendu un boum, je me suis retournée et là, j'ai vu le camion qui fonçait et des corps qui voltigeaient. On voyait qu'il voulait faire le maximum de victimes. Il roulait vite. C'était horrible. J'ai vu un père avec son fils de deux ans dans les bras. Le petit était mort. (Après) je ne comptais plus les morts". 

 

"Tout à coup, l'horreur" 

Suzy, retraitée de 65 ans: "Le camion est passé très très vite, je me suis dit 'c'est pas possible, il faut partir', alors qu'on était vraiment bien, il était superbe ce feu d'artifice, on était tranquilles, contents, satisfaits et tout d'un coup, l'horreur, tout d'un coup, un camion qui déboule à fond, des tirs de pistolet, de fusil --je connais pas les armes et je veux pas les connaître. (...) J'ai eu la chance d'être du bon côté de la promenade: il y a la bande avec les arbres et c'était de l'autre côté. (...) J'étais à la terrasse d'un café et je me suis précipitée au fond du café." 

 

Commentaire : Plusieurs témoins ont évoqué des tirs dans la foule :
"Nous étions sur le boulevard en train de regarder les différents spectacles lorsqu'un camion blanc a surgi et a foncé sur nous. Nous nous sommes enfuis vers la plage, de nombreuses personnes fuyaient la Promenade des Anglais et ils filaient vers la mer pour y plonger. Derrière nous, nous avons entendu des tirs. Apparemment des tirs dans la foule".
Néanmoins, ces tirs ne pouvaient provenir du "camionneur fou" puisque d'autres témoins l'ont décrit comme extrêmement maladroit :
Après avoir regardé le feu d'artifice avec sa fille sur la Promenade des Anglais, Majid se trouvait sur la plage quand il a entendu "un grand bruit", rapporte le site de BFM TV. L'infirmier témoigne sur RMC: "Je vois ce camion blanc s'immobiliser à 20 mètres de nous. Et un homme apparaît à la fenêtre du camion." 

Selon Majid, un passant a tenté d'arrêter la course folle du chauffeur qui a fait au moins 84 morts. "Un passant je pense essaye d'ouvrir la porte et le chauffeur sort à ce moment-là un pistolet. J'étais assez près pour voir l'arme en question. Le passant essaye de sauter sur la cabine pour lui arracher l'arme des mains." 

Majid décrit un assaillant maladroit: "Je pense qu'il n'arrivait pas à enlever la sécurité de son arme (...) C'est là que je me dis que c'était vraiment des rigolos. Il avait son pistolet et il n'arrivait pas à tirer. Il essayait d'échapper à cet homme qui lui sautait dessus et de tirer en même temps." 

 


Avec sa fille, Majid s'éloigne pour se mettre à l'abri. "On a couru le plus vite possible. C'est là qu'on a croisé des policiers armés qui sont intervenus. On a entendu des dizaines de coups de feu." 

Un témoignage qui rejoint les propos du député Eric Ciotti. "Une personne dans la foule a sauté sur le camion pour essayer de l'arrêter, c'est à ce moment-là que les policiers ont pu neutraliser le terroriste", déclarait l'homme politique ce vendredi matin à l'AFP. Le chauffeur a ensuite été abattu par une policière. 

Sur RMC, Majid a salué le courage de cet inconnu. "Je ne sais pas ce qu'il est devenu, mais je voulais lui rendre hommage. C'est une image qui me restera à jamais, c'était incroyable."
De surcroît, d'autres personnes parlent aussi d'explosions, même si celles-ci pourraient s'expliquer par le feu d'artifices ou des pétards (à 1:27): 
 

"Débandade" 

Pascale se trouvait à proximité de l'hôtel Negresco: "Il y a eu un mouvement de foule, j'ai pensé tout de suite à un attentat en me disant 'chasse tes idées!'. Avec mon ami on est remontés sur la promenade (des Anglais, ndlr) pour écouter un groupe de rock mais la première chanson n'est pas finie, on entend des cris, les gens qui poussent et on entend des coups de feu. Ca a été la débandade, on a couru comme des fous. A un moment donné, on courait vers le Negresco, mon copain m'a dit 'saute, saute'. On avait le sentiment qu'on nous tirait dessus. On a couru vers la mer pour échapper aux tirs, il y a des gens qui allaient dans la mer. En remontant sur la promenade on est tombé malheureusement sur les méfaits du camion. Des marins nous ont dit que c'était un camion fou qui avait fauché les gens. Il y avait un jeune homme grièvement blessé. J'ai couru dans toutes les directions pour trouver un médecin qu'on a ramené vers le jeune homme. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je n'ai pas peur, je me dit juste 'qu'est ce que je peux faire?'". 

"À 120 ou 150km/h" 

Laroussi, un touriste tunisien: "On a vu le camion à 120 ou 150 km à l'heure. On était vers la plage. Il a pris la direction vers le casino. Les gens sons devenus fous. j'ai vu un petit coupé en deux, sa poussette est restée intacte. On n'a pas pu dormir de la nuit. C'est horrible. Pourquoi n'y avait-il pas de barrages? Les policiers ne sont arrivés que 20 minutes après".