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François Hollande, ses idées, et ses petits soldats sur le continent africain

Publié par wikistrike.com sur 27 Septembre 2016, 05:47am

Catégories : #Politique intérieure, #Politique internationale

François Hollande, ses idées, et ses petits soldats sur le continent africain

L’impérialisme français est hyperactif de nos jours. Depuis avril 2012 la DGSE, équivalent français de la CIA, vient en aide à des terroristes français pour qu’ils entrent en Syrie afin d’y décapiter des enfants et de manger leurs organes au nom des « droits de l’homme ». Bien que nous ayons affirmé ceci depuis longtemps, le Ministère français de la Vérité a dorénavant discrètement reconnu que nous avions toujours eu raison.

En Afrique, les Français ont encadré les terroristes de Boko Haram contre le régime de l’intransigeant et sinophile Paul Biya, au Cameroun. En janvier 2015, des forces spéciales françaises ont, selon Afrique Media, été arrêtés par les militaires camerounais combattant aux côtés des terroristes takfiristes pour être rapatriés en catimini vers la France, sur ordre du Palais de l’Élysée.

Mali

En 2012, les Français ont inondé le Mali avec des terroristes qu’ils avaient utilisés en Libye. La campagne de bombardements permit à la France de « reconquérir » le Mali, selon les termes du Ministre français des Affaires Étrangères. Le pays est désormais détruit et divisé, mais il est très ouvert et accessible aux entreprises françaises et étasuniennes d’extraction de ressources.

République Centrafricaine

Un an plus tard, les Français ont inondé la République Centrafricaine de terroristes takfiristes Seleka, financés par les Saoudiens. Les terroristes Seleka ont coupé beaucoup de têtes mais disposaient de porte-paroles dans les médias français s’exprimant dans un français impeccable. L’ancien dictateur installé par la France en RCA, François Bozizé, que l’ancien président français Nicolas Sarkozy décrivait comme « l’idiot autiste de Bangui », avait signé des contrats pétroliers majeurs avec Beijing. Les contrôleurs de Bozizé à Paris en étaient furieux.

Cameroun

Les Français ont utilisé l’opération en RCA pour obtenir des renforts dans la déstabilisation du Cameroun. Le Président du Cameroun Paul Biya fit appel à la Chine pour qu’elle lui apporte une aide militaire dans la lutte contre les terroristes. Un consultant en sécurité de premier plan a informé Afrique Media qu’une ligne de soutien logistique des terroristes, partant de la capitale de RCA Bangui à la capitale tchadienne N’Djamena avait été dissoute par l’intervention de forces spéciales chinoises basées en Algérie. Il n’y a pas moyen de confirmer ou d’infirmer cette information. Mais si elle est exacte elle suggère que la Chine impose davantage sa volonté en Afrique en s’attaquant au terrorisme – un terrorisme français! La présence d’une base militaire chinoise dans l’ancienne colonie française de Djibouti ne plaît pas davantage à Paris.

Congo-Brazzaville

Les Chinois ont aussi causé beaucoup de problèmes dans l’ancienne Afrique Équatoriale Française. Il y a quelques mois, les Français se sont livrés à une tentative de coup d’état contre leur ancienne marionnette Denis Sassou-Nguesso. Sassou-Nguesso s’est de plus en plus tourné vers la Chine ses dernières années, au grand désarroi de Paris et de Washington.

L’agent français, le Général Mokoko croupit désormais dans une geôle de Brazzaville pour haute trahison. Une vidéo du général a été révélée à la presse, le montrant en train de conspirer avec la DGSE pour renverser le régime Sassou-Nguesso pour le compte des intérêts impérialistes français. Il avait promis d’être loyal envers la France, et de ce fait les services d’information de l’Empire ont été on ne peut plus flatteurs dans leur description de cet Alcibiade contemporain. Il nous est dit qu’il lit actuellement de gros ouvrages sur Napoléon tout en digérant les classiques de la littérature française. Aah, nostalgie impériale française quand tu nous tiens, avec tes acolytes africains lettrés!

Burundi

Le Burundi, un pays progressiste où officie le Président le plus populaire d’Afrique, Pierre Nkurunziza, se bat contre la désinformation médiatique française depuis 2010 mais Paris et l’ancien esclavagiste colonial belge mènent une guerre secrète contre ce pays depuis avril 2015.

L’ambitieux programme de développement de Nkurunziza et son penchant pour l’investissement des BRICS ne sont pas dans l’intérêt de l’Union Européenne. L’UE a employé de faux prétextes de problèmes constitutionnels pour évincer Nkurunziza, ainsi que des meutes de jeunes violents et enragés décrits comme des « manifestants pacifiques ». Les États-Unis ont également été lourdement impliqués dans la guerre néocoloniale par le biais de l’omniprésente ennemie de toutes choses africaines, l’Ambassadrice US à l’ONU Samantha Power. Pour les lecteurs qui connaissent mal Samantha Power, c’est une femme qui a écrasé un petit garçon de sept ans avec sa voiture et ne s’est pas arrêtée! Samantha a l’Afrique dans son cœur!

Les Nations Unies, sous la direction de Power, ont diffusé un rapport mensonger affirmant que le gouvernement du Burundi projette un génocide contre la minorité Tutsi du pays. Des milliers de Tutsis et de Hutus ont défilé dans les rues pour dénoncer les mensonges de l’ONU.

Mais le Burundi est doté d’un appareil militaire et de renseignements fort. Ils ont réussi à résister pendant plus d’un an et semblent être à même de tenir le coup.

République Démocratique du Congo

Pendant ce temps, dans la République Démocratique du Congo, il y a un renouveau des troubles.

Depuis son accession à l’indépendance en 1960, le pays a été une néo-colonie des intérêts occidentaux et a été maintenu dans un état permanent de guerre et de pauvreté. Le Congo est la nation la plus riche du monde. Mais son peuple vit dans la misère. La contradiction porte le nom de capitalisme. Depuis que la CIA et des agents des services secrets belges ont assassiné le premier Premier Ministre du pays Patrice Lumumba en 1961, les dirigeants fantoches se sont avérés peu fiables.

Sese Seko Mobutu a dirigé le pays pour le compte du néo-colonialisme atlantiste pendant plusieurs décennies. Mobutu était « notre homme au Congo » jusqu’à ce que, s’appuyant sur une bourgeoisie nationale émergente lui donnant une légitimité, Mobutu a commencé à ne plus être d’accord avec Bruxelles, Paris et Washington. Washington n’a pas perdu de temps et a dépêché des forces spéciales au Rwanda pour assister le génocidaire Paul Kagame fraîchement installé dans l’organisation d’une invasion armée de la RDC en 1996. Le Rwanda reçut aussi l’assistance de l’Ouganda de Yoweri Museveni ainsi que des forces révolutionnaires de Laurent-Désiré Kabila. Mobutu quitta le pouvoir. Le bilan des morts issus des guerres déclenchées par les USA est estimé s’élever à 5-6 millions de personnes. Mais nombreux sont ceux qui affirment que leur vrai nombre est beaucoup plus élevé.

Cependant, une fois qu’il  a pris le pouvoir, Kabila s’est rapidement détourné de ses soutiens US, a rompu les liens avec Kagame et Museveni et proclamé sa préférence pour l’investissement chinois. Les « dieux de l’empire » n’ont pas apprécié et Kabila fut promptement assassiné. Dès lors, le pays souffrait de la prédation des milices de Kagame soutenues par les USA, qui massacraient en masse dans la province riche en minéraux du Kivu, avec l’appui massif de l’impérialisme occidental.

Depuis qu’il a pris le pouvoir en 2001, Joseph Kabila a réussi à ramener un haut degré de stabilité. Il a libéré du terrorisme une grande partie du pays. La bourgeoisie nationale congolaise voulait le progrès et une fin au capitalisme de casino des pilleurs soutenus par l’Occident comme Kagame. En 2011 le Président Kabila lança le slogan quelque peu tautologique de « révolution de la modernité ». Avec de nouveaux grands barrages hydro-électriques et des centrales électriques, des routes, des projets immobiliers et de transport, Kabila a, et c’est à son crédit, transformé le pays. Il jouit du soutien de forces populaires comme le Parti Communiste Congolais, qui entend raviver l’esprit de Lumumba et de Pierre Mulele. Il n’est pas bon de voir un dirigeant fort comme Kabila quitter son poste au plus tard l’année prochaine. La RDC devrait considérer de modifier la Constitution pour y abolir les limites de mandats. Les limites de mandats et la démocratie multi-partite sont des paravents pour les intérêts néocoloniaux. Le pays a besoin d’unité et d’une forte direction nationaliste.

Le pouvoir juif est fortement impliqué dans les troubles actuels. Les Israéliens ont dominé l’industrie diamantaire du pays et possèdent désormais même une marionnette qui affirme être un Juif. Son nom est Moïse Katumbi et il promet, dans les termes de Benjamin Netanyahou, « d’ouvrir l’Afrique à Israël ». En réalité, Israël a été construit avec l’or extrait par le travail forcé au Congo. Mais l’holocauste congolais n’est pas considéré comme important puisqu’ils ne sont pas juifs.

Katumbi est un homme riche à millions, et de toute évidence le choix de l’Empire dans les élections à venir. Le problème est que les autorités électorales ont décidé de repousser les élections à juillet 2017. C’est une sage décision car ils n’ont pas encore pu enregistrer tous les électeurs. La « communauté internationale » auto-proclamée s’en désole puisqu’ils veulent que Kabila s’en aille. Kabila s’est entouré de politiciens nationalistes qui veulent échapper au joug néocolonial occidental. La Chine a d’immenses projets d’infrastructure dans le pays. En fait, la République Démocratique du Congo est le projet le plus ambitieux de l’impérialisme chinois. Le capitalisme sous monopole d’état chinois construit les infrastructures, paye plus cher les ressources naturelles et ne rêverait jamais d’émettre des déclarations néocoloniales et insultantes comme la récente condamnation de Kinshasa par le Président François Hollande. Le « régime » Kabila n’a pas mâché ses mots en répondant à Hollande, rappelant fermement au Président français que la République Démocratique du Congo n’est pas un territoire français.

La presse impériale occidentale en bafouille dans sa mission dévote de désinformation du lecteur européen de bon aloi. Un article paru dans Le Monde affirme que les manifestants appelant le Président à « quitter le pouvoir » à Kinshasa portaient des pierres dans leurs mains. Il reconnaît qu’ils ont déjà lynché des policiers et violemment attaqué des civils, ainsi que détruit des bâtiments publics. Il reconnaît également que la police garde ses distances vis-à-vis des émeutiers. Pourtant dans le même article nous lisons que Human Rights Watch, qui est une organisation financée par George Soros, fustige la police pour leur répression sévère de manifestants pacifiques! Cela laisse songeur, d’imaginer ce qui se passerait à Paris si l’on manifestait sans permission, armé, lynchant la police et mettant le feu aux édifices publics!

Gabon

Dans la néo-colonie française riche en pétrole qu’est le Gabon, l’élection présidentielle de juillet a vu une explosion de violence après que le candidat soutenu par la France Jean Ping ait perdu face au Président en exercice Ali Bongo. Jean Ping en appela à l’intervention de l’ancien maître colonial. Des experts français sur l’Afrique tel Antoine Glaser déclarent maintenant les mêmes choses qu’ils avaient affirmé précédant l’assaut français contre la Côte d’Ivoire en 2011, c’est-à-dire que la France n’y possède pas d’intérêts stratégiques. C’est faux. La France possède une base militaire dans son ancienne colonie et a largement profité de l’économie du pays pendant plusieurs décennies par l’imposition de dictateurs corrompus. Ali Bongo prit le pouvoir par un coup d’état militaire en 2009 avec l’aide des Français. Il devait servir les élites françaises. Mais à la place, Bongo décida de trahir ses maîtres. Il donna de lucratifs contrats pétroliers à la Chine et embaucha l’aide chinoise pour développer l’industrie agricole du pays. Et en plus, l’état gabonais poursuit actuellement le géant pétrolier français Total pour 805 millions de dollars de retards d’impôts. Paris dit que Bongo doit partir! Il y a des signes indiquant qu’Ali Bongo est peut-être différent de son père. Il s’est engagé à remettre l’héritage paternel à l’état. Il ne faut pas se faire d’illusions sur la bienveillance de Bongo. Mais il est clair qu’il défend désormais les intérêts capitalistes africains plutôt que ceux de l’Empire. Jean Ping est l’ancien époux de Pascaline Bongo, l’une des directrices de Total. Ping a des intérêts personnels dans les pratiques frauduleuses de Total. Total déteste Bongo tout comme la « communauté internationale ».

La ruée « révolutionnaire » vers l’Afrique

L’impérialisme occidental a lâché la bride en Afrique. La jeunesse du continent est l’otage d’ONGs qui se spécialisent dans la manipulation de l’esprit de révolte de la jeunesse; ils se servent de propagande trotskyste perfectionnée pendant le Printemps Arabe. Les élites impérialistes occidentales affirment vouloir répandre le Printemps Arabe à travers toute l’Afrique. Elles ont déjà fait beaucoup de chemin. François Hollande a récemment déclaré aux Nations Unies que « la France a une grandes idée pour le monde ». Jeunesse de France, avez-vous la moindre idée de ce que font subir vos vieillards à des pays étrangers? Croyez-vous vraiment tout ce qu’ils vous disent à propos de ces pays que vous savez qu’ils exploitent et soumettent? Comment pouvez-vous écouter le propriétaire du journal Le Monde, Matthieu Pigasse, également directeur de la Banque Lazard, vous dire qu’il veut voir le Printemps Arabe déferler à travers l’Afrique et ne pas comprendre ce qu’il entend par là, ne pas comprendre ce que son service de presse entend dans l’usage de termes comme « communauté internationale » et « société civile »? Jeunesse de France, Pigasse veut la révolution? Donnez-la lui!

Jeunesse d’Afrique, boutez toutes ces ONGs hors de chez vous maintenant et ravivez l’esprit de Sankara, Lumumba et Mulele! Éduquez votre jeunesse à propos des stratagèmes de l’impérialisme!

La France, qui déborde de dettes et sombre dans le cloaque de son propre orgueil impérial, s’est embarquée dans une dernière razzia de pillage et de viol du Continent Noir – c’est une partie de la « grande idée » de la France pour le monde, le 11 septembre 1991 après la dissolution de l’URSS, le Président George Bush annonça au Congrès US que le Nouvel Ordre Mondial était en route et que c’était une « grande idée ». Les millions de cadavres en décomposition des guerres impériales françaises et étasuniennes en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie, en Irak, au Cameroun, au Gabon, au Burundi, en République Centrafricaine, au Rwanda, au Congo-Brazzaville, en République Démocratique du Congo – et la liste est beaucoup plus longue – apportent leur propre témoignage du sens inique de la « grande idée pour le monde » de l’impérialisme occidental.

Gearóid Ó Colmáin

Source: http://ahtribune.com/world/africa/1222-france-africa.html

Traduit par Lawrence Desforges

source: https://globalepresse.net/2016/09/26/la-grande-idee-de-la-france-pour-le-monde/

 

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