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L'interview absurde de Hollande sur la venue de Poutine en France

Publié par wikistrike.com sur 11 Octobre 2016, 10:07am

Catégories : #Politique intérieure

N'importe qui, mais par pitié, plus lui

N'importe qui, mais par pitié, plus lui

La venue de Vladimir Poutine en France divise la classe politique française. En raison des "crimes de guerre" commis selon François Hollande par la Russie à Alep, il hésite à le rencontrer. Au final, le président russe a décidé à sa place.

C'est un nouveau coup porté à la fermeté de François Hollande. Vladimir Poutine, le président russe, a annoncé lui-même qu'il reportait sa visite en France, prévue le 19 octobre prochain.

Une information confirmée ce mardi par l'Elysée. Le président russe a donc tranché une question dont la classe politique française toute entière avait mis à l'ordre du jour. François Hollande devait-il ou non recevoir Vladimir Poutine alors que les bombes russes pleuvent sur Alep en Syrie?

Le président français semblait être lui-même embarrassé par la question en se montrant incapable d'y répondre. Dans une interview effectuée samedi (sans doute avant que la Russie ne mette son véto samedi soir aux Nations unies à la résolution française appelant à la cessation des bombardements sur Alep) et diffusée lundi par l'émission "Quotidien" sur TMC, Hollande a révélé une certaine indécision.

"Je vais recevoir... sans doute"

"Je vais recevoir... sans doute Vladimir Poutine", a-t-il déclaré. "Je me suis posé la question: "Est-ce que c'est utile? Est-ce que c'est nécessaire? Est-ce ça peut être une pression?" (...) Donc j'aurai à recevoir - je me pose encore la question - Vladimir Poutine. Si je le reçois, je lui dirai que c'est inacceptable".

Des médias russes avaient annoncé la semaine dernière que Vladimir Poutine se rendrait à Paris le 19 octobre prochain pour participer à l'inauguration à Paris du "Centre spirituel et culturel orthodoxe russe", qui doit abriter notamment une cathédrale orthodoxe. Il en aurait profité pour s'entretenir avec François Hollande sur les dossiers syriens et urkainiens. 

"Pas pour des mondanités"
Lundi, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault avait prévenu que François Hollande dirait des "vérités" à son homologue russe s'il se décidait à le recevoir le 19 octobre. "Si le président de la République décide que le président russe vient, ça ne sera pas pour des mondanités, ce sera pour dire des vérités, pour sortir de ce qui est en train de se passer là-bas (en Syrie) et pour faire prendre conscience à la Russie qu'elle est en train de s'engager sur une route dangereuse", avait déclaré le ministre des Affaires étrangères. 

"Il y a des crimes de guerre" en Syrie, "c'est une évidence", avait répété M. Ayrault. Il avait toutefois aussi souligné que, malgré le "profond désaccord" sur la Syrie, la Russie est "un pays partenaire, pas un adversaire". 

François Hollande n'aura pas finalement pas à décider puisque l'homme fort du Kremlin a pris les devants: il a annoncé ce mardi reporter sine die sa visite en France. L'agence Reuters allant plus loin, évoquant une annulation pure et simple. Un choix qui risque de porter un coup à l'autorité de son homologue français. Ses opposants s'en délectent déjà.

 

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