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Qu’est-ce que l’Humain? La science brouille les frontières

Publié par wikistrike.com sur 7 Janvier 2017, 08:35am

Catégories : #Science - technologie - web - recherche, #Religion - pensées

Qu’est-ce que l’Humain? La science brouille les frontières

«Dieu a dit: il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux et il y aura des hommes moches, et tous seront égaux; mais ça sera pas facile… Et puis il a ajouté: il y en aura même qui seront noirs, petits et moches et pour eux, ce sera très dur!»

Coluche

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Nous vivons une époque où l’humanité au sens noble est déréglée. La civilisation de l’avoir a pris le pas sur celle de l’être. Partout la cupidité a le droit de cité. La façon, dont le capital et l’accumulation au service d’une oligarchie sont en train de formater le monde, conduira ce qui reste de l’écosystème Terre à sa perte. La biodiversité a disparu, les hommes sont de plus en plus tendus; On ne sait pas ce que c’est qu’être heureux et la publicité du dogme néolibéral a créé des ersatzs où on donne d’une façon éphémère l’illusion au «consommateur» qui peut payer s’il a les moyens, qu’il est un surhomme qui commande à la nature. On lui promet de le réparer indéfiniment quitte à ce qu’il devienne un cyborg avec une interface homme-robot Grâce à une intelligence artificielle qui surpassera sa petite intelligence humaine. grâce à une science sans éthique, on lui offre sur catalogue une progéniture dont il définit çà et là, à l’avance les performances.

On lui promet l’immortalité et pire encore, on le dilue dans une sorte de no man’s land où les frontières sont abolies entre lui et l’animal au sens où on le définit. Ainsi, loin du tumulte des Bourses, les multinationales s’apprêtent à prendre le pouvoir sur l’ensemble de l’humanité. L’engineering de l’humain doit leur permettre de devenir des dieux, et ainsi, de nous faire subir tout ce que nous faisons aujourd’hui subir à la nature. Les technologies convergentes devraient permettre à ces corporations de prendre définitivement le pouvoir. Le fer de lance de cette offensive auprès du grand public est ce qu’IBM appelle la planète intelligente. Pour les armées, les USA ont d’ores et déjà commencé à développer des armes autonomes qui seront même capables de choisir elles-mêmes leurs cibles.

Le futur promis par les transhumanistes

Le transhumanisme, lit on sur Wikipédia, : «  considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables. Dans cette optique, les penseurs transhumanistes comptent sur les biotechnologies et sur d’autres technologies émergentes ».

Ce tsunami invisible : le transhumanisme, un mot nouveau ,  fait peur: il  se base sur le fait que l’homme est en amélioration constante et la science est là pour le conforter quitte à enfreindre les limites éthiques. Dans la Déclaration des transhumanistes nous lisons:

«L’avenir de l’humanité va être radicalement transformé par la technologie. Nous envisageons la possibilité que l’être humain puisse subir des modifications telles que son rajeunissement, l’accroissement de son intelligence par des moyens biologiques ou artificiels, la capacité de moduler son propre état psychologique, l’abolition de la souffrance et l’exploration de l’univers ».  (1)

Sous  le vocable technologies convergentes, (les Nbic) (Nanotechnologies Biologie, Intelligence Cognitivité) les scientifiques désignent l’unification des nanotechnologies, de la biotechnologie, des sciences informatiques et des sciences cognitives en une seule discipline. Le but officiel est d’accélérer l’avancement des performances humaines mentales, physiques et générales. Sachant que ces technologies vont permettre de développer l’interface homme-machine, nous savons ce que la phrase ci-dessus signifie, les promoteurs de ces technologies nous ravalent au statut d’objets. Une analyse parue sur le site Le Grand Soir sous la plume de Dominique nous décrit le monde du futur:

«Dans les années 2025 – 2030 apparaîtra une nouvelle ère celle des Nbic, celle de l’homme qui parvient enfin à travailler à l’échelle de l’atome (les nanotechnologies), de la cellule vivante (les bio-géno-technologies), des photons (les ordinateurs quantiques).  (2) »

« Ce sera un bouleversement radical de la civilisation. Les bits de l’informatique devront se glisser entre les atomes et les cellules du vivant pour agencer et contrôler ce monde invisible. L’informatique se sera alors immiscée à toutes les échelles, dans toutes les nervures de la réalité, de la nature, en créant une nouvelle machine à penser, un nouveau règne, à côté du règne animal, végétal et minéral. le contrôle de l’agencement de ce monde invisible donne le contrôle de l’agencement du monde réel. Dans un univers de compétition, la valeur d’un pays se mesure, entre autres, par la valeur de ses biens intangibles: droits de propriété intellectuelle, logiciels, bibliothèques, musées, contenus vidéo et cinéma, organisations numérisées.» (2)

«En d’autres termes, le futur d’Internet ne fera qu’accroître le fossé qui existe déjà entre pays riches et pauvres. La science et la technologie vont de plus en plus dominer le monde, comme la population, l’exploitation des ressources et le potentiel de conflit social sont en augmentation. C’est pourquoi le succès de cette ère prioritaire de nouvelles technologies convergentes est essentiel pour le futur de l’humanité.» Et c’est bien ce que font les promoteurs des technologies convergentes. Le futur qu’ils proposent s’inscrit dans la droite ligne des idéologies étriquées propres à tout fanatique. Il s’agit pour eux d’élever un rempart à tout ce qui pourrait gêner la prise de pouvoir total des corporations sur l’humanité. Tels des dieux, ces corporations pourraient alors se comporter envers nous comme nous nous comportons envers la nature quand nous la pillions, la dénaturons et la souillons en transformant toutes ses ressources en autant de sources de pollution.» (2)

Le décor étant planté, nous allons donner quelques exemples de performances qui amènent à questionnement tant il est évident qu’ils problématisent la condition humaine

Les dernières prouesses de la science : La modification des gènes

A l’heure actuelle, la biotechnologie utilise le système Crispr-Cas9 pour la modification de gènes. Cependant, selon Jennifer Doudna,  co-décrouvreuse du système Crispr-Cas:

«Il est trop tôt pour éditer génétiquement des humains». Pour elle les capacités inédites du couper-copier-coller génétique offertes par Crispr-Cas ont soulevé nombre de questions éthiques, quant à son utilisation pour modifier le patrimoine génétique de la lignée humaine. «La possibilité de modifier l’ADN des cellules stimule l’imagination de beaucoup de gens. (…) La question éthique est de savoir qui veut appliquer ces techniques, qui y a accès, qui décide de les employer. une troisième crainte est que certains fassent la course, pour commercialiser cette technologie, promettre à des parents un bébé avec telle ou telle caractéristique alors que nous n’ avons pas les moyens de le faire. Si le premier bébé Crispr devait être conçu parce que ses parents rêvaient qu’ il ait les yeux, bleus, ce serait une catastrophe.»  (3)

Dans le même ordre, des chercheurs de Harvard annoncent publiquement le 2 juin 2016 dans la revue Science leur volonté de créer un génome humain synthétique. Un projet controversé en raison des nombreuses interrogations éthiques qu’il suscite. La description de ce projet baptisé Human Genome Project-Write ou HGP-write est publiée dans la revue : «Les applications potentielles des résultats de HGP-write sont notamment la possibilité de créer des organes humains pour des transplantations et de produire des lignées de cellules résistantes à tous les virus et cancers»(  Repris dans une dépêche de l’AFP)

Ainsi, par exemple, on annonce que la science s’attaque, frontalement, au bastion le plus profond, le plus secret, le plus intime, le plus mystérieux de l’humanité. Le décryptage du génome humain proche à 98% de celui du chimpanzé ouvre des horizons éthiquement contestables. Le professeur Patrick Gaudray a bien raison d’être inquiet. Pour la première fois, dans l’histoire, en effet, des scientifiques ont modifié les gènes d’embryons humains. En effet, des rumeurs soulevées dans un article de la MIT Technology Review intitulé «L’ingénierie du bébé parfait», soupçonnaient, déjà, que des scientifiques chinois travaillaient sur l’utilisation de cette technologie. (4)

La fusion programmée entre l’homme et la machine: l’homme réparé puis augmenté

«On cherche, lit-on sur cette contribution désormais à agir sur le corps humain de l’intérieur, que ce soit au niveau génétique ou mécanique, par exemple grâce à des puces implantées.

Nous arrivons aujourd’hui à une véritable frontière entre l’homme et la machine. Nous nous sommes habitués à un monde ultra-connecté où nos appareils font partie intégrante de nos vies, et vis-à -vis desquels nous devenons de plus en plus dépendants. Implanter directement ces appareils à l’intérieur de notre corps pourrait donc devenir une solution à l’avenir, bien que cette idée soulève d’importantes questions techniques et sociales. Il existe déjà des prothèses perfectionnées au point d’égaler, voire surpasser un membre humain. Il est intéressant de noter qu’en parallèle, nous donnons de plus en plus de traits humains aux robots, en travaillant sur les mouvements physiques et surtout, l’intelligence artificielle, qui progresse à une vitesse fulgurante. On assiste donc à un rapprochement entre les deux mondes. Il n’est pas fantaisiste de penser que notre corps pourra un jour être «réparé» comme une voiture dont on changerait les pièces. On imagine mal par exemple pouvoir remplacer tout ou partie de notre cerveau après un grave accident. Le premier oeil bionique exploitable est d’ici deux ans. Plus que de réparer, les recherches mènent aujourd’hui à «améliorer» l’homme, afin d’en faire un être hybride de chair et de métal. Ces recherches amènent de nombreuses polémiques car elles remettent en cause l’identité même de l’homme, jusqu’à le séparer peu à peu de son environnement naturel pour en faire un être, in fine, totalement artificiel.» (5)

Greffer une tête: la condition humaine en question

L’équipe du professeur XiaoPing Ren, de l’université chinoise de Harbin a réussi à greffer une tête de singe sur un corps de la même espèce. L’opération pourrait être accessible aux humains dès 2017 selon Sciences et Avenir. La première greffe de tête humaine sur un corps (humain) pourrait avoir lieu dès 2017. Ce scientifique chinois, qui travaille en collaboration avec le neurochirurgien italien controversé, Sergio Canavero (surnommé Docteur Frankenstein), a fait ses premières armes sur des souris. Il a déclaré à nos confrères:

«Nous avons maintenu en vie le singe durant 20 heures. Notre objectif était de prouver que l’on pouvait protéger le cerveau». Forts de ce succès les scientifiques disent vouloir s’»attaquer» aux êtres humains. Toujours selon nos confrères, des expériences sur des cadavres auraient débuté en Chine. Un Russe atteint d’une maladie dégénérative serait prêt pour l’aventure chirurgicale (voir vidéo ci-dessous). Rendez-vous donc en 2017. En attendant, il convient de garder la tête froide.» (6)

Le vieillissement serait réversible?

Et si les rides, les cheveux gris et les problèmes qui accompagnent le vieillissement n’étaient plus qu’un lointain souvenir dans quelques années? Pour ces scientifiques, cela ne fait aucun doute: le processus du vieillissement peut être réversible. Une nouvelle étude a été publiée ce jeudi 15 décembre 2016 dans les lignes de la revue scientifique Cell. L’équipe à l’origine de cette étude a montré qu’une nouvelle forme de thérapie génique pouvait produire un effet de rajeunissement chez la souris. Résultats? Une meilleure santé cardio-vasculaire, une colonne vertébrale redressée, une apparence plus ´´jeune´´, une guérison plus rapide en cas de blessure… et une durée de vie prolongée de 30%. ´´Notre étude montre que le vieillissement n’est pas obligé de fonctionner dans une seule direction. Avec une modulation prudente, il peut être inversé.´´ ‘Notre objectif n’est pas seulement l’extension de la durée de vie, mais surtout l’amélioration de l’état de santé tout au long de la vie”.» (7)

Les singes ont la capacité physique de parler 

Qui de nous n’a pas vu le film la planète des singes ? Une sorte de civilisation où l’homme devient l’otage de singes intelligents et parlants … Un dogme tombe: si les singes ne parlent pas, ce n’est pas à cause d’un larynx inadapté. C’est parce que leur cerveau n’est pas câblé pour le langage articulé. Pourtant, certains singes savent manipuler un vocabulaire, une syntaxe (en captivité et à l’état sauvage) et la notion d’abstraction autour d’un mot ne leur est pas étrangère. Les singes remplissent toutes les conditions physiques afin de pouvoir s’exprimer, ressort-il d’une étude anatomique portant sur les canaux de communication de ces mammifères (…) Les chercheurs ont procédé à des enregistrements des organes des singes pendant que les animaux faisaient du bruit, mangeaient ou faisaient des grimaces. A l’aide des données récoltées, un modèle informatique de la portée vocale du singe a pu être réalisé. Ce modèle a montré que les primates pourraient émettre facilement de nombreux sons, «assez que pour pouvoir produire des milliers de mots différents». Les chercheurs ne prétendent toutefois pas que ce langage parlé ressemblerait à celui de l’être humain. Les singes ont donc bien la capacité physique nécessaire au langage parlé, mais leur cerveau ne leur permet pas d’émettre des sons vocaux, soulignent les auteurs de l’étude.» (8)

La gorille femelle Koko connaît 2 000 mots, exprimés avec le langage des signes, qu’elle utilise en fabriquant des petites phrases. C’était justement l’étude de cette primate, vivant avec les humains depuis son enfance, qui avait déjà mis les scientifiques sur la piste de capacités insoupçonnées du système vocal des singes. Nous avons aussi rapporté le cas de cercopithèques qui disposent d’une petite syntaxe, utilisant des suffixes. Ainsi, pour eux, Krak signifie «attention, léopard», Hok «attention, aigle» et Boum «pas de prédateur». Mais Hok-oo veut dire «il y a quelque chose en haut tout près» et Krak Hok-oo «attention, il y a un léopard en haut». (9)

Les animaux peuvent-ils avoir le sens de l’humour?

Une autre frontière qui tombe: Les animaux peuvent-ils posséder le sens de l’humour? Et si la réponse nous venait de rats amateurs de chatouilles? (…) Charles Darwin avait compris que la frontière qui nous distingue des animaux est plus ténue qu’on le pensait, à tel point qu’il estimait déjà que l’intelligence humaine se distinguait de son équivalent animal non par le type, mais par le degré. Nos cousins pourraient bien partager une forme de rire. Les grands singes poussent des cris particuliers dans des situations plaisantes ou de jeu. Ces sons ont été enregistrés et comparés aux rires humains. Les émissions sonores des chimpanzés et des bonobos, nos plus proches cousins, partagent de nombreuses caractéristiques communes avec nos esclaffements. Prenons l’exemple de la femelle gorille Koko, mondialement connue pour comprendre 2 000 mots anglais et maîtriser 1 000 gestes de la langue des signes américaine. Ainsi, lorsqu’il lui a été demandé de décrire ce qu’elle trouvait dur, elle a répondu «roche» et «travail», jouant ainsi avec le sens des mots. (work et rock?) Un animal bien plus éloigné de nous: le rat. Ces rongeurs comptent parmi les espèces reconnues pour leur haut niveau d’intelligence. Et depuis plus de dix ans maintenant, on sait qu’ils émettent un son distinctif, de 50 kHz, en cas de situation agréable. Est-ce un rire?» (10)

Pouvons nous imiter les civilisations extraterrestres ?  

L’hybris,   « démesure » sentiment d’orgueil. A qui on oppose la tempérance et la modération n’a pas de limite pour l’homo technologicus. Non content de soumettre la nature comme lui « autorisait » Descartes, il s’en va chercher l’ivresse ailleurs. Il ne cessera de chercher s’il est seul dans l’univers. Ainsi :

« L’hypothèse extraterrestre semble de plus en plus crédible pour expliquer les baisses de luminosité de KIC 8462852 selon un récent rapport publié par une plateforme scientifique extrêmement sérieuse. Le télescope spatial Kepler avait observé il y a quelques mois un phénomène inhabituel entourant une étrange étoile entre les constellations Cygnus et Lyra. C’est alors que les astronomes avaient provoqué un véritable buzz médiatique après avoir annoncé la découverte par Kepler de l’étoile, KIC8462852, autour de laquelle gravitait une masse “d’objets non identifiés”. Un astrophysicien avait suggéré que ces chutes puissent être expliquées par la construction d’une mégastructure extraterrestre qui pompe l’énergie de l’étoile. On peut supposer que toutes les ressources aient été épuisées sur les planètes environnantes et qu’il ne reste que l’étoile. Notre soleil, par exemple, compte 6000 fois plus de métaux que la Terre. C’est beaucoup de métal. Comment extraire de la matière d’une boule de feu que constitue une étoile ? Heindl fournit dans une entrevue accordée au Daily Mail quelques pistes :

« une bonne piste pour partir est de réchauffer un point de l’étoile au-delà de sa température normale, avec des miroirs géants, par exemple. Ceci générerait un faisceau de matière par champs magnétiques ». La matière stellaire serait ainsi en orbite autour de l’étoile, livrant de l’énergie à d’éventuels extraterrestres pour tous leurs besoins du quotidien » (11).

Nous allons faire comme les Extra terrestres aller piller le soleil et les étoiles environnantes après avoir détruit la Terre.

Conclusion

Stéphane Foucart s’interroge sur l’impuissance de l’homme vis-à -vis d’une technologie qui commence à lui échapper: «Depuis la fin du XIXe siècle, l’Occident s’est affirmé comme la civilisation techno-scientifique par excellence, proposant ou imposant au reste du monde un mode de développement fondé sur l’innovation technologique. Parce que nous l’assimilons de manière univoque au progrès humain, le progrès technique prime sur toute autre considération – politique, sociale, morale -, exception faite, parfois, des situations dans lesquelles l’humain lui-même devient en quelque sorte un matériau expérimental (cellules souches, procréation assistée, etc.). L’idéologie du progrès a ses limites. Cette prééminence de la technoscience écrit Stéphane Foucart, repose sur un contrat tacite: la promesse de domination de la nature et de maîtrise du monde.» (12)

L’Humanité est une, telle que nous la connaissons elle aurait pris son essor à partir d’une Eve qui est née il y a quelques millions d’années dans la Corne de l’Afrique. Que nos querelles sont vaines!! L’humanité de nos jours est problématisée, de toutes parts, elle découvre que les frontières qui font sa singularité n’en sont plus. L’homme recule les échéances de la mort par la réparation du corps comme un véhicule, il peut même changer de corps en gardant la tête. Il peut devenir mi-machine (cyborg) mi-homme. Il peut converser et blaguer avec son cousin immédiat, le singe, en attendant de le faire avec les animaux comme nous le recommandent les fables de Bidpay. Enfin, il peut quitter la Terre et aller vivre et mourir sur une autre planète. Que lui reste-t-il d’humain et de terrestre? Assurément, les religions bâties sur un certain nombre de vérités de plus en plus fragiles auront du mal à garder leurs ouailles à moins de définir la nouvelle humanité. Le débat est ouvert; il est à la fois éthique et spirituel.

Cette tentation prométhéenne de l’homme sera-t-elle celle de l’achèvement du rêve des religions? Leurs dogmes de base, l’immuable conflit du bien et du mal en Occident, attribuent des qualités artificielles à tout, bien, mal, yin, yang, qualités qui autorisent moralement de tout séparer en deux hiérarchies. Une première hiérarchie entre les dieux, les hommes et le reste de la création (la nature). Une deuxième hiérarchie entre les hommes dont certains se retrouvent plus près des dieux que les autres. Bienvenue dans le meilleur des mondes promis par Aldhous Huxley. Coluche s’est peut-être trompé car la science nous promet la perfection à la place de Dieu  ou sans Dieu Quelles sont les limites de la science si on veut rester humain?Bien qu’il paraisse de  plus en plus difficile de décrire en quoi nous sommes différents de l’animal ou du robot ayant abdiqué la dimension spirituelle nous allons tendre « A Dieu ne plaise »  vers un alliage :  l’humanoïde mi homme mi animal comme des habitants du Paraguay ont fait une découverte à la fois macabre et stupéfiante : celle du corps d’une créature mi-humaine mi-animal, flottant dans les eaux de Carmen del Parana. Mieux encore on donnerait  sens à la mythologie grecque avec les centaures mi homme mi cheval et les chimères. Triste  déclin pour l’homme  qui a perdu son humanité !

 

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