Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Le sinistre agenda derrière la guerre de Washington contre l’argent fiduciaire

Publié par wikistrike.com sur 22 Février 2017, 08:52am

Catégories : #Economie

Le sinistre agenda derrière la guerre de Washington contre l’argent fiduciaire

Ça se faufile furtivement comme une vipère du Texas. On a commencé à y prêter attention en 2016, avec des économistes proéminents et des médias financiers parlants soudainement des formidables bénéfices d’une “société sans monnaie fiduciaire [cashless society]“. Ensuite le gouvernement de Narenda Modi [Inde] a complètement surpris ses citoyens en annonçant soudainement le retrait de la circulation concernant les billets de banque de grands montants, obligeant les Indiens à mettre leur argent dans les banques ou à le perdre. Maintenant, partout vers où nous nous tournons, semble-t-il, quelqu’un vante les avantages dignes du Nirvana d’un monde d’argent « numérique« , sans monnaie fiduciaire. Cela me rappelle d’une façon étrange une déclaration attribuée au Secrétaire d’État américain Henry Kissinger dans les années 1970. Il aurait déclaré : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez des nations entières ; si vous contrôlez la nourriture, vous contrôlez les gens ; si vous contrôlez l’argent, vous contrôlez le monde entier ». Considérez la suite de ce développement au regard de cette citation.

Modi, et un “catalyseur“ de l’USAID

Le 8 novembre 2016, par une adresse télévisée surprise, le Premier Ministre indien Narenda Modi a annoncé que dans un délai de quelques jours, tous les billets indiens de 500 et 1.000 roupies devraient être déposés sur un compte bancaire et échangés contre des billets de plus petite valeur. Au taux de change actuel, 1.000 Rs est à peu près égal à 15$. Ceci pourrait être comparable à une interdiction par le Trésor des États-Unis de toutes les billets de banque d’un montant supérieur à 10$.

Du jour au lendemain, le gouvernement de Modi a ainsi rendu hors-la-loi de fait une estimation de 86 % de la valeur de toute la monnaie en fiduciaire en circulation. Les gens disposaient de 50 jours pour apporter leurs billets, sinon ils devenaient sans valeur. À présent, malgré des déclarations selon lesquelles de nouveaux billets seraient émis, plus sécurisés, de 500 Rs et 1.000 Rs, le gouvernement ne dispose nulle part de la valeur équivalente en nouveaux billets, prête pour assurer le remplacement. Ils [le gouvernement] disent que cela pourrait prendre jusqu’à un an d’en imprimer assez, ce qui signifie une confiscation de fait. De faux sondages d’opinion avec des questions biaisées, réalisés uniquement via des applications sur ordiphone [smartphone] auxquels seulement 17% de la population a accès, ont déclaré que “90 % des Indiens approuvent“ cette démonétisation[i].

Sauf que c’est bien pire. L’Inde est un pays sous-développé, le plus grand du monde en termes de population avec plus de 1,3 millions d’habitants. En exigeant des indiens qu’il rapportent tous leurs billets de banque de 500 et 1.000 Rs, Modi est en train de forcer un changement majeur dans la façon pour les Indiens de contrôler leur argent, dans un pays qui est en bonne place sur l’échelle de la corruption, où bien peu font confiance au gouvernement, sans parler des banques privées, et préfèrent régler leurs transactions strictement en espèces ou en or thésaurisé pour sa valeur [stable]. La moitié de la population, quelques 600 millions d’Indiens, ne dispose pas d’un compte bancaire et la moitié de ceux-là, soient plus de 300 millions d’Indiens, ne sont même pas identifiés par le gouvernement, ce qui est nécessaire afin d’ouvrir un compte en banque[ii].

Lorsqu’il a présenté son annonce choc, Modi a donné le ton en termes de chasse à l’économie souterraine [black economy] de l’Inde. Il a rapidement embrayé pour louer les bienfaits d’une « société sans espèce »qui permettrait aux Indiens d’entrer dans l’âge digital, appelant les plus jeunes Indiens pétris de nouvelles technologies de téléphones intelligents et de réseaux sociaux, de convaincre les plus vieux des bénéfices de la banque en ligne et de la consommation. Cette déclaration de démonétisation drastique a été planifiée complètement en secret par Modi et cinq autres Ministres. Même les banques n’ont pas été averties plus tôt. La question est de savoir : qu’est-ce qu’il y a derrière, ou plutôt qui est derrière cette forme drastique de thérapie de choc monétaire ?

Au-delà de la question de l’argent en espèces

La réponse est aussi sinistre qu’elle est suggestive d’un agenda mondial plus large, que j’ai évoqué dans l’un de mes livres au sujet des “Dieux de la Monnaie [Gods of Money]“ de Wall Street[iii]. L’opération de Modi pour une Inde sans espèce est en fait un projet du Conseil de Sécurité National [National Security Council], du Département d’État américain et du Bureau du Président américain lui-même, administré à travers son Agence américaine pour le Développement International [US Agency for International Development – USAID][iv]. Il n’est pas surprenant, dès lors, que le porte-parole du Département d’État américain, Mark Toner ait approuvé le mouvement de démonétisation de Modi dans une conférence de presse du 1er décembre 2016 : « … ceci a été, nous le croyons, une étape importante et nécessaire afin de briser les actions [activités] illégal… un pas nécessaire pour s’occuper de la corruption ».[v]

Gardons à l’esprit que l’USAID aujourd’hui, n’a pas grand-chose à voir avec le fait d’aider les pays les plus pauvres. Légalement, elle est tenue de suivre l’agenda de politique étrangère Conseil de Sécurité Nationale du Président des Etats-Unis et du Département d’État. Mais il est largement connu comme un canal de transit pour l’argent de la CIA, afin d’exécuter ses agendas bien sales à l’étranger, par exemple dans des endroits comme la Géorgie. Notablement, la présente dirigeante de l’USAID, Gayle Smith, est devenue chef de l’USAID après son poste en tant que Directeur Senior au Conseil de Sécurité Nationale.[vi]

L’économiste et blogueur allemand Norbert Haering, dans une investigation extensive et bien documentée quant à l’arrière-plan de ce bizarre mouvement de Modi vers une Inde sans argent en espèce, a trouvé non pas seulement l’USAID en tant que source financière clé de ce projet. Il a également découvert un nid de vipères d’organisations financées par l’USAID, afin de concevoir et de mettre en œuvre cette thérapie de choc en Inde.

 

L’USAID a négocié une coopération avec le Ministre des Finances indien de Modi. En octobre 2016, dans une publication à la presse, l’USAID a annoncé qu’elle avait créé et financé quelque chose nommé le Projet Catalyseur [Project Catalyst]“. Le titre de leurs rapports était : « Catalyseur : un partenariat inclusif de paiement sans espèce [Catalyst: Inclusive Cashless Payment Partnership.]». Son but déclaré était de réaliser un “saut quantique“ vers un paiement sans espèce en Inde[vii].

Et ils l’ont fait. Peut-être même deux sauts quantiques en un seul.

Si nous creusons un peu plus profondément, nous trouvons en janvier 2016, l’USAID présentant au Ministre des Finances indien un rapport intitulé : « Au-delà de l’argent fiduciaire : pourquoi l’Inde aime les espèces et pourquoi c’est important pour son inclusion financière [Beyond Cash: Why India loves cash and why that matters for financial inclusion][viii] ». “Inclusion“ financière signifie pour eux, amener tous les Indiens dans un système bancaire digital par lesquels tout paiement peut être tracé électroniquement, et transmis aux autorités fiscales à n’importe qui à la guise du gouvernement.

De façon époustouflante, le rapport préparé par l’USAID pour quelque chose appelée l’échange d’innovation global [Global Innovation Exchange], admettait que « 97 % des transactions de détail en Inde sont réalisés en espèces ou en chèque ; peu de consommateurs utilisent des paiements digitaux. Seulement 11 % ont utilisé des cartes de débit pour leur paiement l’année dernière. Seulement 6 % des marchands Indiens acceptent les paiements digitaux… seulement 29 % des comptes bancaires de l’Inde ont été utilisés durant ces trois derniers mois »[ix]. Les gouvernements américains et indiens savent très bien quel choc ils ont fait détonner en Inde.

L’échange d’innovation global [Global Innovation Exchange] inclut des organisations membres équivoques comme la Fondation Bill & Melinda Gates Foundation, donateur majeur dans la guerre de Modi contre les espèces à l’initiative de l’USAID. Il inclut également l’USAID elle-même, de nombreuses autres agences de l’ONU comme l’UNICEF, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR; et elle inclut le Département américain du Commerce, ainsi qu’un opérateur de MacLean, Virginie, cocontractant militaire à donner le frisson appelé MITRE Corporation, dont le Président est un ancien Directeur de la CIA, James Rodney Schlesinger, un proche associé d’Henry Kissinger[x].

 

Le Project Catalyst de l’USAID, en partenariat avec le Ministère des Finances indien, a été conclu d’après les déclarations de l’USAID à la presse, sous la forme d’une organisation sonnant de façon sinistre appelée CashlessCatalyst.org. Parmi les 35 membres de CashlessCatalyst.org se trouvent de nouveau l’USAID, la Fondation Bill & Melinda Gates, VISA, MasterCard, Omidyar Network du milliardaire fondateur d’EBay Pierre Omidyar, et le centre du Forum Economique Mondial [World Economic Forum] de organisant les réunions alpines annuelles à Davos sur la mondialisation[xi].

La guerre contre le numéraire.

Pourtant, l’un des membres les plus intéressantes du Project Catalyst de l’USAID, aux côtés du ministère des finances indien, s’appelle l’“Alliance Mieux que le Numéraire (AMN [Better Than Cash Alliance – BTCA])“. En fait, le Project Catalyst financé par le Gouvernement américain est né d’une plus longue coopération entre l’USAID, l’Alliance Better Than Cash basée à Washington, et le Ministère des Finances indien. Il apparaît comme étant le noyau institutionnel poussant en avant l’agenda d’une “guerre contre le numéraire“ de dimension mondiale[xii].

L’Inde et son gouvernement Modi implacable (ou corrompu), a mis en place l’agenda de l’USAID et de cette “Alliance Better Than Cash“, pour servir clairement de cobaye dans une expérimentation sociale de masse, concernant la façon de pousser en avant cette future guerre contre le numéraire dans d’autres pays qui suivront. L’Alliance Better Than Cash est décrite par le Fonds d’Equipement des Nations unies (FENU), qui est son Secrétariat, comme « une alliance mondiale de 38 millions de dollars composée de gouvernements, d’opérateurs du secteur privé, et d’organisation pour le développement, chargée d’accélérer le glissement depuis l’argent fiduciaire vers des paiements électroniques »[xiii].

Le site internet de l’Alliance Better Than Cash annonce que cette Alliance, créée en 2012, est un « partenariat de gouvernement, d’entreprises et d’organisations internationales qui accélèrent la transition depuis le fiduciaire vers les paiements digitaux, afin de réduire la pauvreté et de mener à une croissance inclusive ». Il est hébergé au sein du Fonds d’Equipement des Nations unies (FENU) sis à New York, et dont surprise surprise, les donateurs majeurs sont à leur tour la Fondation Bill & Melinda Gates et la Fondation MasterCard. Parmi les 50 membres de cette Alliance Better Than Cash, s’ajoutent encore la Fondation Citi (Citigroup), la Fondation FordMasterCardOmidyar Network, l’USAID et Visa Inc[xiv].

Récemment, la Banque Centrale Européenne, qui a tenu des taux négatifs durant plus d’un an, soit disant pour stimuler la croissance de l’euro zone malgré la crise bancaire et que économique de longue durée (presque neuf ans), a annoncé qu’elle allait arrêter d’imprimer des billets de 500 €. Elle prétend que c’est connecté à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ce qui sonne comme écho inquiétant de la guerre contre le numéraire de Modi menée en Inde. L’ancien Secrétaire au Trésor américain Larry Summers, dont le rôle trouble dans le viol de la Russie des années 1990 par l’entremise de ses copains de Harvard, documenté partout depuis, appelle quant à lui à l’élimination des billets de 100 $. Ce sont là les premières étapes de mouvements plus audacieux vers la société sans espèce désirée par Gates, Citigroup, Visa et consorts… 

Le double standard américain : suivez l’argent…

Ce mouvement vers un système d’argent purement digital, représenterait un « Big Brother sous stéroïdes [puissance 10] ». Il permettrait au gouvernement de suivre à la trace chaque centime de notre argent ne transitant plus que par des circuits électroniques, de confisquer les dépôts dans ce qui est maintenant légalement appelé “renflouement interne“, comme ça a été le cas à Chypre en 2013. Mais pire, si les Banques Centrales décident des taux d’intérêt négatifs, quelque chose que la Banque du Japon et la Banque Centrale Européenne de Francfort ont déjà fait, les citoyens n’auront aucun autre choix que de dépenser leur argent en banque ou le perdre. Ceci est salué comme une façon de mettre un terme à la fraude fiscale [tax avoidance] mais c’est de loin, bien plus sinistre.

Ainsi que le remarque Norbert Haering, « le statut du dollar en tant que monnaie de référence mondiale, et la prédominance des acteurs américains dans la finance internationale, fournissent au gouvernement américain un formidable pouvoir sur tous les participants de ce système financier formel sans numéraire. Il peut dès lors faire que chacun se conforme à la loi américaine plutôt qu’à des règles locales ou internationales ». Il ajoute, en référence à l’exigence récente du gouvernement américain à l’encontre de la plus grande banque d’Allemagne, la Deutsche Bank, de payer une amende ahurissant et sans précédent de 14 milliards de dollars, que « toute banque active à l’international serait dès lors sous la menace [permanente] d’un chantage du gouvernement américain duquel elle devrait suivre les ordres, sinon se verrait révoquer ses autorisations de faire des affaires aux États-Unis ou en dollars, ce qui reviendrait de fait à les contraindre à mettre un terme à leurs activités »[xv].

Nous ajouterons que cette “préoccupation bénévole“ du gouvernement américain visant à stimuler la guerre contre le numéraire en Inde et ailleurs, le fait que tandis que Washington a été le pays le plus agressif à l’encontre des banques des autres pays, afin de leur faire prendre des mesures pour révéler les données bancaires de la Suisse, du Panama, et d’autres détenteurs de comptes secrets “à l’étranger [offshore]”, où des ressortissants américains détenant de l’argent dans des banques étrangères, les USA eux-mêmes ont scrupuleusement évité d’exiger la même chose de leurs banques domestiquesLe résultat, ainsi que l’Agence Bloomberg l’a remarqué des suites des “fuites“ dites “Panama Papers“ au minutage suspect, en mai 2016, c’est que les États-Unis sont en train de devenir rapidement le plus grand paradis fiscal pour les riches étrangers, du fait de son secret bancaire[xvi].

 

De façon assez perverse, en 2010, les États-Unis ont adopté une loi sur la mise en conformité fiscale des comptes étrangers [Foreign Account Tax Compliance Act, FACTA], qui requiert des établissements financiers la révélation des comptes à l’étranger détenus par des citoyens américains, et de les rapporter au bureau des banques étrangères du Fisc américain [IRS], sous peine de pénalités élevées. L’union européenne a opposé à cette législation intruse FACTA une forte résistance. Puis, utilisant FACTA comme modèle, l’OCDE basée à Paris a produit une première ébauche d’une version plus rude encore de FACTA en 2014, officiellement afin de lutter contre l’évasion fiscale. À cette date, 97 pays ont accepté les rudes règles de révélation du secret bancaire de l’OCDE. Très peu ont refusé. Les pays l’ayant refusée inclus le Bahreïn, Nauru, le Vanuatu et… les Etats-Unis[xvii].

Le plus gros paradis fiscal du monde.

Vous n’avez pas besoin d’être scientifique de l’aérospatiale, un magicien de la finance ou un Meyer Lansky pour comprendre le tableau. Washington force de la révélation du secret bancaire en cernant les comptes de ses citoyens et entreprises à l’étranger, tandis que dans le même temps et réformer le contrôle et la révélation à l’intérieur des États-Unis concernant les comptes bancaires privés. Il n’est dès lors pas étonnant que des banquiers privés aussi expérimentés que les Rothschild de Londres et Cie, aient ouvert des bureaux à Reno, Nevada, à un jet de pierre des casinos Harrah et autres. Et d’après Bloomberg, les affaires sont en plein essor concernant des transferts de fortune provenant de riches clients étrangers, sortant de paradis financiers comme les Bermudes, ou la Suisse, qui sont justement ciblés par les nouvelles exigences internationales de l’OCDE en matière de révélation du secret bancaire : ces sommes affluent vers les succursales dirigées par les Rothschild au Nevada qui elles, sont exemptées de ces règles relatives au secret bancaire.

Le Directeur de Rothschild & Co., Andrew Penney, a noté comme résultat, que les États-Unis d’aujourd’hui « sont effectivement le plus gros paradis fiscal du monde »[xviii]. Aujourd’hui le Nevada, le projet de lessiveuse d’argent de Meyer Lansky durant les années 1930 en bénéficiant de la légalisation des jeux d’argent, est en train de devenir la “nouvelle Suisse“. Le Wyoming et le Dakota du Sud le talonnent.

 

Un domaine dans lequel les institutions des États-Unis demeurent de classe mondiale, c’est dans la création d’instruments complexes de contrôle financier, le vol d’actifs et la guerre cybernétique. Cette guerre américaine contre le numéraire, combinée avec la guerre contre les banques étrangères du Trésor et le fisc [IRS] américain, en est le dernier modèle. De la même manière que la guerre de Washington contre le terrorisme [War on Terror] se faisait selon un sinistre agenda caché, il en va de même pour la guerre de Washington contre le numéraire [War on Cash]. Il s’agit là de quelque chose qu’il nous faut éviter à tout prix, si nous les êtres humains voulons conserver un quelconque vestige de souveraineté et d’autonomie.

Il va être intéressant de voir avec quelle vigueur le magnat des casinos Trump va manœuvrer pour fermer ou interdire ce statut de paradis fiscal des États-Unis. Combien vous pariez qu’il ne le fera pas ?

 

Traduit par Jean-Maxime Corneille

 

[i] Wade Shepard, One Month In, What’s The Impact Of India’s Demonetization Fiasco?, Forbes, 12 December, 2016, http://www.forbes.com/sites/wadeshepard/2016/12/12/one-month-in-whats-the-impact-of-indias-demonetization-fiasco/#c01dd9762eba.

 

[ii] Frank Holmes, Modi’s Demonetization Is a Cure Worse Than The Disease For India, Forbes, 2 December, 2016,  http://www.forbes.com/sites/greatspeculations/2016/12/02/modis-demonetization-is-a-cure-worse-than-the-disease-for-india/#26502a175c58.

 

[iii] F. William Engdahl, The Gods of Money: Wall Street and the Death of the American Century, edition.engdahl, Wiesbaden, 2010

 

[iv] Norbert Haering,  A well-kept open secret: Washington is behind India’s brutal experiment of abolishing most cash, 1 January 2017, http://norberthaering.de/en/home/27-german/news/745-washington-s-role-in-india.

 

[v] Varghese K. George, US backs Indias demonetisation drive, The Hindu, 1 December, 2016, http://www.thehindu.com/news/international/U.S.-backs-India%E2%80%99s-demonetisation-drive/article16737394.ece.

 

[vi] White House.org, Gayle Smith, https://www.whitehouse.gov/blog/author/gayle-smith-

 

[vii] Norbert Haering, op. cit.

 

[viii] Global Innovation Exchange, Beyond Cash: Why India loves cash and why that matters for financial inclusion, https://www.globalinnovationexchange.org/beyond-cash.

 

[ix] USAID, Beyond Cash Identifies Barriers and Solutions to a Digital Inclusive Economy in India, January 20, 2016    https://www.usaid.gov/india/press-releases/jan-20-2016-beyond-cash-identifies-barriers-and-solutions-digital-inclusive-economy-india.

 

[x] Global Innovation Exchange, Exchange Partners, https://www.globalinnovationexchange.org/partners.

NDT : sur MITRE Corporation, voir le Dr. Pieczenik ici : “La tragédie de Benghazi : « le gang qui ne pouvait pas tirer droit » (CVR, 2 novembre 2012).

 

 

[xi] CashlessCatalyst.org, A Multi-Sector Partnership to Deliver Change, http://cashlesscatalyst.org/.

 

[xii] Norbert Haering, More evidence of early US involvement in Indian demonetization, 7 January, 2017, http://norberthaering.de/en/27-german/news/749-modi-2#read-more.

 

[xiii] UNCDF, Private Foundations, http://www.uncdf.org/en/private-foundations.

 

[xiv] Norbert Haering, A Well-kept Secret…Op Cit.

 

[xv] Ibid.

 

[xvi] Jesse Drucker, The World’s Favorite New Tax Haven Is the United States, Bloomberg, 27 January 2016, https://www.bloomberg.com/news/articles/2016-01-27/the-world-s-favorite-new-tax-haven-is-the-united-states.

 

[xvii] Ibid.

 

[xviii] Ibid.

 

Source

Commenter cet article

Archives

Articles récents