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Hollande autorise un meeting en faveur de la dictature d'Erdogan à Metz

Publié par wikistrike.com sur 12 Mars 2017, 15:13pm

Catégories : #Politique internationale

Hollande autorise un meeting en faveur de la dictature d'Erdogan à Metz

Le chef de la diplomatie turque tiendra meeting à Metz en faveur de la réforme constitutionnelle promue par le président Erdogan. Des meetings similaires ont été interdits en Suisse, en Autriche, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Mevlüt Cavusoglu, ministre des Affaires étrangères turc, tiendra un meeting de campagne à destination de la diaspora turque en France ce dimanche 12 mars à 13h au Centre des congrès de Metz Métropole.

Alors qu'une série de meetings pro-Erdogan ont déjà été interdits en Autriche, en Suisse, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne, la France semble ne pas emboîter le pas à ses partenaires européens. «Nous avons pour mission de nous assurer qu'il n'y a pas de menaces à l'ordre public. Il n'y en a pas», a déclaré à Reuters le secrétaire général de la préfecture de Moselle, Alain Carton. Des effectifs de police et de gendarmerie seront mobilisés «afin d'assurer la sécurité des lieux», a-t-il ajouté.

En pleine campagne électorale en faveur de la réforme constitutionnelle soumise à référendum du 16 avril prochain, le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan accorde une importance particulière au vote des millions de Turcs établis en Europe et multiplie les interventions dans les pays européens. Néanmoins, plusieurs meetings similaires ont déjà été interdits, notamment en Suisse, en Autriche, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Des meetings interdits en Allemagne et aux Pays-Bas notamment

Le ton s'est durci entre Ankara et plusieurs pays européens après différentes annulations de réunions publiques. Le 11 mars, l'avion de Mevlüt Cavusoglu a été interdit d’atterrissage sur le sol des Pays-Bas après que le ministre avait menacé d’imposer des sanctions sur le gouvernement néerlandais s’il ne lui permettait pas d'organiser un rassemblement pro-Erdogan à Rotterdam. Le même jour, en pleine crise diplomatique, Amsterdam a expulsé vers l'Allemagne la ministre turque de la Famille pour les mêmes raisons – celle-ci avait pourtant été prévenue à l'avance qu'elle n'était pas la bienvenue aux Pays-Bas.

Des meetings du même genre ont également été interdits en Allemagne. Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait alors assimilé à des «pratiques nazies» l'annulation des ces rassemblements durant lesquels devaient s'exprimer certains de ses ministres, faisant encore monter d'un cran les tensions entre les deux pays. Ankara ne cesse de répéter que l’annulation de ces événements viole les droits des ministres qui doivent y participer. «Vous nous faites des leçons de démocratie, puis vous empêchez les ministres de notre pays de s'exprimer chez vous», avait déclaré le chef de l'Etat turc Recep Tayyip Erdogan, le 5 mars.

Le projet de réforme constitutionnelle turque a pour objectif, selon ses promoteurs, de renforcer la stabilité et la modernité des institutions. Elle prévoit notamment la synchronisation des élections législatives et présidentielles, l'allongement des mandats présidentiel et parlementaires de quatre à cinq ans et la dissolution des tribunaux militaires. Ses opposants redoutent qu'elle n'accentue en réalité la présidentialisation du régime.

 

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