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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Le mini âge glaciaire n'a pas eu lieu

Publié par wikistrike.com sur 5 Avril 2017, 13:35pm

Catégories : #Terre et climat

Le réchauffement climatique n'est donc pas le fait de l'Homme ?

Le réchauffement climatique n'est donc pas le fait de l'Homme ?

Une équipe de climatologues a publié dans le magazine Astronomy & Geophysics un article remettant en cause - ou du moins atténuant fortement - l'existence du petit Âge glaciaire, une période considérée comme anormalement froide entre le XVIe et le XIXe siècle.

Aujourd'hui les climatologues distinguent souvent deux périodes dans l'histoire de l'Europe médiévale et moderne en parlant du petit Âge glaciaire: une série de refroidissement conséquents entre le XIIIe et le XVIe siècles, et la période relativement froide entre le XVIe et le XIXe siècles. Les sceptiques climatiques pensent que la fin de cette période explique pourquoi, aujourd'hui, les températures croissent anormalement vite sur notre planète.

Certains scientifiques réunissent ces deux périodes en une seule grande période glaciaire et associent son arrivée à différentes causes: la baisse de l'activité solaire aux XVI-XIXe siècles pendant le minimum de Dalton, des déplacements de l'axe de la Terre depuis mille ans, l'activité accrue des volcans et d'autres facteurs.

Michael Lockwood de l'université de Reading (Royaume-Uni) et ses collègues ont décidé de découvrir dans quelle mesure tous ces facteurs avaient pu influencer le climat de la Terre en analysant les chroniques de l'époque et de nombreuses traces paléoclimatiques imprimées sur les roches formées à l'époque au fond des lacs et des mers. Les isotopes d'oxygène, de béryllium, ainsi que les traces de cendre volcanique et de pollen peuvent en effet indiquer aux chercheurs comment ont évolué les températures et d'autres paramètres climatiques importants à l'époque où ces sédiments se sont formés.

L'équipe de Lockwood s'est avant tout intéressée aux sources faisant état d'hivers, de mois d'été et d'autres périodes inhabituellement froides, quand les rivières commençaient à geler en Grande-Bretagne, que les plantations périssaient ou que d'autres phénomènes climatiques se produisaient. De plus, les chercheurs ont analysé les informations sur la météo et le climat recueillies par les premiers météorologues d'Angleterre aux XVII et XVIIIe siècles.

Les climatologues ont comparé toutes ces données historiques aux changements de températures tirées des observations paléoclimatiques et aux changements de l'activité du Soleil, ainsi qu'au nombre de taches à sa surface pendant les minimums de Dalton et de Maunder.

Il s'avère que les températures au cours de cette période auraient chuté bien moins que ne le pensaient les membres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) — pas de 1°C mais de seulement 0,5°C. A titre de comparaison: les températures moyennes sur Terre ont diminué de 8°C avec l'arrivée de la dernière période glaciaire et ont augmenté de presque 1°C ces 50-70 dernières années.

Les nombreux épisodes de météo anormalement froide décrits dans les chroniques et les tableaux de peintres, selon Lockwood et ses collègues, ne seraient ainsi pas liés aux tendances climatiques à long terme ou à la diminution du nombre de taches sur le soleil, mais aux épisodes d'éruptions volcaniques et aux longues périodes d'activité des volcans aux XVII-XVIIIe siècles.

De plus, ces augmentations ou diminutions du nombre de taches étaient très rarement précédées d'une période de refroidissement ou de réchauffement, ce qui a pointé l'absence manifeste de lien entre l'activité du Soleil et le climat. Tout cela, d'après les scientifiques, montre que le petit Âge glaciaire n'a pas eu lieu ou fut bien plus faible qu'on ne l'estime.

 

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