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Un exceptionnel jardin funéraire de 4000 ans découvert en Egypte

Publié par wikistrike.com sur 9 Mai 2017, 16:20pm

Catégories : #archéologie - Histoire - Préhistoire - Patrimoine

Un exceptionnel jardin funéraire de 4000 ans découvert en Egypte

Des plantes, des fleurs et des arbres fruitiers accompagnaient les anciens Egyptiens dans leur ultime voyage vers l'au-delà comme le montrent des représentations et peintures murales (voir ci-dessous). Pour la première fois, des chercheurs espagnols viennent de découvrir l'un de ces jardins funéraires dans la nécropole d'Abou el Naga Draa, près de Louxor, l'antique Thèbes, en Egypte. " Jamais un tel jardin funéraire n'avait été mis au jour", s'enthousiasme José Manuel Galan, le directeur de la mission du projet Djehuty, débuté en 2002.

Représentation d'un jardin funéraire, avec ses petits quadrilatères. © Csic

Daté d'environ 3900 ans, le verger miniature se trouvait à l'entrée d'un tombeau du Moyen Empire (2040-1782 av.J.-C). Large de 3m sur 2m, plantes et fleurs étaient cultivées dans des compartiments d'environ 30 centimètres de côtés. De fines couches de limon ont été retrouvées dans ces petits quadrilatères, ainsi que des restes de racines conservées depuis près de 4000 ans. Sycomores et palmiers figuraient souvent dans les fresques murales, les chercheurs espagnols en retrouveront-ils les traces parmi les racines dégagées ? " Nous savons en effet que palmier, sycomore ou Persea -une plante de la famille des avocats-, étaient associées à la résurrection, ou encore que des plantes comme les laitues étaient liées à la fertilité, et donc la vie. Nous devons désormais attendre le résultat des identifications en cours ", a expliqué le chercheur.

Reconstitution virtuelle du jardin funéraire d'Abou el Naga Draa, près de Louxor. © Csic

De petits récipients en céramique ont également été retrouvés, bordant l'émouvant vestige. Au moins quatre dattes et quelques fruits en cours d'étude y étaient conservés, sans doute produits par ce jardin comme offrandes.

Vestiges d'offrandes de dattes et de graines retrouvées conservés dans une céramique depuis 4000 ans. © Cisc

Ces jardins cultivés avaient une signification symbolique, ce qui apportera des informations sur les croyances et pratiques religieuses, ainsi que sur la culture de la société de l'époque, quand Thèbes, était devenue la première capitale du royaume unifié de Haute et Basse Egypte ", ajoute José Manuel Galan, du Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique espagnole (CSIC). Un témoignage rare et précieux de ces paysages végétaux de l'au-delà, symbole du cycle de la vie et de la résurrection si chers aux anciens égyptiens.

Pendant des siècles, les habitants du Nil ont aussi orné l'intérieur des tombes de guirlandes de fleurs de céleri, de camomilles, de fruits, de coquelicots et de pissenlits, tout comme ils en décoraient les momies, mais aussi les sarcophages des pharaons et personnages illustres. Jusqu'à des écailles d'oignons parfois posées à même les paupières, ou placées entre les orteils. Sous les bandelettes de Ramsès II, les archéologues ont retrouvé des fleurs de nénuphars entiers, d'autres fois il s'agissait de centaurées, dont il est dit qu'elles avaient été rapportées de Syrie par Thoutmosis vers 1500 avant notre ère, celui que l'on appelait le Pharaon jardinier. Parmi les butins de guerre de ses campagnes militaires, il aimait rapporter des plantes, voir des arbres entiers comme le montrent certains bas-reliefs. Thoutmosis qui avait lui aussi dans sa tombe les restes d'un véritable jardin botanique ! (lire Sciences et Avenir n°802).

Selon le chercheur espagnol, une petite chapelle de briques à l'entrée du tombeau contenait trois stèles postérieures à la sépulture et au jardinet. Remontant à la XIIe dynastie (autour de 1800 av. J.-C), l'une portait le nom d'un certain Renef-seneb, une autre celui d'un dénommé Khememi " le fils de la dame de la maision, Satidenu ", en plus du dieu de l'antique Thèbes, Montou, ainsi que des divinités funéraires Ptah, Sokar et Osiris.

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