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Un nouveau front à la syrienne s’ouvre aux Philippines

Publié par wikistrike.com sur 29 Mai 2017, 07:32am

Catégories : #Politique internationale, #Religion - pensées

Un nouveau front à la syrienne s’ouvre aux Philippines

En 2013, à la création de ce blog, j’avais prédit ceci : « On s’attend déjà à la naissance prochaine de la cellule nord-Coréenne d’Al-Qaïda. Après la branche chiite, la branche taoïste. Et le fait que le Nord-coréen qui sera arrêté un jour à Chicago, Montréal ou Paris, s’appelle Mohamed, ne vous gênera même pas. » Je n’avais pas alors pensé aux Philippines, ce pays étant à cette époque-là un membre important de la stratégie étatsunienne, au même titre que le Japon ou Israël, et même un élément central du pivot américain vers le Pacifique. Bien sûr, Manille ou n’importe quelle ville des Philippines pouvait subir un attentat terroriste, comme n’importe quelle ville de France, d’Allemagne ou du Royaume Uni, mais il ne pouvait y avoir, en aucun cas, un groupe de terroristes puissamment armés et organisés en unités de combat dans le territoire philippin.

Aujourd’hui que les Philippines ont clairement décidé de se placer hors de la sphère étatsunienne, on voit tout d’un coup surgir un groupe de « djihadistes » sortis de nulle part, armés par on ne sait qui, et surtout se réclamant d’un Etat Islamique situé à des milliers de kilomètres de là et dont la culture est aussi différente de la leur qu’avec celle des Esquimaux. La branche philippine d’Al-Qaida est donc lancée et commence son activité sur les chapeaux de roues. Du point de vue géostratégique, les Philippines occupent une position au moins aussi importante que celle de la Syrie. L’action subversive d’Al-Qaida dans ce pays n’en est donc qu’à ses débuts et sera certainement aussi féroce et aussi sanglante qu’au Moyen-Orient.

Les Philippins n’ont encore aucune idée de ce qui les attend, mais il est très facile de deviner comment pourraient évoluer les choses, si l’on se réfère à ce qui se passe en Syrie. Déjà, comme en Syrie, on ne parle plus de terroristes aux Philippines, mais de combattants et, bientôt, il ne sera plus question que d’opposition, d’abord armée, puis d’opposition tout court, après une période plus ou moins longue de massacres, le but final étant de ramener le pays dans le « bon camp ».

Les actes terroristes d’Al-Qaida (ou Daesh) ou les émergences de groupes terroristes armés « se réclamant » d’Al Qaida (ou Daesh) suivent un schéma limpide, partageant désormais le monde en deux : d’un côté le monde ami du camp anglo-américano-sioniste, et de l’autre le reste du monde, hostile, récalcitrant ou tentant simplement de rester neutre.

  • Dans le monde ami, il ne peut y avoir de groupes structurés de combattants « djihadistes » militairement organisés. Ce n’est pas pour autant que les pays constituant ce monde sont épargnés par le terrorisme qui se manifeste sous formes d’actes isolés, imprévisibles, commis par un individu ou un petit groupe d’individus. Ces actes sont destinés à choquer le plus possible pour bénéficier d’une couverture médiatique maximale. Ils pourraient être considérés comme des menaces ou des mises en garde contre les gouvernements des pays visés, ou un moyen permettant de mettre en place des objectifs politiques précis, avec ou non la complicité des gouvernements en question. Les attentats en France, en Belgique, au Royaume Uni ou ailleurs dans les pays Occidentaux entrent dans ce cadre. Tous les pays occidentaux, sauf Israël, sont des cibles potentielles d’Al-Qaida (Daech).
  • Dans les autres pays, non amis, hostiles ou considérés comme ennemis, il en va tout autrement. A l’exception de la Corée du Nord qui est restée impénétrable, tous ont subi, à un moment ou à un autre, des chantages « djihadistes » quand ils ne sont pas purement et simplement sujets à des attaques de groupes organisés de mercenaires de type djihadistes ou autres, quand les décisions de leurs gouvernants devenaient une menace pour les intérêts des anglo-américano-sionistes. Les groupes armés de mercenaires, se réclamant de Daech pour la plupart, semblent avoir été créés un peu partout à travers le monde, certains attendant leur heure pour être activés, d’autres déjà en action.

Comme on le voit, ces deux manières d’opérer d’Al-Qaida (Daech) ne dépendent que du statut ami ou non du pays cible. Les dégâts et le nombre de victimes causés par les groupes militarisés djihadistes dans les pays non amis sont sans commune mesure avec les attentats perpétrés dans les pays amis, mais leur couverture médiatique est inversement proportionnelle, donnant une vision et une appréciation déformées de la réalité.

Peu à peu, la couverture médiatique des actes des terroristes est en train d’installer une situation bizarre. Les attentats terroristes en Europe causent un tel choc que leurs auteurs sont considérés les pires ennemis du genre humain. Il n’y a pas assez de mots durs pour les qualifier et leur élimination immédiate est saluée par tous. D’une autre côté, ceux dont se réclament ces criminels, qui sont, de facto, les défenseurs de nos intérêts géopolitiques, sont soutenus directement ou indirectement, et même armés et entrainés par nos dirigeants comme des alliés. Le malaise, c’est que les auteurs des attentats en Europe semblent, de plus en plus, n’être considérés que comme des brebis galeuses d’un groupe, Al Qaida (Daech), qui en fin de compte aurait de bonnes raisons d’être ce qu’il est.

En clair, cela sous-tend l’idée qu’un djihadiste n’a absolument rien à faire dans les rues de Manchester, Bruxelles ou Paris, mais qu’il aurait tout à fait sa place dans le désert syrien, les montagnes du Caucase ou la forêt des Philippines ou du Nigeria. Dans ces contrées, le djihadiste pourrait même bénéficier des protections (droits de l’homme et autres fadaises) de la part des ONG dédiés à cela, telles que Amnesty International, Human Right Watch, etc. qui veilleront à ce que l’on respecte ses droits à terroriser les civils, alors qu’en Europe il serait abattu comme un lapin, sans autre forme de procès.

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