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Comment faire de l’eau… même à partir de l’air ?

Publié par wikistrike.com sur 15 Juin 2017, 09:49am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Comment faire de l’eau… même à partir de l’air ?

Est-il possible d’obtenir de l’eau potable à partir des plantes? Mais oui, bien sûr. C’est un thème des plus actuels. Au printemps et en été surtout, bien des excursions sont organisées qui ne passionnent pas seulement les plus jeunes. Il est important, d’une part, de bien choisir les parcours, qui ne soient pas trop difficiles et de l’autre de les affronter avec la plus grande prudence.

Si quelque excursionniste téméraire désirait se mettre à l’épreuve dans les déserts australiens, il pourrait trouver aussi plus de 50 litres d’eau à l’intérieur d’un cactus. 90% de la plante est composée d’eau; toutefois il ne suffit pas de faire des incisions pour récupérer le précieux élément. Les indigènes ont toujours eu l’habitude d’utiliser la technique suivante: une fois enlevée la partie externe, on extrait la pulpe, qu’il faut écraser maintes fois avec une pierre. Le liquide obtenu procure un grand soulagement, mais plutôt épais, il a un gout désagréable et un aspect visqueux.

Si l’on a plus de temps à disposition et que l’on se trouve dans des endroits un peu moins désertiques, avec plus de végétation, on peut introduire dans un sac en plastique une branche d’arbre avec de nombreuses feuilles. Il faut bien fermer le sac hermétiquement et le laisser au soleil. La plante, à travers ses racines, tirera l’eau du sous-sol et par capillarité le liquide arrivera jusqu’aux feuilles. A travers donc les stomates des feuilles, l’eau va se déposer dans le sac. La température à l’intérieur du sac étant supérieure à la température extérieure, la vapeur se condensera. Cette méthode pour obtenir de l’eau est reportée dans les manuels de survie de l’armée américaine. L’eau, qui est filtrée à l’intérieur de l’arbre est par conséquent pure.

En cas de besoin extrême (au cours d’une excursion ou par mésaventure) il y a aussi d’autres manières et méthodes pour se procurer de l’eau.

L’eau de pluie est une bonne source pour se procurer l’élément essentiel de la survie. Si l’on se trouve dans des zones où le climat est caractérisé par des journées très chaudes et des nuits plutôt froides, il faut prendre en considération la rosée. Quand elle se condense, on peut la recueillir avec un tissu, que l’on peut tordre ou bien sucer.

L’eau de mer, elle aussi, si consommée à bon escient, peut être utile à la survie. Le Docteur Bombard, auteur du livre «Le naufragé volontaire», présente une technique pour survivre jusqu’à 15 jours en buvant de l’eau de mer. Il s’agit de boire de l’eau salée en l’alternant avec de l’eau douce. Il conseille dans son livre de boire un demi-litre d’eau de mer par  jour, par gorgée, plusieurs fois par jour. On peut continuer comme cela pendant 5 jours. Puis pendant deux jours, il faut boire de l’eau douce, que le docteur Bombard  nous enseigne à extraire des poissons. Tout ce qui a été écrit dans le livre a été expérimenté et le médecin n’a souffert ni de lésions rénales, ni de déshydratation.

Il semblerait impossible de produire de l’eau à partir de l’air. Mais, au contraire, l’atmosphère peut être considérée comme un immense réservoir d’eau, ce qui évidemment serait providentiel dans un désert.

 L’idée nait au sein de la Defense Advanced Research Projects Agency du Pentagone,  afin que les troupes américaines, actives dans des zones désertiques comme l’Irak, puissent avoir des ressources hydriques. D’énormes quantités d’argent furent investies dans la recherche. Toutefois, ce fut «Acqua Sciences» qui développa et commercialisa pour son propre compte un système fonctionnel, même dans les terres les plus arides. Ce système est tenu plutôt secret, mais il y a eu quand même quelques indiscrétions. Les chercheurs de «Acqua Sciences» ont essayé d’imiter la nature, en utilisant le sel pour extraire l’eau de l’air. N’oublions pas non plus au passage que le sel est un élément de décontamination.

Il faut se rappeler que le système pour extraire l’eau de l’atmosphère a été également étudié dans l’Antiquité. Au cours de certaines fouilles archéologiques (1900-1903), on a découvert que déjà en 500 après J.-C., dans une petite ville byzantine, Théodose, on utilisait un système d’étangs à la rosée, hauts de 13 mètres et de 30 mètres carrés de superficie. Ce système produisait 53 000 litres d’eau par jour.

Les études concernant les étangs à la rosée furent abandonnées pendant très longtemps. Ces étangs, connus également depuis les temps préhistoriques, étaient préparés avec beaucoup de soin et de savoir-faire.  On creusait dans le terrain un trou assez vaste et on le recouvrait d’une couche de paille sèche. La paille était à son tour recouverte d’argile et l’argile était ensuite recouverte de pierres.

Un étang ainsi construit peut se remplir de beaucoup d’eau, même en absence de pluies. Pendant la journée le terrain accumule de la chaleur; l’étang protégé par la couche non conductrice de paille se refroidit simultanément grâce à l’évaporation de la couche d’argile. Pendant la nuit, l’air chaud se condense sur la surface d’argile froide. La condensation est supérieure à l’évaporation. Nuit après nuit, l’étang se remplit d’eau. Ces techniques de construction des étangs à la rosée ont été expliquées dans un livre écrit par Arthur J. Hubbard, publié en 1907.

En mai 1934, d’autres données ont été fournies par la revue «Scientific American». Au XXème siècle plusieurs types d’étangs à la rosée ont été mis au point, ainsi que différents instruments pour obtenir de l’eau à partir de l’air. Rappelons les noms des savants et chercheurs comme Russel et Knapen.

Daniela Asaro

Photo: étang à la rosée –Lavogne sur le causse de Sauveterre

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