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Ce que risqueront les parents qui refuseront les vaccins obligatoires

Publié par wikistrike.com sur 15 Juillet 2017, 09:03am

Catégories : #Santé - psychologie

Ce que risqueront les parents qui refuseront les vaccins obligatoires

C'est confirmé. Onze vaccins seront obligatoires pour les enfants de moins de 2 ans à partir de janvier 2018. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, l'a annoncé mercredi. Ils seront pris en charge à 100% par la Sécurité sociale. Une mesure qui devrait coûter entre 10 et 20 millions d'euros, " une petite somme par rapport aux maladies évitées ", a-t-elle estimé ce jeudi sur RTL

Le Premier ministre Édouard Philippe avait déjà annoncé mardi lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale que l'ensemble des vaccins pour la petite enfance seulement "recommandés" par les autorités de santé deviendraient obligatoires. Aujourd'hui, seuls trois vaccins infantiles le sont: diphtérie, tétanos et poliomyélite. Huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B ou la rougeole, sont seulement recommandés. 

La ministre de la Santé avait annoncé le 16 juin dernier réfléchir à rendre obligatoires ces onze vaccins, pour une durée limitée de cinq à dix ans, afin de lutter contre la réapparition de certaines maladies. "Je déteste la coercition, ce n'est pas dans mon tempérament. Mais là, il y a urgence", avait-elle assuré au Parisien. "Ce double système est une exception française. Cela pose un vrai problème de santé publique", estimait-elle, rappelant que la rougeole avait réapparu et qu'elle avait causé la mort de dix enfants depuis 2008. 

Les vaccins pour la poliomyélite, le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, la bactérie haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C seront ainsi concernés. Pour Odile Launay, coordinatrice du groupe vaccination et prévention de la Société française d'infectiologie, c'est une bonne nouvelle. "On craint le retour d'autres maladies si la couverture vaccinale venait à baisser, 
a-t-elle expliqué sur Franceinfo. Aujourd'hui, on a de plus en plus de parents mais aussi de professionnels de santé qui sont réticents vis-à-vis de la vaccination." 


Des risques de poursuites? 

Agnès Buzyn, médecin de formation, a indiqué qu'un texte de loi devrait être présenté par le gouvernement d'ici le début de l'année prochaine. Mais a cependant précisé qu'il inclurait une clause d'exemption "si vraiment des familles s'opposent absolument", a-t-elle précisé sur RTL, tout en reconnaissant que c'était "compliqué juridiquement". 


Selon le code de la santé publique, "le refus de se soumettre ou de soumettre ceux sur lesquels on exerce l'autorité parentale ou dont on assure la tutelle aux obligations de vaccination ou la volonté d'en entraver l'exécution sont punis de six mois d'emprisonnement et de 3.750 euros d'amende". Mais à l'heure actuelle, aucune sanction n'est appliquée, "ce n'est pas la meilleure façon d'avancer", assure Agnès Buzyn. 

Le texte prévoira-t-il de nouvelles sanctions dans le cadre de ces huit nouveaux vaccins obligatoires ? En Allemagne, les parents récalcitrants à celui contre la rougeole encourent une amende de 7.500 euros. L'Italie s'apprête par ailleurs à mettre en application une sanction similaire dans le cadre de douze vaccinations obligatoires. Mais en France, "l'objectif n'est pas d'avoir des amendes mais de faire de la pédagogie", a indiqué la ministre de la Santé sur RTL. 

De vrais risques sanitaires 

Certains arguent des effets secondaires pour ne pas faire vacciner leurs enfants. "Les effets indésirables graves sont très rares et font l'objet d'un suivi et de recherches approfondies lorsqu'ils surviennent. Le risque de développer une maladie grave en ne se vaccinant pas est beaucoup plus important que celui de voir apparaître un effet indésirable lié à la vaccination", 
rappelle le site de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Ainsi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) cite les exemples de la polio, une maladie qui peut entraîner la paralysie, et de la rougeole, qui peut provoquer une encéphalite ou la cécité.

"S'il est vrai qu'un seul cas de dommage grave ou de décès dû à un vaccin est toujours un cas de trop, il n'en reste pas moins que les avantages de la vaccination dépassent largement les risques", ajoute l'OMS.


Pour Agnès Buzyn, les parents ont avant tout besoin d'être rassurés. "Si nous rendons obligatoires les autres vaccins, les Français comprendront que ce sont des vaccins complètement sûrs." 

 

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