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Versailles: Résumé du discours et annonces de Macron Ier devant le Congrès

Publié par wikistrike.com sur 3 Juillet 2017, 15:45pm

Catégories : #Politique intérieure

Versailles: Résumé du discours et annonces de Macron Ier devant le Congrès
Versailles: Résumé du discours et annonces de Macron Ier devant le Congrès

 La réunion des députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour entendre le discours d'Emmanuel Macron destiné à fixer les "priorités" de son quinquennat a commencé lundi peu avant 15H00, à la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre.

Une fois la séance déclarée ouverte par le président du Congrès, François de Rugy (REM, issu des rangs écologistes), le président de la République a fait son entrée dans l'hémicycle et est monté immédiatement à la tribune, avant que débute une minute de silence en hommage à Simone Veil. 

Une fois rappelée la possibilité offerte par la Constitution d'une adresse solennelle du président devant le Congrès, le chef de l'Etat a évoqué, en ouverture de son propos, des "heures" qui en font une "nécessité". Le président a annoncé qu'il voulait "changer" les institutions, au début de son discours. Il s'est posé en tenant d'une "transformation résolue et profonde tranchant avec les années immobiles et les années agitées", jugeant que les Français avaient exprimé lors des élections la "volonté d'une alternance profonde". 

Emmanuel Macron avait auparavant déjeuné au château avec les présidents des deux chambres, M. de Rugy et Gérard Larcher, et d'autres responsables parlementaires, même si certains s'étaient fait excuser. Certains sièges des 577 députés et 348 sénateurs restaient vacants, notamment des députés de La France insoumise et des parlementaires communistes, qui ont décidé de boycotter. Les élus PCF, arborant leurs écharpes tricolores, se sont rassemblés auparavant devant la mairie de Versailles, près de la rue des Etats-Généraux, "pour dire non à la monarchie présidentielle", selon des tweets. Deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, avaient pris les devants. 

A l'issue de son intervention d'environ une heure, Emmanuel Macron quittera l'hémicycle pour faire place à un débat, sans vote. Il a en effet été décidé l'usage de cette possibilité de prises de parole des groupes politiques, permise par le règlement. 

Nombre de ministres, tels Nicolas Hulot, Jean-Yves Le Drian, Muriel Pénicaud, Florence Parly ou Bruno Le Maire étaient en tribune. Dans l'hémicycle, les députés et sénateurs n'étaient pas placés par groupes politiques (comme c'est habituellement le cas dans les hémicycles de chacune des deux chambres), mais par ordre alphabétique. 

Le troisième président à s'exprimer au Congrès
C'est le troisième président sous la Vème République à s'exprimer devant les parlementaires dans le cadre de Versailles. Nicolas Sarkozy, en vertu d'une nouvelle possibilité ouverte par une révision de la Constitution en 2008, avait été le premier en juin 2009, avant François Hollande trois jours après les attentats du 13 novembre 2015.

Il fallait remonter auparavant à 1848 - et au prince-président Charles Louis Napoléon. Depuis 1958, le Congrès s'est réuni jusqu'alors 18 fois à Versailles, dont 16 fois pour adopter une révision de la Constitution. Pour Emmanuel Macron, cette adresse solennelle aux parlementaires et, à travers eux, aux Français, a vocation à devenir un "rituel" annuel, "conformément à un engagement de campagne", à l'image du discours sur l'état de l'Union aux Etats-Unis, selon l'entourage du président.

 

Un terme à la "prolifération législative"
Emmanuel Macron veut "mettre un terme à la prolifération législative" et souhaite que les "textes importants" puissent faire l'objet d'une "évaluation" deux ans après leur mise en application, a-t-il dit lors de son discours lundi devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. 

"Sachons mettre un terme à la prolifération législative", a-t-il dit. "Je crains moi-même dans une vie antérieure d'y avoir participé", a-t-il reconnu. 

Insistant sur l'importance pour le Parlement de "réserver de [son] temps au contrôle et à l'évaluation", il souhaite une "évaluation complète", notamment des textes "sur le dialogue social" ou "encore sur la lutte contre le terrorisme" dans les deux ans de leur mise en application. 

Une "réduction d'un tiers" des députés et sénateurs
Macron proposera également "une réduction d'un tiers" du nombre de députés et sénateurs, actuellement de 577 et de 348, a-t-il confirmé.

"Un Parlement moins nombreux, mais renforcé dans ses moyens, c'est un Parlement où le travail devient plus fluide, où les parlementaires peuvent s'entourer de collaborateurs mieux formés et plus nombreux. C'est un Parlement qui travaille mieux", a-t-il justifié.

"Une dose de proportionnelle"
Emmanuel Macron a également proposé l'élection du Parlement "avec une dose de proportionnelle", afin que "toutes les sensibilités y soient justement représentées". 

"La représentativité reste un combat inachevé dans notre pays. Je souhaite le mener avec vous résolument", a justifié le président de la République, proposant aussi une limitation du cumul des mandats dans le temps pour les parlementaires.

Supprimer la Cour de justice de la République
"Je souhaite la suppression de la Cour de Justice de la République", a déclaré Emmanuel Macron devant le Congrès réuni lundi à Versailles, estimant que "les ministres doivent devenir comptables des actes accomplis dans leurs fonctions ordinaires". 

"Il faudra trouver la bonne organisation mais nos concitoyens ne comprennent plus pourquoi seuls les ministres pourraient encore disposer d'une juridiction d'exception", a justifié le Président à propos de la CJR, qui juge les actes des ministres commis dans leurs fonctions.

Levée de l'état d'urgence
Le président Emmanuel Macron a annoncé qu'il lèverait "à l'automne" l'état d'urgence en France, en vigueur depuis les attentats de novembre 2015. 

"Je rétablirai les libertés des Français en levant l'état d'urgence à l'automne, parce que ces libertés sont la condition de l'existence d'une démocratie forte", a déclaré le chef de l'Etat, tout en ajoutant que le Parlement serait appelé à voter des mesures nouvelles pour lutter contre le terrorisme, qui seront placées "sous la surveillance du juge judiciaire", répondant ainsi à une demande de nombreux défenseurs des libertés inquiets des pouvoirs accrus de la justice administrative. 

Ces "mesures renforcées", qui seront votées par le Parlement, "seront placées sous la surveillance du juge judiciaire, dans le respect intégral et permanent de nos exigences constitutionnelles et de nos traditions de liberté", a ainsi déclaré le chef de l'État.

Une réforme du Conseil économique, social et environnemental
Pour le président, le Cese est de ces "institutions de la République que le temps a figées dans les situations acquises quand le sens véritable de leur mission eût été d'incarner le mouvement vivant de la société française". "Sa mission était de créer entre la société civile et les instances politiques un trait d'union, fait de dialogue constructif et de propositions suivies d'effets. Cette intention fondatrice s'est un peu perdue", a-t-il déclaré avant de souhaiter que le Cese devienne "la Chambre du futur, où circuleront toutes les forces vives de la nation". 

Actuellement, le Cese comprend 233 membres représentant la société civile, désignés pour un mandat de 5 ans. Il se réunit deux fois par mois en assemblée plénière pour voter les avis présentés par ses différentes sections. Les avis du CESE, peu sollicité, restent souvent lettre morte. Son coût élevé lui est régulièrement reproché. 

Le Cese est présidé depuis décembre 2015 par l'ex-dirigeant du Medef Patrick Bernasconi. 

Le Premier ministre doit "donner corps"
Macron a défini sa conception du rôle du Premier ministre, qui doit "donner corps" au "sens" fixé par le président de la République. "Le Président de la République doit fixer le sens du quinquennat et c'est ce que je suis venu faire devant vous. Il revient au Premier ministre qui dirige l'action du gouvernement de lui donner corps", a affirmé le chef de l'Etat devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. 

"C'est à lui qu'incombe la lourde tâche d'assurer la cohérence des actions, de conduire les transformations, de rendre les arbitrages et, avec les ministres, de vous les présenter", a-t-il poursuivi, à la veille de la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe. 

Le chef de l'Etat a aussi précisé le fonctionnement des feuilles de route des ministres, qui comprendront des objectifs pour lesquels son gouvernement rendra compte au Premier ministre. "Je souhaite que cette responsabilité ait un sens. C'est pourquoi je demanderai au Premier ministre d'assigner à chacun des objectifs clairs dont annuellement ils lui rendront compte", a-t-il expliqué. 

"En finir avec cette recherche incessante du scandale"
Le président Emmanuel Macron a appelé les médias à "en finir avec la recherche incessante du scandale", lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. 

"J'en appelle à la retenue, j'appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, le viol permanent de la présomption d'innocence", a déclaré le chef de l'État, après une campagne électorale marquée par des scandales politico-judiciaires. Appelant de ses voeux une "société de la confiance", il a souhaité que chacun change son "comportement de tous les jours". 

Tout en promettant une lutte accrue contre "l'impunité de quelques puissants", il a demandé à mettre fin à une "chasse à l'homme où parfois les réputations sont détruites, et où la reconnaissance de l'innocence, des mois, des années plus tard, ne fait pas le dixième du bruit qu'avait fait la mise en accusation initiale". "Cette frénésie est indigne de nous et des principes de la République", a-t-il insisté.

"Réformer" le système de l'asile
Macron veut "réformer en profondeur" le système de l'asile, qui est "débordé de toutes parts", pour arriver à un "traitement humain et juste" des demandes des futurs réfugiés, a-t-il annoncé.

"Nous ne pouvons pas continuer d'affirmer hautement notre attachement aux principes de l'asile, tout en nous abstenant de réformer en profondeur" ce système qui, "débordé de toutes parts, ne permet pas un traitement humain et juste des demandes de protection" émanant "d'hommes et de femmes menacés par la guerre et la persécution", a affirmé le président de la République. 

 

 

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