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Voyage au bout de la fin du monde : Un Belge et un Néerlandais ont filmé la zone interdite de Fukushima

Publié par wikistrike.com sur 30 Novembre 2017, 16:30pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Voyage au bout de la fin du monde : Un Belge et un Néerlandais ont filmé la zone interdite de Fukushima

Depuis plusieurs années, le Néerlandais Bob Thissen et le Belge Frederik Sempens sillonnent des endroits désertés, des "no man's land" laissés à l'abandon. Le duo a récemment publié sur sa chaîne YouTube plusieurs vidéos édifiantes montrant la plus sévère zone d'exclusion autour de la centrale nucléaire de Fukushima. 

Précisons d'emblée que les deux hommes ont pénétré illégalement en "zone rouge", un endroit interdit et soignement gardé où les radiations peuvent s'avérer très dangereuses. Plusieurs tentatives leur ont d'ailleurs été nécessaires. "Nous avions un compteur Geiger avec nous et celui-ci oscillait généralement entre 2 et 5 millisieverts. A certains endroits, cela grimpait jusqu'à 400", explique Bob Thissen à nos confrères de HLN.be. 

Au delà de 100 mSv de radiations, on estime qu'il y a un risque de cancer. "C'est en effet risqué, mais nous voulions prendre ces images. Il n'y a aucun endroit sur terre que l'on peut comparer à Fukushima", poursuit-il. En visionnant leur reportage, on ne peut en effet que lui donner raison. Les images sont saisissantes: il règne dans cette zone interdite une véritable ambiance de fin du monde. Tout est resté figé depuis que la population a abandonné les lieux, à la hâte, il y a six ans. 

Leur passage dans une école est particulièrement marquant. "Dans les classes les cahiers sont restés sur les pupitres et les cartables sont toujours accrochés aux porte-manteaux", précise Bob Thissen. A de nombreux endroits, les calendriers affichent encore la date du 11 mars 2011. 

En réalisant ces reportages, les deux hommes ont aussi voulu rappeler les dangers du nucléaire.

"Une catastrophe nucléaire peut aussi arriver chez nous. Nous l'avons vraiment réalisé en visitant Fukushima. On aimerait que l'être humain prenne conscience du danger après un événement aussi tragique, mais malheureusement ce n'est pas toujours le cas", conclut-il.
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