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Ce qu'il faut retenir du discours sur l'état de l'Union de Donald Trump

Publié par wikistrike.com sur 6 Février 2019, 08:05am

Catégories : #Politique internationale

Ce qu'il faut retenir du discours sur l'état de l'Union de Donald Trump

"Le programme que je vais présenter ce soir n'est ni républicain, ni démocrate. C'est celui du peuple américain." Pour le traditionnel discours sur l'état de l'Union, face au Congrès, le président américain Donald Trump a voulu faire figure de rassembleur, mardi 5 février. Un exercice périlleux pour ce partisan d'une ligne dure au sujet de l'immigration, attaché à un projet de mur à la frontière mexicaine, qui n'en finit pas de diviser, et coutumier des diatribes enflammées contre ses opposants. Voici les principaux éléments à retenir de son discours.

Un appel aux "compromis" à des élus divisés

Le tempétueux président américain a ainsi multiplié les appels aux"compromis" dans son allocution. "Ensemble, nous pouvons mettre fin à des décennies de blocage politique, guérir les blessures anciennes, construire de nouvelles coalitions", a-t-il ajouté. Mais ces appels venant d'un président coutumier des diatribes enflammées ont peu de chance d'être entendus par ses adversaires politiques. "On dirait que, tous les ans, le président se réveille le jour du discours sur l'état de l'Union avec une soudaine envie d'unité. Les 364 autres jours de l'année, le président passe son temps à nous diviser", avait ironisé, avant le discours, le sénateur démocrate Chuck Schumer.

Une image, chargée en symboles, résumait la difficulté de sa délicate équation politique : lorsqu'il a pris la parole devant les élus au grand complet, la nouvelle "Speaker" de la Chambre des représentants Nancy Pelosi était assise derrière lui, impassible, dans le champ des caméras. Or l'élue démocrate de San Francisco, fermement opposée au projet de mur, vient de lui infliger une cuisante défaite politique, en faisant lever le shutdown sans avoir cédé sur le financement de l'emblématique projet de Donald Trump. 

 

Vêtue de blanc en hommage aux suffragettes, Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre des représentants, applaudit Donald Trump avant son discours sur l\'état de l\'Union, au Capitole, le 5 février 2019.
Vêtue de blanc en hommage aux suffragettes, Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre des représentants, applaudit Donald Trump avant son discours sur l'état de l'Union, au Capitole, le 5 février 2019. (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

 

Les divisions étaient même accentuées par un contraste saisissant. Comme Nancy Pelosi, de nombreuses élues démocrates s'étaient habillées de blanc, en hommage au mouvement centenaire des suffragettes, qui se sont battues pour le droit de vote des femmes après la Première Guerre mondiale. Mais Donald Trump a su saluer l'occasion en vantant le nombre record de femmes dans la population active et au Congrès.

"Les murs sauvent des vies"

"Par le passé, la plupart des gens dans cette pièce ont voté pour un mur, mais le mur adéquat n'a jamais été construit. Je le ferai construire", a annoncé Donald Trump. Le président américain l'a assuré : son mur à la frontière mexicaine "sera construit". Il a exhorté démocrates et républicains à trouver "un compromis et un accord" pour le financer, d'ici au 15 février, tout en renonçant à passer en force en décrétant l'état d'urgence. Les murs "fonctionnent et sauvent des vies, alors travaillons ensemble", a-t-il ajouté, assurant avoir transmis au Congrès une proposition allant "dans le sens de tous", comprenant notamment une "nouvelle barrière physique" à la frontière sud.

Des "enquêtes partisanes ridicules"

"Un miracle économique se produit actuellement aux Etats-Unis et les seules choses qui pourraient le stopper sont les guerres insensées, les politiques ou les enquêtes partisanes ridicules." A 21 mois de la prochaine élection présidentielle, où il compte briguer un second mandat, Donald Trump a dénoncé les investigations du procureur spécial Robert Mueller ainsi que les enquêtes parlementaires sur les liens entre son équipe de campagne et la Russie. Ces attaques interviennent alors que les démocrates, qui contrôlent désormais la Chambre des représentants, ont lancé une série d'enquêtes sur l'administration Trump.

"Eliminer le VIH aux Etats-Unis d'ici 10 ans"

"Mon budget demandera aux démocrates et aux républicains de dégager les moyens nécessaires pour éliminer l'épidémie de VIH aux Etats-Unis d'ici 10 ans. Ensemble, nous vaincrons le sida en Amérique et au-delà", a déclaré le président républicain. L'annonce rappelle la proposition, lancée au même endroit en 2003 par George W. Bush, du programme Pepfar contre le sida dans le monde, considéré comme l'un des plus grand succès de la lutte contre l'épidémie. Le secrétaire à la Santé, Alex Azar, a ensuite fourni plus de détails. L'objectif est de réduire le nombre de contaminations par le VIH aux Etats-Unis, aujourd'hui de 38 000 par an, de 75% en cinq ans, et 90% en dix ans.

Rendez-vous avec Kim Jong-un au Vietnam

"Dans le cadre de notre diplomatie audacieuse, nous continuons notre effort historique pour la paix dans la péninsule coréenne", a assuré Donald Trump, en officialisant la date et le lieu d'un nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Ce deuxième tête-à-tête, après le sommet historique entre les deux hommes le 12 juin 2018 à Singapour, se déroulera au Vietnam les 27 et 28 février.

Donald Trump s'est félicité des progrès accomplis depuis la détente entamée l'année dernière, assurant que s'il n'avait pas été élu président, les Etats-Unis seraient "maintenant dans une guerre majeure avec la Corée du Nord""Nos otages sont revenus à la maison, les essais nucléaires ont cessé et il n'y a pas eu de lancement de missiles depuis 15 mois", a listé Donald Trump. "Il reste beaucoup de travail à faire mais ma relation avec Kim Jong-un est bonne", a-t-il ajouté.

 

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