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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les plus gros laveurs de cerveaux s'attaquent aux fake news

Publié par wikistrike.com sur 9 Février 2019, 09:13am

Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

"On peut tromper une partie du peuple tout le temps .. Et tout le peuple une partie du temps ..  Mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps"  …..  Abraham Lincoln  1809-1865

"On peut tromper une partie du peuple tout le temps .. Et tout le peuple une partie du temps .. Mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps" ….. Abraham Lincoln 1809-1865

De nouvelles rubriques à destination des écervelés 

 

TF1 et France 2 ont créé de nouvelles rubriques dédiées au fact-checking, la vérification des infos douteuses, dans leurs journaux, illustrant la mobilisation grandissante des médias face à ce phénomène.

France 2 a dégainé en premier en annonçant fin janvier la création d'une nouvelle rubrique du 20H00 d'Anne-Sophie Lapix, "Faux et usage de faux", dont la diffusion a commencé cette semaine. "Faire la chasse aux fake news doit être un marqueur fort du service public, car ce sont des armes de manipulation massive. C'est notre utilité publique d'aider à ce que des rumeurs ne deviennent pas des vérités", avait expliqué à l'AFP Yannick Letranchant, directeur de l'information du groupe public.

Des rubriques consacrées 
Cette pastille s'ajoute au travail de vérification déjà effectué dans des rubriques du JT de France 2 comme "L'oeil du 20H", ainsi que dans "l'instant détox" sur la chaîne d'info franceinfo et l'émission de Thomas Sotto "Escape News" sur France 4. Franceinfo s'apprête également à renforcer ses programmes contre la désinformation, avec une émission hebdomadaire, "Vrai ou fake". 

De son côté, TF1 inaugurera ce week-end "Factuel", une nouvelle rubrique diffusée tous les samedis dans le 20H00 d'Anne-Claire Coudray, et conçue dans le cadre d'une collaboration avec l'Agence France-Presse. Elle y remontera le fil d'une "infox", de sa création jusqu'à sa diffusion via, le plus souvent, les réseaux sociaux. "Nous faisons du fact-checking depuis pas mal de temps", à la fois dans les journaux de TF1 et sur la chaîne d'info LCI, a déclaré à l'AFP Thierry Thuillier, le patron de l'information du groupe TF1. 

Mais il s'agit cette fois de faire plus que la simple vérification (dire si une information douteuse est vraie ou fausse) en "décortiquant la naissance et le parcours d'une rumeur, d'une mauvaise information ou d'une fake news". 

Effet boule de neige
L'idée, selon lui, est de démontrer comment ces infox "prospèrent et, par un effet boule de neige, notamment sur les réseaux sociaux, en arrivent presque à prendre le pas sur toutes les autres infos, comme on l'a découvert en grandeur XXL avec le phénomène des gilets jaunes". Avec ces deux pastilles, cette lutte contre les infox va désormais toucher plusieurs millions de téléspectateurs. 

En France, c'est la presse écrite qui s'est d'abord attaquée aux "fake news", il y a une dizaine d?années. Parmi ces pionniers figurent la rubrique Désintox lancée par Libération en 2008, qui s'est déclinée en 2012 à la télévision dans l'émission d'Arte "28 minutes", puis a donné naissance en 2017 au service CheckNews (via lequel les lecteurs peuvent soumettre leurs questions aux vérificateurs du journal). Ou encore les Décodeurs, blog du Monde lancé il y a une décennie et devenu en 2014 une rubrique à part entière du journal, mêlant vérification, contextualisation et datajournalisme. 

Les outils de fact-checking se développent
Depuis deux ans, l'Agence France-Presse a aussi fortement développé son réseau international de journalistes dédiés à la vérification, AFP Factuel, qui comprend déjà une trentaine de reporters dans 16 pays et va bientôt s'étendre à Beyrouth, au Liban, avec l'implantation d'une équipe chargée de traquer les "infox" au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. 

Ce développement dans le monde arabe s'effectue dans le cadre de la participation de l'AFP au programme mondial de fact-checking de Facebook, via lequel le groupe américain rémunère des journalistes de plusieurs médias, qui se chargent de vérifier la véracité de contenus partagés massivement sur le réseau social et soupçonnés d'être faux. 

Ce contrat avec Facebook reflète, comme le partenariat avec TF1, une volonté de l'AFP de devenir un référent mondial dans la lutte contre les "fake news": elle est déjà le média qui participe au programme de Facebook dans le plus grand nombre de pays, et le premier dans le monde arabe. Pour le directeur de l'information de l'AFP, Phil Chetwynd, qui veut développer "une culture du fact-checking" au sein de l'agence, "c'est une réponse à la réalité dans laquelle les médias sont plongés. Une énorme partie du public a abandonné les médias traditionnels et s'informe via des groupes Facebook, comme on l'a vu avec les gilets jaunes. Nous sommes obligés d'aller sur ce terrain".

 

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