Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

L'ordonnance d'extradition de Julian Assange aux Etats-Unis a été signée

Publié par wikistrike.com sur 13 Juin 2019, 10:09am

Catégories : #Politique internationale

L'ordonnance d'extradition de Julian Assange aux Etats-Unis a été signée

Sajid Javid, le ministre britannique de la justice, a annoncé ce 13 juin avoir signé l'ordonnance d'extradition de Julian Assange aux Etats-Unis. La justice britannique doit toutefois se prononcer avant que l'extradition ne soit entérinée.

Selon le quotidien britannique The Guardian, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Sajid Javid, a révélé avoir signé le 11 juin une demande d'extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange par les Etats-Unis. Le département américain de la Justice a annoncé dix-huit chefs d’inculpation à l’encontre du lanceur, qui relèvent de l’Espionage Act. Julian Assange y encourt une peine de 170 ans de prison.

 

Sajid David a déclaré dans une émission de la BBC le 13 juin : «Il est détenu à juste titre. une demande d'extradition a été émise par les Etats Unis, qui sera examinée par la Cour demain mais hier, j'ai signé l'ordre d'extradition, je l'ai certifié, et le document sera présenté à la Cour demain.»

«C'est à la Cour de rendre sa décision. Mais le secrétaire d'Etat a une grande part à jouer, et je veux que justice soit faite systématiquement. Et nous avons reçu une demande d'extradition légitime, alors je l'ai signée, mais la décision finale revient à la Cour», a-t-il ajouté.

L’audience, à laquelle Julian Assange devait comparaître le 30 mai par vidéo-conférence depuis la prison de Belmarsh, a été reportée au 14 juin par le tribunal londonien de Westminster à  juin. Le tribunal a ainsi répondu favorablement à la requête des avocats de la défense qui avaient plaidé en faveur d’un report de l'audience au regard du mauvais état de santé de leur client.

Julian Assange avait été interpellé le 11 avril à la suite d'une demande d'extradition formulée par les Etats-Unis. Washington avait dans un premier temps annoncé l'avoir inculpé pour association de malfaiteurs en vue de réaliser un «piratage informatique», une peine passible de cinq ans de prison. Mais d'autres charges sont venues peser plus tard sur le lanceur d'alerte, qui le menacent d'une peine infiniment plus lourde.

Washington lui reproche d'avoir notamment mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 d'environ 750 000 documents militaires et diplomatiques. Il est soupçonné de l'avoir «aidée à obtenir des informations confidentielles en sachant qu'elles pouvaient être utilisées au détriment des Etats-Unis et à l'avantage d'une nation étrangère», selon un communiqué du département de la Justice. 

 

Source

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents