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Bye democraty: La presse britannique dit adieu à la démocratie après le coup d'état de B. Jonhson

Publié par wikistrike.com sur 29 Août 2019, 09:59am

Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres, #Politique internationale

Bye democraty: La presse britannique dit adieu à la démocratie après le coup d'état de B. Jonhson

La décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement jusqu’au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date du Brexit, a déclenché une vague d’indignation au Royaume-Uni où une pétition contre cette mesure recueillait jeudi plus d’un million de signatures. Les journaux britanniques parlent du “jour où la démocratie s’est effondrée”. 

Sur le site officiel petition.parliament.uk, une pétition contre la décision, qualifiée par les opposants de “coup d’Etat”, dépassait jeudi matin les 1,2 million de signatures. Au Royaume-Uni, toute pétition atteignant 100.000 signatures peut déclencher l’ouverture d’un débat parlementaire.

Des milliers de personnes ont manifesté mercredi soir à Londres, Manchester, Édimbourg et d’autres grandes villes. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le Parlement en scandant “Arrêtez le coup d’Etat” et en brandissant le drapeau européen, puis à Downing Street où est installé le Premier ministre.

Les journaux britanniques ont forcément fait leur Une de ce jeudi sur l’événement majeur qui s’est déroulé en Grande-Bretagne ce mercredi. Les mots choisis sont souvent forts. Voici une revue des couvertures de la presse britannique. 

Le Guardian: “Indignation alors que Johnson suspend le Parlement”

 

Le journal Guardian cite John Bercow, Président du Parlement, qui parle d’une “honte constitutionnelle”. L’éditorial mentionne un “abus grotesque de la fonction de Premier ministre”.

Le Financial Times: “Le boucan alors que Johnson ferme le Parlement pour protéger le plan Brexit”

 

Le Financial Times se penche également principalement sur les conséquences pour la constitution. “Boris Johnson provoque une crise constitutionnelle”, selon le journal. 

The Times : “Johnson tente le tout pour tout”

 

Le Times est plus original et a mis en Une: “Johnson tente le tout pour tout”. Le journal écrit également une parodie sur la façon dont le président parlementaire John Bercow a dû vivre sa sortie ce mercredi. “Disons que vous ne vouliez pas de votre nouveau château de sable avec Bercow quand il a appris la nouvelle. Il l’aurait probablement piétiné dans un excès de colère “, dit le Times.

Le Telegraph: “Le Premier ministre doit exécuter la volonté de la nation”

 

Tous les médias britanniques ne réagissent pas de la même façon négativement à cette nouvelle. Le Telegraph, où Johnson travaillait comme chroniqueur jusqu’à récemment, réagit positivement à la décision de suspendre le Parlement. Ils citent Jacob Rees-Mogg, qui déclare que “les parlementaires qui essaient de contrecarrer le Brexit provoquent une crise constitutionnelle”. De plus, le journal ajoute qu'il y a “la volonté de la nation”, c’est-à-dire d’exécuter le Brexit.

The Sun : “Hey big suspender”

 

Le prix de la meilleure tête revient sans aucun doute au tabloïd britannique The Sun. Leur parodie du succès de Shirley Bassey ’Big Spender’ devient ’Hey Big Suspender’. Selon le Sun, Johnson entre en scène en se battant. “Boris Johnson part en guerre contre ses ennemis”, selon le journal.

Le Daily Mirror: “Crise constitutionnelle”

 

Le Daily Mirror, à son tour, est furieux. Le Mirror a qualifé Johnson de “Tin-pot Dictator” (littéralement, “dictateur en fer blanc”). De plus, le journal parle d’un “suicide rituel”. Selon le journal, la reine britannique est toujours dans un “chaos”.

The Scotsman: “Un jour noir pour la démocratie”

 

Les journaux écossais citent avec empressement la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon. Ils se servent aussi des nouvelles selon lesquelles Ruth Davidson, chef du Parti conservateur écossais, démissionnera probablement par mécontentement à l’égard de Johnson, pour se demander pourquoi ils doivent encore le soutenir. Le Daily Record écrit: “Si Ruth ne le supporte pas, pourquoi pas nous?” Le journal Ecossais, à son tour, parle d’un “jour noir pour la démocratie”.

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