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Honteux ? Boris Jonhson pose brièvement le pied sur le table, à l'Elysée

Publié par wikistrike.com sur 22 Août 2019, 17:42pm

Honteux ? Boris Jonhson pose brièvement le pied sur le table, à l'Elysée

Près de deux mois avant la date officielle du Brexit – prévu le 31 octobre –, Emmanuel Macron et Boris Johnson ont adopté, jeudi 22 août, un ton plus conciliant au cours de leur rencontre à l’Elysée. « Je pense que nous pouvons avoir un accord et un bon accord », a fait savoir le premier ministre britannique, tout en rappelant :

« Nous devons quitter l’Union européenne le 31 octobre, quelle que soit la situation, avec ou sans accord. »

Le président français s’est montré plus prudent mais s’est déclaré « confiant » sur le fait qu’une solution puisse être trouvée « dans les trente prochains jours » entre Londres et les Vingt-Sept. M. Macron s’est ainsi placé sur la même ligne que la chancelière allemande Angela Merkel qui, en recevant M. Johnson mercredi, avait jugé possible de trouver « dans les trente prochains jours » un accord pour éviter un « Brexit dur ».

« Je suis, comme la chancelière Merkel, confiant sur le fait que l’intelligence collective, notre volonté de construire, doit nous permettre de trouver quelque chose d’intelligent dans les trente jours s’il y a une bonne volonté de part et d’autre, et c’est ce que je veux croire », a-t-il ajouté devant la presse, estimant que « l’avenir du Royaume-Uni ne peut se trouver qu’en Europe ».

Débat sur la frontière irlandaise

Il faut pour cela trouver un terrain d’entente sur la question du « backstop », ou « filet de sécurité », à la frontière irlandaise, qui empoisonne les débats sur le Brexit et dont M. Johnson réclame le retrait.

Le « backstop », disposition controversée sur l’Irlande dans l’accord de Brexit négocié entre Londres et Bruxelles mais refusé par le Parlement britannique, prévoit que, faute de meilleure solution à l’issue d’une période transitoire, et pour éviter le retour d’une frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, le Royaume-Uni tout entier reste dans un « territoire douanier unique » avec l’UE.

Sur cette question, M. Macron a fait savoir qu’un « travail doit pouvoir se faire », mais « dans le cadre de ce qui a été négocié » au cours des deux dernières années. Mais dans le même temps, il a été très clair : le « backstop » est un « élément clé » qui apporte des « garanties indispensables à la préservation de la stabilité en Irlande à l’intégrité du marché unique », deux lignes jaunes infranchissables pour lui. Or, pour Londres, le « backstop » porte atteinte à la « souveraineté de l’Etat britannique » et l’empêcherait de mener une politique commerciale indépendante des règles de l’UE.

Pour M. Johnson, il y a des « solutions techniques aisément disponibles » pour résoudre le problème de la frontière entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande une fois le Royaume-Uni sorti de l’Union européenne. Le Royaume-Uni ne veut « à aucun prix établir des contrôles à la frontière », a-t-il insisté.

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