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L'atterrisseur israélien qui s'est crashé sur la Lune a lâché des organismes vivants et indestructibles sur sa surfacee

Publié par wikistrike.com sur 10 Août 2019, 09:50am

Catégories : #Astronomie - Espace

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ne mission ambitieuse, mais vouée à l’échec, de faire atterrir le premier engin spatial privé sur la Lune ne sera peut-être pas sans conséquence scientifique. Parmi les nombreux objets qui se trouvaient à bord de l’atterrisseur lunaire israélien Beresheet, des milliers de tardigrades, dont le sort a été lourd de conséquences. Ces créatures microscopiques sont capables de survivre aux plus rudes conditions, y compris les impacts les plus sévères avec la surface lunaire, selon l’équipe qui a mené l’expérience.

Image d’entête : micrographie électronique à la couleur améliorée d’un tardigrade. (Nicole Ottawa & Oliver Meckes / Eye of Science / Science Source Images)

L’atterrisseur lunaire Beresheet était sur le point d’entrer dans l’histoire alors qu’il se concentrait sur la surface de la Lune  fin avril, mais il n’a pas pu réduire sa vitesse d’approche et s’est écrasé à la surface. L’atterrisseur a été perdu, de même qu’une foule d’instruments scientifiques, dont un magnétomètre et un réseau de réflecteurs laser pour la NASA.

 

 

Mais on pense qu’au moins un bagage a survécu à l’accident. La Bibliothèque Lunaire de l’Arche est une capsule de la taille d’un DVD dont l’objectif est de ” conserver les archives de notre civilisation pendant des milliards d’années “. Il s’agit de la première d’une série d’archives de ce type de la part de l’organisation à but non lucratif Arch Mission Foundation, qui a pour but de fournir une sauvegarde hors site de la planète Terre, une vision qui comprend “la diffusion des connaissances les plus importantes de l’humanité dans le temps et l’espace”.

Représentation de la Bibliothèque Lunaire de l’Arch Mission Foundation.

Arch Mission Foundation Lune 1 19

La Bibliothèque Lunaire de l’Arche est composée de 25 disques de nickel contenant toutes sortes de données, y compris des photos, des images de pages de livres, des illustrations et la totalité de Wikipedia en anglais. Et encapsulés dans de l’ambre artificiel dans la bibliothèque lunaire se trouvaient 100 millions de cellules provenant de 25 humains, ainsi que des milliers et des milliers de tardigrades.

Ces minuscules créatures sont parmi les animaux les plus résistants de notre planète, et on pense qu’elles sont en grande partie indestructibles en raison de leur capacité à entrer dans un profond état d’animation suspendue, se figeant dans le temps. Cela leur permet de vivre sans nourriture, sans eau et sans oxygène, de supporter des températures extrêmes, les pressions écrasantes au fond de l’océan et le vide de l’espace. En fait, une étude menée par l’université d’Oxford l’an dernier a conclu qu’il faudrait peut-être que la mort par le soleil (lorsque, dans un avenir très lointain, ce dernier nous engloutira par sa présence) pour faire disparaître définitivement cette espèce.

 

 

Mais il n’est pas vrai de dire que ces super-pouvoirs sont ce qui leur a permis de survivre à l’accident. La Fondation Arch Mission croit que toute la bibliothèque lunaire est intacte, d’après l’analyse scientifique des images de l’orbiteur de reconnaissance lunaire de la NASA.

Avant-après l’atterrissage raté de la sonde Beresheet. (NASA/GSFC/Arizona State University)

Désormais, il y a donc maintenant des milliers d’organismes vivants indestructibles sur la Lune, qui n’existaient pas auparavant. Mais la Fondation Arch Mission s’est empressée d’apaiser les craintes qu’ils se réveillent et se répandent dans l’environnement lunaire, réitérant le fait qu’ils sont fixés à l’intérieur d’époxyà durcissement lent et que le seul espoir de les voir prendre vie repose sur leur récupération et leur relocalisation.

Selon la Fondation Arch, dans un tweet :

Les Tardigrades peuvent entrer dans un état d’animation suspendue. Ils ne sont pas capables de se déplacer ou de se reproduire sur la Lune. Ils sont figés dans le temps. Il faudrait les récupérer et les emmener dans un endroit avec une atmosphère appropriée, puis les réhydrater, pour *potentiellement* les réanimer.

Mais leur arrivée soulève la question de la protection planétaire, ou l’idée que les corps célestes doivent être préservés dans leur état naturel pour les besoins de l’étude scientifique. C’est exactement pour cette raison que le Bureau de la protection planétaire de la NASA a été créé.

Lorsque la mission Cassini de la NASA vers Saturne a pris fin en 2017, l’agence l’a fait brûler dans l’atmosphère plutôt que de risquer de contaminer les lunes potentiellement habitables de la planète. Et la voiture Tesla d’Elon Musk, envoyé dans l’espace au début de l’année dernière, a fait sourciller la communauté scientifique pour des raisons similaires.

Pour sa part, l’Arch Mission Foundation insiste sur le fait qu’il n’y a pas de tels risques résultant de l’ADN et des tardigrades survivants, en raison du manque d’atmosphère et des niveaux de radiation qui en résultent.

Toujours selon l’Arch Mission Foundation :

La Lune est une destination de type 1 sans atmosphère. Nous sommes conscients de la protection planétaire. Nous n’enverrions rien dans un endroit où il y a une atmosphère. La Lune a déjà près de 100 sacs de déchets humains laissés par les astronautes d’Apollo, plus une petite plante débarquée par la Chine.

Sur le site de l’Arch Mission Foundation : The first library on another celestial body.

 

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