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La Chine collecte les organes de millions de prisonniers ouïghours musulmans, selon les observateurs

Publié par wikistrike.com sur 1 Octobre 2019, 08:57am

Catégories : #Social - Société, #Religion - pensées, #Santé - psychologie

La Chine collecte les organes de millions de prisonniers ouïghours musulmans, selon les observateurs

La Chine détient dans des camps d’internement des membres d’ethnies, officiellement pour les convertir à la ligne du parti. La semaine dernière, un organisme avançait des preuves selon lesquelles des trafics d’organes, parfois sur des personnes encore vivantes, ont été faits dans ces camps.

DES « CAMPS DE RÉÉDUCATION POLITIQUE » POUR PLUS D’UN MILLION DE OUÏGHOURS

La communauté ouïghoure, dont plus de 10 millions de représentants habitent dans la région autonome du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, subit depuis deux ans la politique de Pékin visant à « rééduquer » les membres. Cela consiste en des internements en « camps de rééducation politique », selon l’appellation officielle, afin d’imposer un contrôle idéologique sur ces populations, de confession musulmane pour la plupart, mais les motifs de ces persécutions ne sont pas idéologiques. 

À ce jour, plus d’un million de Ouïghours sont enfermés — l’objectif à long terme, selon Libération, n’est pas tant l’extermination totale qu’un lent processus d’embrigadement, notamment en séparant les parents des enfants, par un endoctrinement fait de cours d’idéologie du parti, une interdiction de parler le ouïghour, de pratiquer leur religion et de respecter leurs traditions.

Pourtant, selon une intervention récente de The China Tribunal, organisme indépendant étudiant et reportant le respect des droits de l’homme en Chine, lors d’une réunion au Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies (la branche de l’ONU observant l’état des droits de l’homme dans le monde), avance que la Chine commet un crime contre l’humanité, notamment en exerçant des prises d’organes non volontaires sur des personnes internées. Les prisonniers seraient « ouverts encore vivants pour retirer leurs reins, foie, cœur, poumons, cornée et peau, et en faire des produits de vente ». 

Voici l’intervention d’Hamid Sabi, avocat pour les droits de l’homme au China Tribunal.  

Le nombre de centaines de milliers de victimes est avancé. Cette prise de parole fait suite à un rapport détaillé de juin dernier, avançant des preuves de l’existence de ces trafics (gardés bien entendu confidentiels) : vous pouvez le retrouver ici, ou ici dans sa version abrégée.

Le vol d’organes sur des personnes non déclarées en état de mort clinique (c’est-à-dire qui peuvent encore respirer seules) n’est pas nouveau : le rapport explique que la pratique était courante ces 20 dernières années sur des minorités politiques et des minorités religieuses, prenant pour exemple des membres du Falun Gong. Ce groupe, persécuté par le régime sous prétexte de ses opinions anticommunistes (voir la très intéressante présentation de ce mouvement par Le Monde), a connu des arrestations de masse, des internements similaires à ceux que vivent, aujourd’hui, les Ouïghours. 

 

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