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Lubrizol: Les pompiers arrivés sur site empêchés de consulter leurs propres analyses de sang

Publié par wikistrike.com sur 2 Octobre 2019, 07:00am

Catégories : #Santé - psychologie

Lubrizol: Les pompiers arrivés sur site  empêchés de consulter leurs propres analyses de sang

L'un des premiers pompiers arrivé sur le site de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen témoigne dans la presse, car celui-ci ne comprend pas pourquoi il s'est vu dans l'impossibilité de consulter ses propres analyses de sang (désormais classées confidentielles ?) Ce refus est incompréhensible. 

L'entrevue à Libération avec le pompier montre la fébrilité des autorités. Le mystère s'épaissit un peu plus autour de la dangerosité des produits échappés des entrepôts. 

"Il tend la lettre comme s’il s’apprêtait à dévoiler une pièce à conviction, la preuve «que les autorités veulent cacher la vérité». Le dos droit sur une chaise de salon, le regard fixé sur le courrier il a un débit de voix limpide : «Biologie sanguine à réaliser à réception du courrier, ce lundi 30 septembre. Merci de bien vouloir adresser les conclusions médicales sous pli confidentiel au Service départemental d’incendie et de secours de la Seine-Maritime.» Fabien (1), 33 ans, est un pompier professionnel de Rouen. Depuis jeudi, il a passé environ quarante heures sur le site incendié de Lubrizol. «Et aujourd’hui, on me dit que mes propres résultats d’analyses me sont inaccessibles, qu’elles doivent rester confidentielles, s’alarme-t-il. Comment voulez-vous qu’on ne devienne pas paranos ?» 

 

"Elles sont inaccessibles et doivent rester confidentielles (...) comment voulez-vous qu’on ne devienne pas paranos ?" (Libération)



Fabien en est persuadé : depuis le début du drame, ses «boss» mentent délibérément pour ne pas «créer un mouvement de panique» dans le clan des pompiers. «Dès le premier jour, on a manqué de bouteilles d’air au bout de deux heures, témoigne-t-il. On a été obligés de continuer le boulot avec des masques en papier. Ça sentait le soufre et l’hydrocarbure. La fumée était suffocante, le sol était recouvert d’une marée noire. Les employés de Lubrizol présents sur place étaient suréquipés. Mais nous, je voyais bien que nos tenues n’étaient pas du tout adaptées.»"  

 

Alexander Doyle pour WikiStrike

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