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Un ancien responsable du renseignement israélien affirme que Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell travaillaient pour Israël

Publié par wikistrike.com sur 6 Octobre 2019, 08:37am

Catégories : #Politique internationale

Un ancien responsable du renseignement israélien affirme que Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell travaillaient pour Israël

par Whitney Webb.

Une récente interview accordée par un ancien haut responsable des services de renseignements militaires israéliens révèle que l’entreprise de chantage sexuel de Jeffrey Epstein était une opération de renseignement israélienne menée dans le but de piéger des individus et des politiciens puissants aux États-Unis et à l’étranger.

Depuis la présumée mort par suicide de Jeffrey Epstein dans une prison de Manhattan, beaucoup de choses ont été révélées sur ses activités dépravées et les méthodes utilisées pour abuser sexuellement des filles mineures et piéger les riches et les puissants pour les faire chanter. Les liens d’Epstein avec le renseignement, décrits en détail dans une récente série d’enquêtes de MintPress, ont continué de faire l’objet d’une couverture médiatique minimale, qui est essentiellement passée du scandale d’Epstein au fait que ses nombreux complices demeurent en liberté.

Pour ceux qui ont examiné les liens d’Epstein avec le renseignement, il existe des liens évidents avec le renseignement US et le renseignement israélien, ce qui laisse de la place au débat sur le pays le plus proche d’Epstein et le plus impliqué dans ses activités de chantage/trafic sexuel. Une récente interview accordée par un ancien haut responsable des services de renseignements militaires israéliens a affirmé que l’entreprise de chantage sexuel d’Epstein était une opération de renseignement israélienne visant à piéger des individus et des politiciens puissants aux États-Unis et à l’étranger.

Dans une interview accordée à Zev Shalev, ancien producteur exécutif de CBS News et journaliste d’investigation pour Narativ, Ari Ben-Menashe, ancien cadre supérieur de la Direction du renseignement militaire israélien, a affirmé non seulement avoir rencontré Jeffrey Epstein et sa femme présumée, Ghislaine Maxwell, dans les années 1980, mais que tant Epstein que Maxwell travaillaient déjà pour le renseignement israélien durant cette période.

« Ils ont trouvé un créneau »

Dans une interview accordée la semaine dernière à la chaîne indépendante Narativ, Ben-Menashe, lui-même impliqué dans les ventes d’armes Iran-Contra, a déclaré à son interlocuteur Zev Shalev qu’il avait été présenté à Jeffrey Epstein par Robert Maxwell au milieu des années 1980 alors que l’implication de Maxwell et Ben-Menashe avec Iran-Contra était en cours. Ben-Menashe n’a pas précisé l’année de sa rencontre avec Epstein.

Ben-Menashe a affirmé à Shalev « qu’il [Maxwell] voulait que nous l’acceptions [Epstein] comme membre de notre groupe… Je ne nie pas que nous étions à l’époque un groupe avec Nick Davies [rédacteur en chef étranger du Daily Mirror, appartenant à Maxwell], Maxwell, moi et notre équipe d’Israël, nous faisions ce que nous faisions« . Les rapports antérieurs de Seymour Hersh et d’autres ont révélé que Maxwell, Davies et Ben-Menashe ont participé au transfert et à la vente d’équipement et d’armes militaires d’Israël à l’Iran au nom des services de renseignement israéliens pendant cette période.

Il a ensuite ajouté que Maxwell avait déclaré lors de l’introduction que « vos patrons israéliens ont déjà approuvé » Epstein. Shalev a noté plus tard que Maxwell « avait un vaste réseau en Israël à l’époque, qui comprenait le premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, selon Ben-Menashe« .

Ben-Menashe a poursuivi en disant qu’il l’avait « rencontré [Epstein] plusieurs fois dans le bureau de Maxwell, c’était tout« . Il a également dit qu’il ne savait pas qu’Epstein était impliqué à l’époque dans des ventes d’armes pour qui que ce soit d’autre de sa connaissance, mais que Maxwell voulait impliquer Epstein dans le transfert d’armes dans lequel lui, Davies et Ben-Menashe étaient engagés pour le compte d’Israël.

Ariel Sharon (à droite) rencontre Robert Maxwell à Jérusalem le 20 février 1990

Cependant, comme le rapporte MintPress dans la partie IV de la série d’enquêtes « Au cœur du scandale de Jeffrey Epstein : Trop gros pour tomber« , Epstein a été impliqué avec plusieurs trafiquants d’armes pendant cette période, dont certains étaient directement impliqués dans les transactions d’armes Iran-Contra entre Israël et l’Iran. Par exemple, après avoir quitté Bear Stearns en 1981, Epstein a commencé à travailler dans le domaine de la finance parallèle en se décrivant comme un « chasseur de primes de la finance », il traquait et cachait de l’argent pour les gens puissants. L’un de ces puissants individus était Adnan Khashoggi, un marchand d’armes saoudien ayant des liens étroits avec les services de renseignements israéliens et étatsuniens et l’un des principaux intermédiaires dans les transactions d’armes Iran-Contra entre Israël et l’Iran. Epstein nouera plus tard une relation d’affaires avec une société écran de la CIA impliquée dans un autre aspect d’Iran-Contra, la compagnie aérienne Southern Air Transport, au nom de la société de Leslie Wexner, The Limited.

Au cours de cette période, on sait également qu’Epstein a fait la connaissance du trafiquant d’armes britannique Sir Douglas Leese, qui a collaboré avec Khashoggi à au moins un trafic d’armes entre la Grande-Bretagne et les Saoudiens dans les années 1980. Leese présentera plus tard Epstein à Steven Hoffenberg, qualifiant Epstein de « génie » et décrivant son manque de morale durant cette présentation. Ainsi, il y a des indications qu’Epstein a été impliqué dans des transactions d’armes au Moyen-Orient, y compris certaines liées à Iran-Contra, au cours de cette période. En outre, Epstein prétendra plus tard (puis niera par la suite) avoir travaillé pour la CIA pendant cette période.

Après avoir été présenté à Epstein, Ben-Menashe a affirmé que ni lui ni Davies n’étaient impressionnés par Epstein et le considéraient comme « pas très compétent ». Il a ajouté que Ghislaine Maxwell était « tombée amoureuse » d’Epstein et qu’il croyait que la relation romantique entre sa fille et Epstein avait amené Robert Maxwell à travailler pour faire entrer Epstein dans « l’entreprise familiale », c’est-à-dire les rapports de Maxwell avec les services de renseignements israéliens. Cette information est très révélatrice, étant donné que le récit, du moins jusqu’à présent, était que Ghislaine Maxwell et Jeffrey Epstein ne se sont rencontrés et n’ont commencé leur relation qu’après la mort de Robert Maxwell en 1991, après laquelle Ghislaine avait déménagé à New York.

Ben-Menashe affirme que bien après leur présentation, bien qu’encore une fois il ne précise pas en quelle année, Ghislaine Maxwell et Jeffrey Epstein ont commencé une opération de chantage sexuel dans le but d’extorquer des personnalités politiques et publiques étatsuniennes au nom des renseignements militaires israéliens. Il a déclaré :

« Dans ce cas-ci, ce qui s’est vraiment passé, d’après mon point de vue, c’est que ces types étaient considérés comme des agents. Ils n’étaient pas vraiment compétents pour faire grand-chose. Ils ont donc trouvé un créneau : faire chanter des personnalités politiques étatsuniennes et autres« .

Il a ensuite confirmé, lorsqu’on lui a demandé de le faire, qu’ils faisaient chanter des Étatsuniens au nom des services de renseignements israéliens.

En réponse à sa déclaration, Zev Shalev a répondu : « Mais, vous savez, pour la plupart des gens, il leur est difficile de penser qu’Israël fait du chantage à leurs dirigeants aux États-Unis, c’est très… » et Ben-Menashe a interrompu et l’échange suivant a alors eu lieu :

« Ari Ben-Menashe : Vous plaisantez ? [rires]… C’était tout à fait leur mode opératoire. Coucher à droite et à gauche n’est pas un crime, c’est peut-être embarrassant, mais ce n’est pas un crime, mais coucher avec des filles mineures est un crime.

Shalev : C’était aussi un crime en 2000, mais ils l’ont laissé en liberté…

Ben-Menashe :  Et c’est pour cela qu’il [Epstein] s’est toujours assuré que ces filles soient mineures« .

Une photo de 2001 qui a été incluse dans les dossiers judiciaires montre le prince Andrew avec son bras autour de la taille de Virginia Giuffre, 17 ans, qui dit que Jeffrey Epstein l’a payée pour avoir des rapports sexuels avec le prince. Andrew a nié les accusations. En arrière-plan, la petite amie d’Epstein, Ghislaine Maxwell

 

 

De plus, lorsque Shalev a interrogé Ben-Menashe sur la relation entre Jeffrey Epstein et l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak, Ben-Menashe a déclaré :

« Après un certain temps, vous savez, ce que faisait Epstein était de recueillir des renseignements sur des personnes aux États-Unis. Donc, si vous voulez aller aux États-Unis, si vous êtes un politicien très en vue, vous voulez savoir ce que les gens pensent de vous« .

Ben-Menashe a par la suite déclaré que Barak obtenait des informations compromettantes qu’Epstein avait obtenues sur des gens puissants aux États-Unis.

PROMIS, sexe et chantage

Si Robert Maxwell a recruté Epstein et l’a fait entrer dans « l’entreprise familiale » et le monde du renseignement israélien, comme l’a prétendu Ben-Menashe, cela apporte des preuves à l’appui des informations fournies à MintPress par un ancien agent du renseignement US, qui a choisi de rester anonyme en raison du caractère sensible de la plainte.

Cette source, qui a une connaissance directe de l’utilisation non autorisée de PROMIS pour soutenir des projets secrets des renseignement US et israéliens, a déclaré à MintPress qu’une partie du produit des ventes illicites de PROMIS avait été mise à la disposition de Jeffrey Epstein pour servir à compromettre les cibles du chantage politique. Comme on l’a fait remarquer dans la série d’articles de Mintpress sur le scandale Epstein qui a documenté ses liens avec le crime organisé et les services de renseignements US et israéliens, une grande partie du financement d’Epstein provenait également du milliardaire de l’Ohio Leslie Wexner.

Après que le logiciel PROMIS ait été volé à son propriétaire et développeur légitime, Inslaw Inc. par collusion entre les autorités US et israéliennes, il a été commercialisé principalement par deux hommes : Earl Brian, un proche collaborateur de Ronald Reagan, futur envoyé étatsunien en Iran et ami proche du maître espion israélien Rafi Eitan, et Robert Maxwell. Brian a vendu le logiciel sur écoute par l’intermédiaire de sa société, Hadron Inc, tandis que Maxwell l’a vendu par l’intermédiaire d’une société israélienne qu’il a acquise, Degem. Avant et après l’acquisition de Degem par Maxwell, l’entreprise était une façade connue pour les opérations du Mossad et les agents du Mossad en Amérique latine se faisaient souvent passer pour des employés de Degem.

Avec Maxwell – le recruteur présumé d’Epstein et le père de la présumée madame Epstein – ayant été l’un des principaux vendeurs impliqués dans la vente du logiciel PROMIS pour le compte des renseignements, il aurait été dans une position clé pour financer le chantage sexuel naissant d’Epstein avec les recettes de la vente de PROMIS.

Ce lien entre l’opération de chantage sexuel d’Epstein et le scandale du logiciel PROMIS est remarquable étant donné que l’utilisation illicite de PROMIS par les services de renseignements US et israéliens a été utilisée à des fins de chantage contre des personnalités publiques et des politiciens étatsuniens, comme l’a décrit un récent rapport MintPress.

Peut-on faire confiance à un ancien espion ?

Dans le monde de la tromperie et de l’intrigue qui définit les opérations de renseignement, il est souvent difficile de déterminer si un individu lié à un service de renseignement dit la vérité. En effet, aux États-Unis, il existe des exemples de responsables élus du renseignement qui commettent des parjures et mentent au Congrès à plusieurs reprises sans conséquences, et de responsables du renseignement qui transmettent des informations fausses et politiquement motivées à des agences dans les médias.

Les affirmations d’Ari Ben-Menashe concernant Epstein et les Maxwell sont-elles dignes de confiance ? En plus des renseignements susmentionnés, qui corroborent ses affirmations, un examen de la carrière de Ben-Menashe dans le domaine du renseignement donne à penser que c’est le cas.

Ari Ben-Menashe arrive à l’aéroport international de Harare, au Zimbabwe, le 22 février 2002

Avant son arrestation en novembre 1989, Ben-Menashe était un officier de haut rang dans une unité spéciale des services de renseignements militaires israéliens. Il prétendra plus tard que son arrestation pour avoir tenté de vendre des armes de fabrication US à l’Iran était motivée par des raisons politiques, car il avait menacé de révéler ce que le gouvernement US avait fait avec le logiciel PROMIS volé si les États-Unis ne cessaient de fournir des armes chimiques à l’Irak de Saddam Hussein. Ben-Menashe a par la suite été acquitté lorsqu’un tribunal étatsunien a déterminé que sa participation à la tentative de vente de matériel militaire à l’Iran avait été faite au nom de l’État israélien.

Après son arrestation, Ben-Menashe a reçu la visite en prison de Robert Parry, l’ancien collaborateur de Newsweek et journaliste de l’Associated Press, qui a ensuite fondé et dirigé Consortium News jusqu’à son décès l’an dernier. Parry se souvient que, lors de cet entretien, « Ben-Menashe m’a offert de nouvelles informations surprenantes sur le scandale Iran-Contra, que je pensais connaître assez bien« .

Le gouvernement israélien a immédiatement commencé à attaquer la crédibilité de Ben-Menashe après son entrevue avec Parry et a affirmé que Ben-Menashe n’avait jamais travaillé pour les services secrets israéliens. Lorsque Parry a rapidement trouvé la preuve que Ben-Menashe avait effectivement servi dans les services de renseignements militaires israéliens, le gouvernement israélien a alors été forcé d’admettre qu’il avait travaillé pour les services de renseignements militaires, mais seulement comme « traducteur de bas niveau ». Pourtant, la documentation que Parry a découverte décrit Ben-Menashe comme ayant occupé des « postes clés » et effectué des « missions complexes et sensibles ».

Un an plus tard, Ben-Menashe sera interviewé par un autre journaliste, Seymour Hersh. C’est Ben-Menashe qui, pour la première fois, révélera à Hersh des secrets sur le programme nucléaire israélien et le fait que le magnat des médias britanniques Robert Maxwell était un espion israélien, révélations que Hersh non seulement corroborerait indépendamment mais inclurait dans son livre « L’option Samson : L’arsenal nucléaire israélien et la politique étrangère US« . Hersh a ensuite été poursuivi en diffamation par Robert Maxwell et le Mirror Group, propriété de Maxwell. L’affaire a par la suite été réglée en faveur de Hersh, car les affirmations de Hersh étaient vraies et non diffamatoires. En conséquence, le Mirror Group a payé Hersh en dommages-intérêts, a couvert ses frais juridiques et lui a présenté des excuses officielles.

Après les entretiens de Ben-Menashe avec Hersh et Parry, le gouvernement israélien s’est apparemment suffisamment inquiété de ce que Ben-Menashe dirait aux enquêteurs du Congrès qu’il a tenté de le kidnapper et de le ramener en Israël pour faire face aux accusations portées contre lui par l’État, tout comme les renseignements israéliens l’avaient fait contre Mordechai Vanunu, le dénonciateur des armes nucléaires en Israël. Le plan a été déjoué en grande partie grâce à Parry.

Parry, qui a publié de nombreux articles clés sur le scandale Iran-Contra dans les années 1980 et au-delà, a été mis au courant par une source des renseignements US d’un projet conjoint étasuno-israélien visant à refuser à Ben-Menashe l’entrée aux États-Unis lors de son voyage prévu pour témoigner au Congrès. Selon le plan, Ben-Menashe se verrait refuser l’entrée aux États-Unis à Los Angeles et serait ensuite déporté en Israël, où il aurait été jugé pour « divulgation de secrets d’État ». Parry a appelé Ben-Menashe et l’a convaincu de retarder son vol jusqu’à ce qu’il obtienne une garantie de sécurité du gouvernement US.

Ben-Menashe a ensuite fait une déclaration sous serment devant la Commission judiciaire de la Chambre des représentants qui s’est surtout concentrée sur la collusion Israël-États-Unis concernant le vol et la création d’une « porte dérobée » dans le logiciel PROMIS. Ben-Menashe a offert de citer des noms et de fournir des preuves corroborantes à l’appui de plusieurs de ses affirmations si le comité lui offrait l’immunité et que, pour une raison quelconque, il refusait cette demande.

Avant la conclusion du procès en « diffamation » de Hersh, qui allait plus tard confirmer la véracité des affirmations de Ben-Menashe concernant les activités du Mossad de Robert Maxwell, la presse étatsunienne a fait un effort concerté pour minimiser la crédibilité de Ben-Menashe. Par exemple, Newsweek – dans un article sur Ben-Menashe intitulé « Un homme, plusieurs récits » – a affirmé que « les incohérences peuvent miner le témoignage de Ben-Menashe dans les procédures judiciaires britanniques« , citant des incohérences provenant de sources du gouvernement israélien et du renseignement israélien ainsi que de l’ex-femme de Ben-Menashe et de Shmuel (ou Samuel) Segev, journaliste israélien ancien colonel des Forces de Défense Israéliennes. Il va sans dire que ces sources avaient beaucoup à gagner de tout effort visant à discréditer les affirmations de Ben-Menashe.

Ghislaine Maxwell et son père Robert Maxwell

Selon Parry, cette campagne médiatique, qui employait des journalistes US ayant des liens étroits avec le gouvernement israélien et les agences de renseignement, a été très fructueuse « pour marginaliser Ben-Menashe en 1993, du moins aux yeux de l’establishment de Washington« . Après une campagne médiatique de plusieurs années pour discréditer Ben-Menashe, « les Israéliens semblaient le considérer comme une menace en déclin, qu’il valait mieux laisser tranquille. Il a pu ramasser les morceaux de sa vie, créant un second acte en tant que consultant politique international et homme d’affaires organisant la vente de céréales« . L’effort de marginalisation de Ben-Menashe s’est poursuivi au cours des dernières années, les grands médias le décrivant toujours comme un « ex-espion israélien autoproclamé » – malgré le fait bien documenté que Ben-Menashe travaillait pour les services de renseignements israéliens – comme un moyen de minimiser ses prétentions concernant son temps dans les services de renseignements israéliens.

Après la conclusion du procès en diffamation de Hersh, Ben-Menashe est devenu un consultant politique international qui « a mené ses activités commerciales lointaines dans le secret et s’est impliqué avec des personnalités internationales controversées, telles que le dirigeant du Zimbabwe Robert Mugabe« , et « a mené ses activités de consultant international… dans une grande variété de points chauds mondiaux, dont des zones de conflit« , selon Parry. Outre Mugabe, Ben-Menashe s’est récemment fait critiquer pour son travail de consultant au nom de la junte militaire soudanaise et de l’opposant vénézuélien Henri Falcón.

Ben-Menashe a également entretenu des liens avec plusieurs services de renseignement et a fini par devenir un dénonciateur controversé dont les renseignements ont mené à l’arrestation de l’ancien chef du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité du Canada, Arthur Porter.

En ce qui concerne son caractère, Parry a noté que Ben-Menashe pouvait souvent être « son pire ennemi » et que, même si Parry considérait ses informations concernant Iran-Contra et PROMIS comme fiables et notait qu’elles avaient été corroborées en grande partie par la suite, il « aggravait souvent son problème médiatique en traitant les journalistes de manière autoritaire, soit en raison de ses soupçons à leur égard ou de son arrogance« .

Bill Hamilton, développeur original du logiciel PROMIS et directeur d’Inslaw Inc. a également trouvé crédibles les affirmations de Ben-Menashe concernant l’utilisation illicite de PROMIS par les agences de renseignement US et israéliennes, bien qu’il ait exprimé des doutes sur la nature de Ben-Menashe.

Hamilton a dit à MintPress ce qui suit au sujet de Ben-Menashe :

« Ari Ben Menashe a été la première source à nous donner des informations fiables sur le rôle de Rafi Eitan et des services de renseignements israéliens vis-à-vis de PROMIS mais, en fin de compte, bien sûr, c’était un type de services clandestins dont les fonctions officielles incluent la capacité et la volonté de mentir, de tricher et de voler« .

Une menace ravivée

Bien que Ben-Menashe ait pu être considéré comme une « menace décroissante » après le début des années 1990, ses plans de rencontrer Robert Parry de Consortium News des années plus tard en 2012 pour discuter de l’affaire Iran-Contra et d’autres transactions secrètes des années 1980 semblent avoir changé cela. Juste avant de se rendre du Canada aux États-Unis pour rencontrer Parry et « enfin prouver » la véracité de ses affirmations passées, une bombe incendiaire a été lancée dans sa maison de Montréal, la détruisant.

Ari Ben-Menashe examine les dommages causés à sa maison après qu’elle ait été mystérieusement incendiée

Bien que les médias canadiens aient qualifié l’engin incendiaire de « cocktail molotov », Consortium News a rapporté que « l’évaluation initiale de la brigade de lutte contre les incendies criminels est que l’agent inflammable était au-delà du type d’accélérant utilisé par les criminels ordinaires« , ce qui a mené à la spéculation que l’accélérant était de qualité militaire.

N’eut été la bombe, dont la police canadienne n’a pas réussi à déterminer l’origine, Ben-Menashe se serait rendu aux États-Unis en compagnie d’une « personnalité supérieure des services de renseignements israéliens » pour être interviewé par Parry. Selon Parry, l’autre personne liée aux services de renseignement a conclu que l’attaque avait été conçue comme un message des autorités israéliennes visant à garder le silence sur les événements historiques dont il était censé parler.

Bien que ni Ben-Menashe ni Parry n’aient directement blâmé le gouvernement israélien pour la destruction de la maison de Ben-Menashe, Parry a noté que l’attentat a réussi à « intimider Ben-Menashe, à empêcher l’autre vétéran du renseignement de révéler de nouvelles fautes commises par Israël et à détruire les dossiers qui auraient aidé Ben-Menashe à prouver ses déclarations« .

Alors que les associations post-renseignement de Ben-Menashe avec des gouvernements et des individus controversés ont donné beaucoup de chair et d’énergie à la campagne médiatique toujours florissante pour discréditer ses affirmations sur les opérations clandestines étatsuno-israéliennes dans les années 1980, il reste des indications troublantes que le gouvernement israélien considère ses informations sur des événements vieux de plusieurs décennies comme une menace.

Aujourd’hui, grâce aux efforts considérables déployés par de puissants Étatsuniens et Israéliens pour se distancier de Jeffrey Epstein et d’autres personnalités associées à son opération dépravée de trafic sexuel, Ben-Menashe pourrait bientôt retrouver sa réputation – et peut-être davantage – sous le feu des critiques.

Source : Former Israeli Intel Official Claims Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell Worked for Israel

traduction Réseau International

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